Cette visite sur le terrain proche de l'entreprise de transformation de pommes de terre avait pour but d'éclaircir le dossier de demande de modification de plan de secteur, seul moyen, pour les opposants au projet, pour empêcher l'extension de l'implantation de l'entreprise Clarebout et de toutes autres grandes entreprises sur le site de l'actuelle ZAE framerisoise.

L'entreprise Clarebout Potatoes, spécialisée dans les produits à base de pomme de terre, exploite déjà des hangars et un frigo. Les riverains s'opposent depuis trois ans au projet d'implantation d'une usine de production de frites. La proximité immédiate d'un quartier résidentiel figure parmi les principales nuisances révélées par les riverains.

La procédure en cours vise à changer l'affectation de la zone concernée, de zone industrielle en zone artisanale. Les opposants, réunis dans le comité citoyen "La Nature sans Friture", entendent convaincre le ministre de la nécessité de valider cette demande de modification du plan de secteur.

La majorité PS-MR framerisoise avait, dans un premier temps, accueilli favorablement le projet Clarebout, annoncé comme prometteur d'emplois (300). Les élus se sont finalement rangés dans le camp des opposants au projet, situé tout près d'un quartier d'habitations. La commune de Frameries a, dans ce contexte, lancé la procédure de Schéma d'orientation local (SOL) dans le but d'empêcher des grosses entreprises de s'implanter dans le zoning.

"J'ai eu l'occasion, à l'initiative du comité des riverains, de voir et d'entendre les différents éléments d'analyse au parlement', a indiqué vendredi M. Borsus. "Mais le fait de visualiser sur place, comme nous l'avons fait pour le dossier de la Boucle du Hainaut, est un élément supplémentaire qui est extrêmement utile et important dans des dossiers comme celui-ci. Nous en sommes actuellement à des étapes différentes des procédures en cours, celle de schéma d'orientation local, qui fixe des règles et des modalités d'utilisation et d'affectation de l'espace. L'autre procédure est celle de la révision du plan de secteur. Il est impossible d'indiquer aujourd'hui quelle serait la décision, car si on indique une intention de décision à la suite d'une procédure sans avoir tous les éléments et tous les avis, on rend sa propre décision susceptible d'être elle-même attaquée. Je ne veux donc pas le faire aujourd'hui", a-t-il ajouté.

La direction de l'intercommunale IDEA, propriétaire du terrain et qui soutient le promoteur, n'entend pas que l'affectation de la zone soit modifiée. Lors d'un conseil d'administration tenu à la fin avril 2021, six membres du CA avaient voté pour soutenir la position de la direction, tous les autres s'étaient abstenus. La commune avait ensuite déposé un recours quant à la validité du vote du CA de l'IDEA auprès du ministre des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon (PS), qui avait donné raison à la commune.

Présente dans le zoning de Frameries depuis 2016 avec un centre de stockage et de pré-traitement de pommes de terre de plus de 9.000 m2, la société avait annoncé son souhait de développement en janvier 2019, notamment avec la construction d'une unité de production de frites surgelées et de produits dérivés de la pomme de terre. L'industriel flamand, déjà présent sur deux sites de production à Nieuwkerke (Neuve-Eglise) et à Warneton, s'est, par ailleurs, ouvert de nouvelles perspectives d'implantation à Dunkerque (nord-ouest de la France): un investissement de 140 millions d'euros et une perspective d'emploi de 320 personnes ont été évoqués.

Cette visite sur le terrain proche de l'entreprise de transformation de pommes de terre avait pour but d'éclaircir le dossier de demande de modification de plan de secteur, seul moyen, pour les opposants au projet, pour empêcher l'extension de l'implantation de l'entreprise Clarebout et de toutes autres grandes entreprises sur le site de l'actuelle ZAE framerisoise. L'entreprise Clarebout Potatoes, spécialisée dans les produits à base de pomme de terre, exploite déjà des hangars et un frigo. Les riverains s'opposent depuis trois ans au projet d'implantation d'une usine de production de frites. La proximité immédiate d'un quartier résidentiel figure parmi les principales nuisances révélées par les riverains. La procédure en cours vise à changer l'affectation de la zone concernée, de zone industrielle en zone artisanale. Les opposants, réunis dans le comité citoyen "La Nature sans Friture", entendent convaincre le ministre de la nécessité de valider cette demande de modification du plan de secteur. La majorité PS-MR framerisoise avait, dans un premier temps, accueilli favorablement le projet Clarebout, annoncé comme prometteur d'emplois (300). Les élus se sont finalement rangés dans le camp des opposants au projet, situé tout près d'un quartier d'habitations. La commune de Frameries a, dans ce contexte, lancé la procédure de Schéma d'orientation local (SOL) dans le but d'empêcher des grosses entreprises de s'implanter dans le zoning. "J'ai eu l'occasion, à l'initiative du comité des riverains, de voir et d'entendre les différents éléments d'analyse au parlement', a indiqué vendredi M. Borsus. "Mais le fait de visualiser sur place, comme nous l'avons fait pour le dossier de la Boucle du Hainaut, est un élément supplémentaire qui est extrêmement utile et important dans des dossiers comme celui-ci. Nous en sommes actuellement à des étapes différentes des procédures en cours, celle de schéma d'orientation local, qui fixe des règles et des modalités d'utilisation et d'affectation de l'espace. L'autre procédure est celle de la révision du plan de secteur. Il est impossible d'indiquer aujourd'hui quelle serait la décision, car si on indique une intention de décision à la suite d'une procédure sans avoir tous les éléments et tous les avis, on rend sa propre décision susceptible d'être elle-même attaquée. Je ne veux donc pas le faire aujourd'hui", a-t-il ajouté. La direction de l'intercommunale IDEA, propriétaire du terrain et qui soutient le promoteur, n'entend pas que l'affectation de la zone soit modifiée. Lors d'un conseil d'administration tenu à la fin avril 2021, six membres du CA avaient voté pour soutenir la position de la direction, tous les autres s'étaient abstenus. La commune avait ensuite déposé un recours quant à la validité du vote du CA de l'IDEA auprès du ministre des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon (PS), qui avait donné raison à la commune.Présente dans le zoning de Frameries depuis 2016 avec un centre de stockage et de pré-traitement de pommes de terre de plus de 9.000 m2, la société avait annoncé son souhait de développement en janvier 2019, notamment avec la construction d'une unité de production de frites surgelées et de produits dérivés de la pomme de terre. L'industriel flamand, déjà présent sur deux sites de production à Nieuwkerke (Neuve-Eglise) et à Warneton, s'est, par ailleurs, ouvert de nouvelles perspectives d'implantation à Dunkerque (nord-ouest de la France): un investissement de 140 millions d'euros et une perspective d'emploi de 320 personnes ont été évoqués.