Des autocars transportant les travailleurs intérimaires embauchés pour remplacer les personnes licenciées sont garés près des navires dans les ports. "Dans son état actuel, P&O Ferries n'est pas une entreprise viable. Nous avons enregistré des pertes de 100 millions de livres (près de 120 millions d'euros) par an, couvertes par la société-mère DP World. Ce n'est pas viable", a justifié la compagnie maritime dans un communiqué. "Notre survie dépend des changements rapides et importants qui doivent être apportés maintenant. Sans ces changements, il n'y a pas d'avenir pour P&O Ferries".

L'entreprise a ajouté qu'après avoir "sérieusement examiné toutes les options disponibles", elle a pris la "décision très difficile mais nécessaire" de licencier immédiatement ces 800 marins. Ces derniers seront dédommagés pour l'absence de préavis par des "mesures de compensation améliorées".

P&O avait annoncé jeudi matin la suspension de son trafic dans l'attente "d'une annonce de l'entreprise" tout en assurant qu'il ne s'agissait "pas d'une liquidation".

En France, à Calais (Pas-de-Calais), la direction locale de P&O Ferries avait annoncé un peu plus tôt lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire "le licenciement de 800 marins britanniques", sur l'ensemble de la division P&O Ferries, qui doivent être remplacés par des marins colombiens et des intérimaires, pour réduire de 50% la masse salariale", a affirmé une source syndicale à l'AFP.

Le secrétaire général du syndicat britannique de transports RMT, Mick Lynch, a lancé un appel aux travailleurs. "Nous avons demandé à nos membres de rester à bord et nous exigeons que nos membres dans toutes les opérations de P&O au Royaume-Uni soient protégés. Il a également demandé une intervention du ministre britannique des Transports Grant Shapps. "Je suis très préoccupé par les nouvelles venant de P&O Ferries ce matin et nous discuterons avec l'entreprise aujourd'hui pour comprendre l'impact sur les travailleurs et les passagers", a réagi ce dernier sur Twitter.

P&O Ferries opère des liaisons passagers entre la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande et les Pays-Bas. Dans le port de Zeebrugge, les services de fret de P&O Ferries sont également à l'arrêt, a indiqué jeudi matin une porte-parole du port. La compagnie n'assure plus de services de transport de passagers au départ de la Belgique.

P&O Ferries appartient à DP World, basé à Dubaï. La compagnie transporte des personnes et des marchandises entre l'Angleterre et le continent européen. Elle emploie près de 4.000 personnes. Le Brexit et la crise du coronavirus ont eu un lourd impact sur sa situation financière. En outre, la guerre en Ukraine a entraîné une hausse des prix de l'énergie.

Des autocars transportant les travailleurs intérimaires embauchés pour remplacer les personnes licenciées sont garés près des navires dans les ports. "Dans son état actuel, P&O Ferries n'est pas une entreprise viable. Nous avons enregistré des pertes de 100 millions de livres (près de 120 millions d'euros) par an, couvertes par la société-mère DP World. Ce n'est pas viable", a justifié la compagnie maritime dans un communiqué. "Notre survie dépend des changements rapides et importants qui doivent être apportés maintenant. Sans ces changements, il n'y a pas d'avenir pour P&O Ferries". L'entreprise a ajouté qu'après avoir "sérieusement examiné toutes les options disponibles", elle a pris la "décision très difficile mais nécessaire" de licencier immédiatement ces 800 marins. Ces derniers seront dédommagés pour l'absence de préavis par des "mesures de compensation améliorées". P&O avait annoncé jeudi matin la suspension de son trafic dans l'attente "d'une annonce de l'entreprise" tout en assurant qu'il ne s'agissait "pas d'une liquidation". En France, à Calais (Pas-de-Calais), la direction locale de P&O Ferries avait annoncé un peu plus tôt lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire "le licenciement de 800 marins britanniques", sur l'ensemble de la division P&O Ferries, qui doivent être remplacés par des marins colombiens et des intérimaires, pour réduire de 50% la masse salariale", a affirmé une source syndicale à l'AFP. Le secrétaire général du syndicat britannique de transports RMT, Mick Lynch, a lancé un appel aux travailleurs. "Nous avons demandé à nos membres de rester à bord et nous exigeons que nos membres dans toutes les opérations de P&O au Royaume-Uni soient protégés. Il a également demandé une intervention du ministre britannique des Transports Grant Shapps. "Je suis très préoccupé par les nouvelles venant de P&O Ferries ce matin et nous discuterons avec l'entreprise aujourd'hui pour comprendre l'impact sur les travailleurs et les passagers", a réagi ce dernier sur Twitter. P&O Ferries opère des liaisons passagers entre la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande et les Pays-Bas. Dans le port de Zeebrugge, les services de fret de P&O Ferries sont également à l'arrêt, a indiqué jeudi matin une porte-parole du port. La compagnie n'assure plus de services de transport de passagers au départ de la Belgique. P&O Ferries appartient à DP World, basé à Dubaï. La compagnie transporte des personnes et des marchandises entre l'Angleterre et le continent européen. Elle emploie près de 4.000 personnes. Le Brexit et la crise du coronavirus ont eu un lourd impact sur sa situation financière. En outre, la guerre en Ukraine a entraîné une hausse des prix de l'énergie.