C'était vendredi dernier. Le gouvernement fédéral annonçait la prolongation jusqu'à fin juin de 27 mesures de soutien aux entreprises et travailleurs touchés de plein fouet par la crise. Parmi les mesures maintenues, on citera notamment, côté entreprises, le chômage temporaire pour cas de force majeure, les moratoires sur les crédits ou encore le droit passerelle (double et de crise). Pour les travailleurs, les mesures prolongées sont, entre autres, la diminution du précompte professionnel pour le chômage temporaire, l'extension du chômage temporaire pour cause de mise en quarantaine ...

C'était vendredi dernier. Le gouvernement fédéral annonçait la prolongation jusqu'à fin juin de 27 mesures de soutien aux entreprises et travailleurs touchés de plein fouet par la crise. Parmi les mesures maintenues, on citera notamment, côté entreprises, le chômage temporaire pour cas de force majeure, les moratoires sur les crédits ou encore le droit passerelle (double et de crise). Pour les travailleurs, les mesures prolongées sont, entre autres, la diminution du précompte professionnel pour le chômage temporaire, l'extension du chômage temporaire pour cause de mise en quarantaine d'un enfant ou la prime de 50 euros par mois pour les bénéficiaires du revenu d'intégration. A côté de cela, de nouvelles mesures été annoncées. On retiendra notamment, pour les travailleurs, le renforcement de l'offre de formations à destination des chômeurs temporaires ou l'instauration d'une prime pour les travailleurs salariés percevant un bas salaire, employés dans un secteur encore fermé et en chômage temporaire depuis longtemps. Au niveau des entreprises, les nouvelles mesures comportent la possibilité d'introduire du chômage temporaire en demi-journées dans les secteurs des titres-services et du transport scolaire, une réactivation du tax shelter pour les PME ou encore une réduction d'impôt pour les remises de loyer. Les propriétaires qui acceptent d'annuler l'entièreté ou une partie du loyer pour les bâtiments qu'ils louent dans les secteurs qui ont dû fermer pourront bénéficier en mars, avril et mai d'une réduction d'impôt de 30%. Le plafond est de 5.000 euros par mois par contrat et de 45.000 euros par mois par propriétaire. Cette dernière mesure est évidemment saluée du côté de l'Union des classes moyennes (UCM), même si l'association voudrait à présent voir la Wallonie plus volontariste sur la question des loyers. "Le débat est quasiment réglé en Flandre et à Bruxelles (via des prêts et crédits d'impôt, Ndlr), souligne Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM. Nous recevons aujourd'hui un coup de pouce du Fédéral. Il est important que la Wallonie fasse elle aussi un effort et aide les locataires et propriétaires par le biais d'un financement dédicacé. Il faut un mécanisme régional qui encourage la négociation entre les deux parties. Le ministre wallon de l'Economie Willy Borsus (MR) explique que c'est déjà prévu dans les aides existantes mais ce n'est pas tout à fait vrai." Du côté de la Fédération du commerce et des services, dont les membres sont eux aussi concernés par la mesure, on estime que le plafond de 45.000 euros par mois par propriétaire est quelque peu limité, en particulier pour les grandes chaînes disposant de nombreux points de vente. "Un même propriétaire peut très bien louer des surfaces commerciales à plusieurs enseignes, rappelle Klaas Soens, head of people team chez Comeos. Nous proposons plutôt un plafond de 45.000 euros par locataire."