"Je suis surpris, pas mal de gens veulent partir en vacances", reconnaît Thibault Van Look, directeur commercial d'Interhome Belgique. L'entreprise gère des locations de vacances, dont 200 logements à la côte belge. "Pour le congé de Toussaint, nous y avons observé un niveau de location identique aux années précédentes, de l'ordre de 70% de l'offre." Et ce, malgré des mesures de plus en plus restrictives: les couvre-feux, la fermetures des cafés et des restaurants, des parcs d'attractions, etc. Et la menace d'un reconfinement. "En location, sur le plan sanitaire, le risque n'est pas plus grand qu'à la maison, continue Thibault Van Look. Les clients restent ...

"Je suis surpris, pas mal de gens veulent partir en vacances", reconnaît Thibault Van Look, directeur commercial d'Interhome Belgique. L'entreprise gère des locations de vacances, dont 200 logements à la côte belge. "Pour le congé de Toussaint, nous y avons observé un niveau de location identique aux années précédentes, de l'ordre de 70% de l'offre." Et ce, malgré des mesures de plus en plus restrictives: les couvre-feux, la fermetures des cafés et des restaurants, des parcs d'attractions, etc. Et la menace d'un reconfinement. "En location, sur le plan sanitaire, le risque n'est pas plus grand qu'à la maison, continue Thibault Van Look. Les clients restent en famille, mangent dans leur hébergement et vont au supermarché. Sauf qu'ils peuvent, en plus, se promener..."La situation est même plus accentuée en Ardenne. L'appétit des grands espaces verts, sans doute.... "Pour les logements jusqu'à 10 personnes, nous sommes sold out", indique Philippe Neumann, CEO d'Ardennes-Etape, le premier loueur de locations de vacances dans la région, avec plus de 2.000 maisons. Il n'y a plus de demandes pour des logements de plus de 10 personnes, les plafonds autorisés étant limités à la famille plus quatre personnes."Nous avons environ 75% à 85% de taux d'occupation, assure Khevyn Torres, porte-parole des Gîtes de Wallonie, qui représente un millier de logements (gîtes et chambres d'hôtes). Mais il y a quand même un risque d'annulation qui monte."Côté hôtellerie, la situation est plus difficile. "Il y a une dizaine de jours, le niveau des réservations était élevé, embraie Thierry Neyens. On enregistre maintenant des annulations." Le président d'Horeca Wallonie craint donc un congé de Toussaint compliqué. "Les réservations de dernière minute posent un problème". Faut-il en effet rester en stand-by avec le personnel, de la restauration et engager des frais quand des restrictions peuvent tomber de tous les côtés (fédéral, région, province, commune) ? "On marche sur des oeufs", résume Thierry Neyens. Les clients souhaitent en plus pouvoir annuler sans frais, "mais devons-nous faire preuve de souplesse ou demander de partager le risque ?".Si la demande pour des hébergements en Belgique est dopée par la relative difficulté à quitter le territoire, l'appétit pour les voyages à l'étranger persiste. Brussels Airlines note une demande plus forte sur Nice, Alicante, Faro, Malaga et Lisbonne, "où nous avons une capacité légèrement plus élevée", indique Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. Pas de miracle, toutefois, car l'offre de la compagnie se réduira en novembre à 16% de la capacité normale pour l'Europe et 36% pour le long-courrier.Le voyagiste TUI note un appétit de dernière minute pour ce qui reste encore accessible, au soleil, sans test ni quarantaine : les Canaries (en zone orange, sauf Tenerife). Les avions TUI Fly atterrissent à Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura. Bien qu'en zone rouge, Tenerife est desservie cinq fois par semaine, surtout pour les résidences secondaires. TUI a également prolongé deux destinations grecques : la Crète et Rhodes, malgré une obligation de test Covid négatif.