Dans la presse quotidienne, l'achat de papier représente parfois plus d'un tiers du coût de revient de fabrication d'un journal. Le problème aujourd'hui, c'est qu'un peu partout en Europe, les éditeurs de journaux ne savent plus où trouver du papier. Et quand ils trouvent, ce papier est devenu hors de prix. Depuis le début de l'année, l'un des plus importants éditeurs de magazines en Belgique reconnaissait que les nouveaux contrats entrants en vigueur se font avec des hausses de prix de 60 à 100%. La tonne de papier est en effet passée de 400 à 700 euros en quelques mois et elle pourrait franchir la barre des 800 euros durant cet été. En France, plus de 300 titres nationaux et régionaux ont d'ailleurs été frappés à la porte du Premier ministre pour demander de l'aide, car face à une telle hausse du prix, il n'y a pas 36 solutions. Soit les éditeurs de journaux et de magazines refilent une partie de la hausse à leurs lecteurs, mais c'est très difficile à faire et c'est loin de compenser la hausse des coûts. Soit ils dégradent l'offre éditoriale, autrement dit, ils réduisent la pagination, le nombre de pages donc par numéro, soit ils réduisent le grammage du papier, sa qualité donc, soit ils réduisent leur tirage, en clair, le nombre d'exemplaires fabriqués, soit c'est un mélange des quatre à la fois.

Attention, cette crise du papier n'est pas due à la guerre en Ukraine, mais plutôt à notre comportement. Eh oui, la presse se vend moins que par le passé et par ailleurs nous aimons commander par Internet. Résultat : la plupart des usines de papier ont fermé leurs portes parce que la demande était en baisse structurellement. Et les autres usines se sont reconverties dans la fabrication de papier d'emballage et de papier carton, d'autant plus facilement que les sacs en plastique ont été interdits dans la plupart des pays. Et comme la pandémie a accéléré l'usage de l'e-commerce, ces usines tournent à plein régime, mais plus pour du papier normal. Et les machines affectées au papier carton ne peuvent pas être reconverties en machines pour papier classique. On parle tout de même de machines à 400 millions d'euros, Ce n'est donc pas quelque chose qu'on change d'un claquement de doigts. Et avec le coût de l'énergie qui a explosé, des usines à papier préfèrent fermer et ne pas produire, car elles perdraient plus d'argent en mettant en marche leurs machines qu'en payant juste le coût des machines.

De même que l'Europe a compris qu'avoir une industrie de la défense, ce n'était sans doute pas bien moralement, mais nécessaire en pratique, autant les éditeurs de journaux qui pensaient se concentrer uniquement sur la digitalisation doivent aujourd'hui se concentrer sur bon vieux papier. Le monde est décidément très paradoxal.

Dans la presse quotidienne, l'achat de papier représente parfois plus d'un tiers du coût de revient de fabrication d'un journal. Le problème aujourd'hui, c'est qu'un peu partout en Europe, les éditeurs de journaux ne savent plus où trouver du papier. Et quand ils trouvent, ce papier est devenu hors de prix. Depuis le début de l'année, l'un des plus importants éditeurs de magazines en Belgique reconnaissait que les nouveaux contrats entrants en vigueur se font avec des hausses de prix de 60 à 100%. La tonne de papier est en effet passée de 400 à 700 euros en quelques mois et elle pourrait franchir la barre des 800 euros durant cet été. En France, plus de 300 titres nationaux et régionaux ont d'ailleurs été frappés à la porte du Premier ministre pour demander de l'aide, car face à une telle hausse du prix, il n'y a pas 36 solutions. Soit les éditeurs de journaux et de magazines refilent une partie de la hausse à leurs lecteurs, mais c'est très difficile à faire et c'est loin de compenser la hausse des coûts. Soit ils dégradent l'offre éditoriale, autrement dit, ils réduisent la pagination, le nombre de pages donc par numéro, soit ils réduisent le grammage du papier, sa qualité donc, soit ils réduisent leur tirage, en clair, le nombre d'exemplaires fabriqués, soit c'est un mélange des quatre à la fois.Attention, cette crise du papier n'est pas due à la guerre en Ukraine, mais plutôt à notre comportement. Eh oui, la presse se vend moins que par le passé et par ailleurs nous aimons commander par Internet. Résultat : la plupart des usines de papier ont fermé leurs portes parce que la demande était en baisse structurellement. Et les autres usines se sont reconverties dans la fabrication de papier d'emballage et de papier carton, d'autant plus facilement que les sacs en plastique ont été interdits dans la plupart des pays. Et comme la pandémie a accéléré l'usage de l'e-commerce, ces usines tournent à plein régime, mais plus pour du papier normal. Et les machines affectées au papier carton ne peuvent pas être reconverties en machines pour papier classique. On parle tout de même de machines à 400 millions d'euros, Ce n'est donc pas quelque chose qu'on change d'un claquement de doigts. Et avec le coût de l'énergie qui a explosé, des usines à papier préfèrent fermer et ne pas produire, car elles perdraient plus d'argent en mettant en marche leurs machines qu'en payant juste le coût des machines.De même que l'Europe a compris qu'avoir une industrie de la défense, ce n'était sans doute pas bien moralement, mais nécessaire en pratique, autant les éditeurs de journaux qui pensaient se concentrer uniquement sur la digitalisation doivent aujourd'hui se concentrer sur bon vieux papier. Le monde est décidément très paradoxal.