En fait, le citoyen ne regarde plus aujourd'hui qu'un seul chiffre, c'est le taux d'occupation des lits de réanimation, c'est ce taux qui nous indique la plus ou moins grande certitude d'être soigné correctement. C'est vrai que ce chiffre a supplanté le chiffre sur les taux de contamination, car chacun sait maintenant (et fort heureusement) que la plupart des cas sont légers ou asymptomatiques.

En revanche, le pauvre indépendant ou le patron de PME, lui, ne regarde plus que son carnet de commandes. Et là, c'est le stress continu car le business a besoin de confiance et d'un horizon clair. Manque de pot, aujourd'hui, c'est l'incertitude qui prime, et donc l'économie tourne au ralenti.

Ce sont d'ailleurs ces deux peurs différentes qui sont à l'origine du débat toujours recommencé sur "faut-il sauver des vies ou sauver l'économie ?" En réalité, ce débat ne devrait plus avoir lieu selon Thierry Malleret, le co-auteur du livre "COVID-19 : la grande réinitialisation". D'abord, on l'a vu encore récemment, lorsqu'un gouvernement relâche trop les règles de distanciation physiques, il y a une accélération du virus, ce qui veut dire que davantage d'employés et d'ouvrier sont malades. Donc cela freine l'activité des entreprises voire cela les oblige à fermer. Et quand l'épidémie accélère son tempo, vous avez également plus de collaborateurs qui refusent de retourner sur les lieux de travail de peur d'être contaminés. Bref, là encore, ce sont autant d'arrêt de travail à la clé, surtout s'ils ne peuvent pas être compensés par le télétravail.

Oui, c'est le sanitaire qui prime sur l'économie car le sanitaire conditionne l'offre et la demande des entreprises.

Cela c'est pour l'offre, regardons maintenant du côté de la demande comme on dit en économie. Le consommateur se fait une opinion sur base de ce qu'il voit, lit, regarde dans les médias et les réseaux sociaux. Et là, sa confiance flanche et donc il ne consomme pas ou peu... Oui, c'est le sanitaire prime sur l'économie car le sanitaire conditionne l'offre et la demande des entreprises.

En revanche, ce que les politiques doivent faire, c'est de ne pas se limiter à débiter des interdits à la queue leu leu car à un moment donné le corps social en a marre et veut avoir des perspectives d'avenir. Il faut montrer qu'au bout du tunnel de ce satané virus, il y a une belle lumière qui nous attend.

En parlant de tsunami, notre nouveau ministre de la santé a montré qu'il n'a rien compris à la communication et à la valeur symbolique de la parole publique. J'aurai préféré qu'il dise "pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d'abord endurer la pluie" mais c'est un proverbe chinois et Frank Vandenbroucke n'est pas chinois !

En fait, le citoyen ne regarde plus aujourd'hui qu'un seul chiffre, c'est le taux d'occupation des lits de réanimation, c'est ce taux qui nous indique la plus ou moins grande certitude d'être soigné correctement. C'est vrai que ce chiffre a supplanté le chiffre sur les taux de contamination, car chacun sait maintenant (et fort heureusement) que la plupart des cas sont légers ou asymptomatiques. En revanche, le pauvre indépendant ou le patron de PME, lui, ne regarde plus que son carnet de commandes. Et là, c'est le stress continu car le business a besoin de confiance et d'un horizon clair. Manque de pot, aujourd'hui, c'est l'incertitude qui prime, et donc l'économie tourne au ralenti.Ce sont d'ailleurs ces deux peurs différentes qui sont à l'origine du débat toujours recommencé sur "faut-il sauver des vies ou sauver l'économie ?" En réalité, ce débat ne devrait plus avoir lieu selon Thierry Malleret, le co-auteur du livre "COVID-19 : la grande réinitialisation". D'abord, on l'a vu encore récemment, lorsqu'un gouvernement relâche trop les règles de distanciation physiques, il y a une accélération du virus, ce qui veut dire que davantage d'employés et d'ouvrier sont malades. Donc cela freine l'activité des entreprises voire cela les oblige à fermer. Et quand l'épidémie accélère son tempo, vous avez également plus de collaborateurs qui refusent de retourner sur les lieux de travail de peur d'être contaminés. Bref, là encore, ce sont autant d'arrêt de travail à la clé, surtout s'ils ne peuvent pas être compensés par le télétravail.Cela c'est pour l'offre, regardons maintenant du côté de la demande comme on dit en économie. Le consommateur se fait une opinion sur base de ce qu'il voit, lit, regarde dans les médias et les réseaux sociaux. Et là, sa confiance flanche et donc il ne consomme pas ou peu... Oui, c'est le sanitaire prime sur l'économie car le sanitaire conditionne l'offre et la demande des entreprises. En revanche, ce que les politiques doivent faire, c'est de ne pas se limiter à débiter des interdits à la queue leu leu car à un moment donné le corps social en a marre et veut avoir des perspectives d'avenir. Il faut montrer qu'au bout du tunnel de ce satané virus, il y a une belle lumière qui nous attend.En parlant de tsunami, notre nouveau ministre de la santé a montré qu'il n'a rien compris à la communication et à la valeur symbolique de la parole publique. J'aurai préféré qu'il dise "pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d'abord endurer la pluie" mais c'est un proverbe chinois et Frank Vandenbroucke n'est pas chinois !