En résumé, ce livre accusateur montre comment Orpéa a fait primer ses profits sur le bien-être de ses patients âgés. Le journal Le Monde a publié des extraits de ce livre choc dans lequel, le lecteur découvre tout un système où les soins d'hygiène, la prise en charge médicale et les repas des patients seraient rationnés pour améliorer la rentabilité de l'entreprise.

Depuis la publication de ces extraits, et donc depuis vendredi dernier, l'action Orpéa poursuit sa descente aux enfers en Bourse. La sanction est terrible, le cours a chuté de plus de 45% et les démentis et autres communiqués de presse de la direction n'y font rien, c'est la chute en vrille. L'action Orpéa brûle aujourd'hui les mains des investisseurs qui essaient de s'en débarrasser le plus vite possible. Il faut dire que l'auteur du livre "Les Fossoyeurs" a également révélé, chez mes confrères de BFM TV, qu'un intermédiaire lui avait proposé 15 millions d'euros pour mettre fin à son enquête.

Bref, ces extraits du livre publiés dans Le Monde ont créé une onde de choc au sein du gouvernement qui a convoqué la direction d'Orpéa pour avoir des explications. Quant au groupe des députés socialistes, ils ont demandé à ce que les parlementaires puissent avoir un droit de visite impromptu dans les maisons de repos.

Pour ma part, je vois au moins deux leçons à tirer de cette triste affaire. La première, c'est que les entreprises plus que jamais doivent faire attention à leur réputation. Voilà un groupe florissant pesant plusieurs milliards d'euros qui voit sa valeur boursière détruite de moitié en quelques jours alors qu'il a fallu des années pour bâtir cet empire. Rien n'est plus friable qu'une réputation. Et deuxio, les autres sociétés actives dans le même secteur risquent aussi d'avoir quelques soucis par ricochet, surtout celles cotées en Bourse. Car si ces entreprises qui s'occupent de nos personnes âgées étaient souvent dans des portefeuilles dit durables, ce ne sera sans doute plus le cas demain ou après-demain. Les gérants en actions aiment bien ces sociétés actives dans le secteur des maisons de repos car à côté de la transition numérique, de la transition énergétique, il y a aussi la transition démographique dont on ne parle pas ou très peu.

Encore récemment, un rapport d'expert a montré, chiffres à l'appui, qu'une augmentation de 10% de la masse salariale de ces maisons de repos annulait tous leurs bénéfices. Or, justement, l'un des problèmes pointés par ce livre et d'autres rapports, c'est que le modèle d'affaire de ces maisons de repos repose sur une forme de sous-effectif délibéré, d'où d'ailleurs le "turn-over" très important dans ces maisons de repos. Après le numérique, l'écologie, c'est la question du grand âge dont il faudra débattre aujourd'hui. Depuis 1947, notre espérance de vie a augmenté de 20 ans mais les politiques et les citoyens évitent encore trop ce sujet, "sans doute parce qu'inconsciemment nous évitons tous les sujets ayant à voir de près ou de loin à notre mort, sauf que c'est de vies qu'il s'agit" comme l'écrit joliment mon confrère de Ouest-France.

En résumé, ce livre accusateur montre comment Orpéa a fait primer ses profits sur le bien-être de ses patients âgés. Le journal Le Monde a publié des extraits de ce livre choc dans lequel, le lecteur découvre tout un système où les soins d'hygiène, la prise en charge médicale et les repas des patients seraient rationnés pour améliorer la rentabilité de l'entreprise.Depuis la publication de ces extraits, et donc depuis vendredi dernier, l'action Orpéa poursuit sa descente aux enfers en Bourse. La sanction est terrible, le cours a chuté de plus de 45% et les démentis et autres communiqués de presse de la direction n'y font rien, c'est la chute en vrille. L'action Orpéa brûle aujourd'hui les mains des investisseurs qui essaient de s'en débarrasser le plus vite possible. Il faut dire que l'auteur du livre "Les Fossoyeurs" a également révélé, chez mes confrères de BFM TV, qu'un intermédiaire lui avait proposé 15 millions d'euros pour mettre fin à son enquête.Bref, ces extraits du livre publiés dans Le Monde ont créé une onde de choc au sein du gouvernement qui a convoqué la direction d'Orpéa pour avoir des explications. Quant au groupe des députés socialistes, ils ont demandé à ce que les parlementaires puissent avoir un droit de visite impromptu dans les maisons de repos.Pour ma part, je vois au moins deux leçons à tirer de cette triste affaire. La première, c'est que les entreprises plus que jamais doivent faire attention à leur réputation. Voilà un groupe florissant pesant plusieurs milliards d'euros qui voit sa valeur boursière détruite de moitié en quelques jours alors qu'il a fallu des années pour bâtir cet empire. Rien n'est plus friable qu'une réputation. Et deuxio, les autres sociétés actives dans le même secteur risquent aussi d'avoir quelques soucis par ricochet, surtout celles cotées en Bourse. Car si ces entreprises qui s'occupent de nos personnes âgées étaient souvent dans des portefeuilles dit durables, ce ne sera sans doute plus le cas demain ou après-demain. Les gérants en actions aiment bien ces sociétés actives dans le secteur des maisons de repos car à côté de la transition numérique, de la transition énergétique, il y a aussi la transition démographique dont on ne parle pas ou très peu. Encore récemment, un rapport d'expert a montré, chiffres à l'appui, qu'une augmentation de 10% de la masse salariale de ces maisons de repos annulait tous leurs bénéfices. Or, justement, l'un des problèmes pointés par ce livre et d'autres rapports, c'est que le modèle d'affaire de ces maisons de repos repose sur une forme de sous-effectif délibéré, d'où d'ailleurs le "turn-over" très important dans ces maisons de repos. Après le numérique, l'écologie, c'est la question du grand âge dont il faudra débattre aujourd'hui. Depuis 1947, notre espérance de vie a augmenté de 20 ans mais les politiques et les citoyens évitent encore trop ce sujet, "sans doute parce qu'inconsciemment nous évitons tous les sujets ayant à voir de près ou de loin à notre mort, sauf que c'est de vies qu'il s'agit" comme l'écrit joliment mon confrère de Ouest-France.