Après avoir été éconduit en 2018 par Casino et après le veto de l'Etat français, en début d'année, à une prise de contrôle par le québécois Couche-Tard, c'est au tour du mariage entre Carrefour et Auchan de virer à l'échec. Malgré les dénégations de Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, tous les scénarios d'un rapprochement entre les deux groupes français de grande distribution ont bien été sur la table ces derniers mois, à l'initiative du président de l'Association familiale Mulliez (AFM), premier actionnaire d'Auchan mais aussi des autres marques du groupe comme Decathlon, Boulanger ou Kiabi. Soit la prise de contrôle d'Auchan par Carrefour ou l'inverse avec des variantes. Les négociations, au point mort cet été, avaient repris ces dernières semaines suite à la sortie de Bernard Arnault (LVMH) de l'actionnariat de Carrefour.

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Avec l'oeil bienveillant de l'Etat français, c'est le projet d'un Walmart à la française qui était désormais sur la table: un géant européen phygital et très actif dans les zones mondiales où Walmart, Amazon ou Alibaba sont peu ou pas présents, et un projet industriel fort qui aurait créé cinq milliards d'euros de valeur industrielle et autorisé un milliard d'euros de synergie. AFM proposait une OPA sur Carrefour au prix de 21,50 euros l'action payable à 70% en cash et 30% en échange. Soit un prix supérieur de 34% au cours de Carrefour de vendredi dernier et de 7,5% à l'offre Couche-Tard. Mais face à la pression de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette et détentrice de 12% du capital et qui exigeait 100% en cash, le conseil d'administration de Carrefour, sans attendre la réponse d'AFM, a décidé, face à la complexité financière du projet, de retirer la prise jeudi dernier.

Après avoir été éconduit en 2018 par Casino et après le veto de l'Etat français, en début d'année, à une prise de contrôle par le québécois Couche-Tard, c'est au tour du mariage entre Carrefour et Auchan de virer à l'échec. Malgré les dénégations de Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, tous les scénarios d'un rapprochement entre les deux groupes français de grande distribution ont bien été sur la table ces derniers mois, à l'initiative du président de l'Association familiale Mulliez (AFM), premier actionnaire d'Auchan mais aussi des autres marques du groupe comme Decathlon, Boulanger ou Kiabi. Soit la prise de contrôle d'Auchan par Carrefour ou l'inverse avec des variantes. Les négociations, au point mort cet été, avaient repris ces dernières semaines suite à la sortie de Bernard Arnault (LVMH) de l'actionnariat de Carrefour. Avec l'oeil bienveillant de l'Etat français, c'est le projet d'un Walmart à la française qui était désormais sur la table: un géant européen phygital et très actif dans les zones mondiales où Walmart, Amazon ou Alibaba sont peu ou pas présents, et un projet industriel fort qui aurait créé cinq milliards d'euros de valeur industrielle et autorisé un milliard d'euros de synergie. AFM proposait une OPA sur Carrefour au prix de 21,50 euros l'action payable à 70% en cash et 30% en échange. Soit un prix supérieur de 34% au cours de Carrefour de vendredi dernier et de 7,5% à l'offre Couche-Tard. Mais face à la pression de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette et détentrice de 12% du capital et qui exigeait 100% en cash, le conseil d'administration de Carrefour, sans attendre la réponse d'AFM, a décidé, face à la complexité financière du projet, de retirer la prise jeudi dernier.