Conçu pour répondre au succès phénoménal de l'A321, le Boeing 797 appelé aussi NMA (New Midsize Aircraft) ne verra finalement pas le jour. Ce nouvel appareil devant emporter entre 220 et 260 passagers était prévu pour une mise en service en 2025. Mais la crise du 737MAX est passée par là et le constructeur désormais lourdement endetté, a d'autres chats à fouetter avant d'...

Conçu pour répondre au succès phénoménal de l'A321, le Boeing 797 appelé aussi NMA (New Midsize Aircraft) ne verra finalement pas le jour. Ce nouvel appareil devant emporter entre 220 et 260 passagers était prévu pour une mise en service en 2025. Mais la crise du 737MAX est passée par là et le constructeur désormais lourdement endetté, a d'autres chats à fouetter avant d'accepter le lancement commercial d'un nouvel appareil. Pis, David Calhoun, le nouveau CEO, souhaite que les ingénieurs repartent d'une page blanche pour l'ensemble des nouveaux programmes. Voilà qui laisse donc le champ libre à Airbus sur le créneau des monocouloirs à long rayon d'action. Seul hic : le constructeur européen a du mal à profiter de l'avantage vu ses difficultés de production. Une nouvelle unité d'assemblage final de l'A321Neo prévue à Toulouse en 2022 devrait résoudre une partie du problème. Samedi, par contre, Boeing a enregistré sa première bonne nouvelle depuis le mois de mars dernier. Avec quasiment un an de retard, le 777X a enfin réalisé son premier vol. Plus grand bimoteur jamais construit, il existe en deux versions : le 777-8 qui peut emporter 384 passagers en deux classes et le 777-9, 426. C'est le 9, actuellement seul développé, qui a effectué son premier vol samedi dernier. Doté de deux énormes moteurs développés par GE et Safran, l'appareil dispose des plus grandes ailes jamais construites par Boeing : 71,75 mètres en vol. Après l'atterrissage, elles se replient verticalement pour faciliter le déplacement au sol. Ce premier vol marque le début de multiples tests dans toutes les conditions imaginables avant de mener à la certification qui, compte tenu des déboires du 737MAX, risque d'être longue et fastidieuse. Trois cents exemplaires (410 millions de dollars pièce au prix catalogue) ont déjà été commandés dont cent pour la compagnie Emirates.