Au printemps 2020, Stéphanie Meyer a décidé de cesser son activité dans la bijouterie fantaisie (elle a créé durant neuf ans les bijoux Sibylline qu'elle vendait dans une cinquantaine de points de vente) et, portée par les valeurs d'économie circulaire et écoresponsable, elle a lancé la boutique en ligne Les Passantes Vintage, dédiée aux vêtements et accessoires des années 1950 aux années 1990. "J'avais envie d'un projet où le partage et la transmission auraient tout leur sens. Plus que la mode, c'est l'histoire des pièces qui m'attire, explique la jeune femme formée en histoire de l'art. Je propose une alternative à la consommation de masse en revalorisant des pièces oubliées qui ont un passé." Pour se lancer, Stéphanie a profité de ses acquis: son expérience dans la vente d'une part, les fonds nécessaires de l'autre. "Je possédais déjà quelques pièces, mais j'ai eu besoin d'environ 5.000 euros pour démarrer, augmenter le stock, acheter du matériel de présentation, etc."

50

Le nombre de nouvelles pièces mises en vente chaque semaine.

Concrètement, depuis un peu plus d'un an, Stéphanie collecte, trie, achète des centaines de pièces ci et là. "Je travaille avec un vide-grenier et des particuliers, en Belgique et dans le Nord de la France. Je sélectionne mes pièces à l'instinct en prenant garde aux matières, aux coupes, aux finitions... J'effectue un premier tri, je donne certaines pièces à des organisations caritatives, j'en destine d'autres à l'upcycling: elles donneront naissance, plus tard, à des pièces uniques. Le reste est lavé, réparé au besoin et mis en vente. Je propose une sélection de 50 nouvelles pièces chaque semaine. Le reste est entreposé au Hang'art, un espace créatif partagé à Namur où j'ai aussi installé un studio photo et mon atelier de couture." Car l'aspect visuel joue un rôle clé: "Je propose les pièces par thème, je compose des tableaux en fonction des couleurs, des motifs. Pour chacune, je fixe un prix juste, selon la matière, le travail effectué, les détails. Je ne vise pas de marge définie, je me base sur l'expertise de chaque pièce et le marché." A noter qu'une autre partie des pièces est destinée à la location: "C'est en développement, l'idée est de les louer pour des tournages. On a déjà pu en voir dans des clips et des pièces de théâtre".

Et le concept séduit: "J'écoule quelque 150 pièces par mois, le plus souvent auprès de femmes entre 27 et 45 ans, des amoureuses de pièces authentiques, mais aussi des modeuses qui surfent sur le revival des années 1980 et 1990. Beaucoup de Belges mais aussi des Françaises, des Espagnoles, des Anglaises." La vente en ligne permet de toucher une clientèle plus vaste. "Je ne suis pas fermée à l'ouverture future d'une vraie boutique", précise l'entrepreneuse, qui vit aujourd'hui modestement de son projet et espère continuer à se développer et pouvoir engager des collaborateurs. En attendant, elle mise sur le retour des salons spécialisés pour lier de vrais contacts avec la clientèle et complète son expérience avec une formation en développement auprès de CreaPME.

Au printemps 2020, Stéphanie Meyer a décidé de cesser son activité dans la bijouterie fantaisie (elle a créé durant neuf ans les bijoux Sibylline qu'elle vendait dans une cinquantaine de points de vente) et, portée par les valeurs d'économie circulaire et écoresponsable, elle a lancé la boutique en ligne Les Passantes Vintage, dédiée aux vêtements et accessoires des années 1950 aux années 1990. "J'avais envie d'un projet où le partage et la transmission auraient tout leur sens. Plus que la mode, c'est l'histoire des pièces qui m'attire, explique la jeune femme formée en histoire de l'art. Je propose une alternative à la consommation de masse en revalorisant des pièces oubliées qui ont un passé." Pour se lancer, Stéphanie a profité de ses acquis: son expérience dans la vente d'une part, les fonds nécessaires de l'autre. "Je possédais déjà quelques pièces, mais j'ai eu besoin d'environ 5.000 euros pour démarrer, augmenter le stock, acheter du matériel de présentation, etc." Concrètement, depuis un peu plus d'un an, Stéphanie collecte, trie, achète des centaines de pièces ci et là. "Je travaille avec un vide-grenier et des particuliers, en Belgique et dans le Nord de la France. Je sélectionne mes pièces à l'instinct en prenant garde aux matières, aux coupes, aux finitions... J'effectue un premier tri, je donne certaines pièces à des organisations caritatives, j'en destine d'autres à l'upcycling: elles donneront naissance, plus tard, à des pièces uniques. Le reste est lavé, réparé au besoin et mis en vente. Je propose une sélection de 50 nouvelles pièces chaque semaine. Le reste est entreposé au Hang'art, un espace créatif partagé à Namur où j'ai aussi installé un studio photo et mon atelier de couture." Car l'aspect visuel joue un rôle clé: "Je propose les pièces par thème, je compose des tableaux en fonction des couleurs, des motifs. Pour chacune, je fixe un prix juste, selon la matière, le travail effectué, les détails. Je ne vise pas de marge définie, je me base sur l'expertise de chaque pièce et le marché." A noter qu'une autre partie des pièces est destinée à la location: "C'est en développement, l'idée est de les louer pour des tournages. On a déjà pu en voir dans des clips et des pièces de théâtre". Et le concept séduit: "J'écoule quelque 150 pièces par mois, le plus souvent auprès de femmes entre 27 et 45 ans, des amoureuses de pièces authentiques, mais aussi des modeuses qui surfent sur le revival des années 1980 et 1990. Beaucoup de Belges mais aussi des Françaises, des Espagnoles, des Anglaises." La vente en ligne permet de toucher une clientèle plus vaste. "Je ne suis pas fermée à l'ouverture future d'une vraie boutique", précise l'entrepreneuse, qui vit aujourd'hui modestement de son projet et espère continuer à se développer et pouvoir engager des collaborateurs. En attendant, elle mise sur le retour des salons spécialisés pour lier de vrais contacts avec la clientèle et complète son expérience avec une formation en développement auprès de CreaPME.