Là où les syndicats et une partie du personnel, rassemblés devant le hangar où a eu lieu la présentation, critiquent le "mauvais timing" de cette opération, Brussels Airlines répond que c'est au contraire le "parfait moment pour montrer au monde que le pire est passé". "C'est un signal visible que nous regardons vers l'avenir et que Brussels Airlines a sa place au sein du groupe Lufthansa", a ainsi souligné le patron allemand.

Brussels Airlines a donc officiellement présenté sa nouvelle identité de marque, "confirmant sa position sur le marché en tant que compagnie aérienne nationale de la Belgique". L'entreprise se félicite du début de ce "nouveau chapitre", signe, selon elle, qu'elle est "prête à relever les défis futurs". Le logo a radicalement changé, le fameux "B" constitué de boules rouges ayant disparu et laissé la place à un "Brussels" bien plus visible que le mot "Airlines".

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Nouveau chapitre

L'entreprise a pourtant dû traverser de nombreuses turbulences ces dernières années. Dans un premier temps, elle devait être intégrée à Eurowings, filiale de Lufthansa, avant de se voir attribuer une position propre au sein du groupe aéronautique allemand. Puis ont suivi les plans de restructuration (Reboot et Reboot+) et la crise du coronavirus, qui a frappé l'ensemble du secteur aérien. Brussels Airlines a d'ailleurs dû recourir au soutien du gouvernement (290 millions d'euros) pour survivre à la crise.

La période de fortes turbulences semble toutefois se terminer doucement. Après des périodes où la rentabilité était loin d'être au rendez-vous, la compagnie a en effet enfin enregistré un bénéfice opérationnel au 3e trimestre 2021. Si l'hiver devrait être froid, que ce soit au niveau des températures ou des réservations, le CEO espère un printemps et un été 2022 dans la foulée des derniers mois. "Nous enregistrons déjà des réservations pour ce printemps et pour cet été, ce que l'on n'observait pas cette dernière année et demie", relève ainsi Peter Gerber.

"Cette nouvelle identité de marque est le signe que nous investissons. Nous le faisons aussi dans le personnel", répond encore le patron allemand aux critiques du personnel mécontent de cette opération de "rebranding". Du recrutement de nouveaux collaborateurs est en cours, assure-t-il. "Le personnel a des perspectives et nous allons croître."

Le personnel manifeste lors de la présentation du nouveau logo

Une centaine de travailleurs de Brussels Airlines ont mené une action jeudi matin à proximité du hangar où a été présenté le premier avion de la compagnie arborant le nouveau logo, dévoilé il y a quelques jours déjà. Ils ont accueilli les dirigeants de l'entreprise par une haie du déshonneur en leur tournant le dos, dénonçant une "opération marketing qui leur laisse un goût amer".

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Une partie du personnel, tant pilotes que personnel de cabine, se montre toutefois très critique face à cette évolution et surtout le moment choisi. Rassemblés devant le hangar où a été présenté le premier avion au nouveau logo, ces travailleurs estiment que les aides publiques reçues par la compagnie (290 millions d'euros) "auraient pu être mieux allouées et améliorer les conditions de travail du personnel".

Brussels Airlines assure cependant que cette aide d'Etat ne sera pas utilisée dans le cadre de cette opération, dont elle estime le montant à un peu plus de 300.000 euros. Celle-ci se fera d'ailleurs en plusieurs phases, jusque 2024, afin d'éviter de devoir repeindre tous les avions (38 dans la flotte) en même temps. La compagnie souligne d'ailleurs avoir toujours eu à coeur de réduire un maximum les coûts de cette opération.

Pour le front commun syndical, il y avait "d'autres priorités". Il se demande ainsi s'il ne fallait pas plutôt investir dans le bien-être au travail du personnel ou dans une révision des règles de rémunération, qui ont entraîné des baisses de salaires de 300 à 500 euros pour les stewards et hôtesses et de 5 à 6% pour les pilotes. Ils souhaiteraient aussi que soient revues les règles de temps de travail "qui ont poussé à bout le personnel de cabine lors de la dernière période estivale".

Autant de sujets dont la compagnie dit être consciente et qu'elle traite au sein des organes de concertation compétents.

Là où les syndicats et une partie du personnel, rassemblés devant le hangar où a eu lieu la présentation, critiquent le "mauvais timing" de cette opération, Brussels Airlines répond que c'est au contraire le "parfait moment pour montrer au monde que le pire est passé". "C'est un signal visible que nous regardons vers l'avenir et que Brussels Airlines a sa place au sein du groupe Lufthansa", a ainsi souligné le patron allemand. Brussels Airlines a donc officiellement présenté sa nouvelle identité de marque, "confirmant sa position sur le marché en tant que compagnie aérienne nationale de la Belgique". L'entreprise se félicite du début de ce "nouveau chapitre", signe, selon elle, qu'elle est "prête à relever les défis futurs". Le logo a radicalement changé, le fameux "B" constitué de boules rouges ayant disparu et laissé la place à un "Brussels" bien plus visible que le mot "Airlines".Nouveau chapitre L'entreprise a pourtant dû traverser de nombreuses turbulences ces dernières années. Dans un premier temps, elle devait être intégrée à Eurowings, filiale de Lufthansa, avant de se voir attribuer une position propre au sein du groupe aéronautique allemand. Puis ont suivi les plans de restructuration (Reboot et Reboot+) et la crise du coronavirus, qui a frappé l'ensemble du secteur aérien. Brussels Airlines a d'ailleurs dû recourir au soutien du gouvernement (290 millions d'euros) pour survivre à la crise. La période de fortes turbulences semble toutefois se terminer doucement. Après des périodes où la rentabilité était loin d'être au rendez-vous, la compagnie a en effet enfin enregistré un bénéfice opérationnel au 3e trimestre 2021. Si l'hiver devrait être froid, que ce soit au niveau des températures ou des réservations, le CEO espère un printemps et un été 2022 dans la foulée des derniers mois. "Nous enregistrons déjà des réservations pour ce printemps et pour cet été, ce que l'on n'observait pas cette dernière année et demie", relève ainsi Peter Gerber. "Cette nouvelle identité de marque est le signe que nous investissons. Nous le faisons aussi dans le personnel", répond encore le patron allemand aux critiques du personnel mécontent de cette opération de "rebranding". Du recrutement de nouveaux collaborateurs est en cours, assure-t-il. "Le personnel a des perspectives et nous allons croître."Le personnel manifeste lors de la présentation du nouveau logoUne centaine de travailleurs de Brussels Airlines ont mené une action jeudi matin à proximité du hangar où a été présenté le premier avion de la compagnie arborant le nouveau logo, dévoilé il y a quelques jours déjà. Ils ont accueilli les dirigeants de l'entreprise par une haie du déshonneur en leur tournant le dos, dénonçant une "opération marketing qui leur laisse un goût amer". Une partie du personnel, tant pilotes que personnel de cabine, se montre toutefois très critique face à cette évolution et surtout le moment choisi. Rassemblés devant le hangar où a été présenté le premier avion au nouveau logo, ces travailleurs estiment que les aides publiques reçues par la compagnie (290 millions d'euros) "auraient pu être mieux allouées et améliorer les conditions de travail du personnel". Brussels Airlines assure cependant que cette aide d'Etat ne sera pas utilisée dans le cadre de cette opération, dont elle estime le montant à un peu plus de 300.000 euros. Celle-ci se fera d'ailleurs en plusieurs phases, jusque 2024, afin d'éviter de devoir repeindre tous les avions (38 dans la flotte) en même temps. La compagnie souligne d'ailleurs avoir toujours eu à coeur de réduire un maximum les coûts de cette opération.Pour le front commun syndical, il y avait "d'autres priorités". Il se demande ainsi s'il ne fallait pas plutôt investir dans le bien-être au travail du personnel ou dans une révision des règles de rémunération, qui ont entraîné des baisses de salaires de 300 à 500 euros pour les stewards et hôtesses et de 5 à 6% pour les pilotes. Ils souhaiteraient aussi que soient revues les règles de temps de travail "qui ont poussé à bout le personnel de cabine lors de la dernière période estivale". Autant de sujets dont la compagnie dit être consciente et qu'elle traite au sein des organes de concertation compétents.