Plombée par une dette gigantesque due à son expansion ambitieuse et à la pandémie de Covid-19 qui a paralysé le transport aérien mondial, la troisième low cost européenne lutte aujourd'hui pour sa survie.

Lundi, la compagnie avait reçu le feu vert d'un tribunal irlandais pour se placer, ainsi que ses filiales irlandaises - qui gèrent sa flotte et une partie des lignes en Europe -, sous le régime de l'"examinership", l'équivalent irlandais du fameux chapitre 11 américain. Ce mécanisme la protège contre ses créanciers et une éventuelle mise en faillite pendant qu'elle cherche à se restructurer.

Mardi, elle a lancé une démarche similaire auprès d'un tribunal spécial norvégien qui, a-t-elle précisé, lui a aussi accordé cette protection.

"Un processus de reconstruction supplémentaire en vertu de la loi norvégienne bénéficiera à toutes les parties et augmentera les chances de succès", a expliqué le directeur général de Norwegian, Jacob Schram.

"Notre objectif est de garantir des emplois dans l'entreprise et de contribuer au maintien des infrastructures critiques et à la création de valeur en Norvège", a-t-il ajouté dans un communiqué.

En attendant le déploiement des vaccins anti-Covid susceptibles de relancer le transport aérien, Norwegian a présenté la semaine dernière les détails de son plan de restructuration qui prévoit une conversion d'une partie de la dette en capital, une réduction de la flotte et une nouvelle émission de titres.

Convoqués en assemblée générale extraordinaire, ses actionnaires doivent se prononcer le 17 décembre sur ce plan de sauvetage.

Dans le rouge depuis 2017, Norwegian, pionnière du low cost sur le segment long courrier, ployait fin septembre sous 48,5 milliards de couronnes (4,6 milliards d'euros) de dettes.

Sur une flotte pré-Covid de 140 avions, seuls six de ses appareils continuent de voler aujourd'hui sur des lignes domestiques norvégiennes et les effectifs encore en activité sont tombés à 600 personnes contre plus de 10.000 avant la crise.

Très volatile, l'action Norwegian prenait 13% à la mi-journée à la Bourse d'Oslo. Depuis un an, elle s'est effondrée de 99%.

Plombée par une dette gigantesque due à son expansion ambitieuse et à la pandémie de Covid-19 qui a paralysé le transport aérien mondial, la troisième low cost européenne lutte aujourd'hui pour sa survie. Lundi, la compagnie avait reçu le feu vert d'un tribunal irlandais pour se placer, ainsi que ses filiales irlandaises - qui gèrent sa flotte et une partie des lignes en Europe -, sous le régime de l'"examinership", l'équivalent irlandais du fameux chapitre 11 américain. Ce mécanisme la protège contre ses créanciers et une éventuelle mise en faillite pendant qu'elle cherche à se restructurer. Mardi, elle a lancé une démarche similaire auprès d'un tribunal spécial norvégien qui, a-t-elle précisé, lui a aussi accordé cette protection. "Un processus de reconstruction supplémentaire en vertu de la loi norvégienne bénéficiera à toutes les parties et augmentera les chances de succès", a expliqué le directeur général de Norwegian, Jacob Schram. "Notre objectif est de garantir des emplois dans l'entreprise et de contribuer au maintien des infrastructures critiques et à la création de valeur en Norvège", a-t-il ajouté dans un communiqué. En attendant le déploiement des vaccins anti-Covid susceptibles de relancer le transport aérien, Norwegian a présenté la semaine dernière les détails de son plan de restructuration qui prévoit une conversion d'une partie de la dette en capital, une réduction de la flotte et une nouvelle émission de titres. Convoqués en assemblée générale extraordinaire, ses actionnaires doivent se prononcer le 17 décembre sur ce plan de sauvetage. Dans le rouge depuis 2017, Norwegian, pionnière du low cost sur le segment long courrier, ployait fin septembre sous 48,5 milliards de couronnes (4,6 milliards d'euros) de dettes. Sur une flotte pré-Covid de 140 avions, seuls six de ses appareils continuent de voler aujourd'hui sur des lignes domestiques norvégiennes et les effectifs encore en activité sont tombés à 600 personnes contre plus de 10.000 avant la crise. Très volatile, l'action Norwegian prenait 13% à la mi-journée à la Bourse d'Oslo. Depuis un an, elle s'est effondrée de 99%.