Comment le secteur de l'Horeca réagit-il à cette situation de crise?

C'est une catastrophe. Il n'y a pas d'autres mots. Nous sommes clairement en situation de survie. Des négociations sont en cours avec le gouvernement depuis cette nuit. De nombreuses questions se posent déjà pour tous les établissements quant aux paiements de loyers, de la TVA, etc. Soit une aide est fournie, soit 'ça saute'.

Pensez-vous que des solutions alternatives peuvent être mises en place, comme par exemple un service traiteur à emporter ou des repas livrés?

On est toujours en attente de précisions. Mais dans le cas où ces solutions sont acceptées, il est clair que les établissements ne pourront de toute façon pas rester sous forme de restaurants classiques: les tables et les chaises devraient disparaître.

Les mesures sont très strictes. En cas de non respect, on parle même de peines de prison.

Les temps d'attente sont également interdits. Pas question de "prendre un verre" en attendant sa commande. Les mesures sont très strictes. En cas de non respect, on parle même de peines de prison.

Attendez-vous des compensations financières?

On est en train de tout analyser, de voir ce qui est réalisable financièrement. On parle déjà d'une perte économique oscillant entre 500 et 600 millions d'euros pour tout le secteur durant ces trois semaines. C'est un grand malheur et c'est extrêmement dur. Toutefois, nous comprenons parfaitement la décision du gouvernement. Nous n'avons pas le choix. Il faut endiguer la propagation du virus pour le bien de la population. Nous recevons déjà beaucoup de messages sympas, du style 'Je suis l'Horeca'.

Peut-être que les collaborations avec les services de livraison vont s'intensifier, même si les gens se méfient de plus en plus et font leurs stocks dans les magasins.

C'est une catastrophe. Il n'y a pas d'autres mots. Nous sommes clairement en situation de survie. Des négociations sont en cours avec le gouvernement depuis cette nuit. De nombreuses questions se posent déjà pour tous les établissements quant aux paiements de loyers, de la TVA, etc. Soit une aide est fournie, soit 'ça saute'. On est toujours en attente de précisions. Mais dans le cas où ces solutions sont acceptées, il est clair que les établissements ne pourront de toute façon pas rester sous forme de restaurants classiques: les tables et les chaises devraient disparaître. Les temps d'attente sont également interdits. Pas question de "prendre un verre" en attendant sa commande. Les mesures sont très strictes. En cas de non respect, on parle même de peines de prison. On est en train de tout analyser, de voir ce qui est réalisable financièrement. On parle déjà d'une perte économique oscillant entre 500 et 600 millions d'euros pour tout le secteur durant ces trois semaines. C'est un grand malheur et c'est extrêmement dur. Toutefois, nous comprenons parfaitement la décision du gouvernement. Nous n'avons pas le choix. Il faut endiguer la propagation du virus pour le bien de la population. Nous recevons déjà beaucoup de messages sympas, du style 'Je suis l'Horeca'.Peut-être que les collaborations avec les services de livraison vont s'intensifier, même si les gens se méfient de plus en plus et font leurs stocks dans les magasins.