Cette désignation ne sera toutefois effective qu'après approbation des actionnaires lors d'une assemblée générale extraordinaire dont la date a été fixée au 8 avril, selon un communiqué du constructeur automobile japonais. A cette occasion, les actionnaires seront aussi appelés à voter la destitution de M. Ghosn et de son bras droit Greg Kelly, a précisé Nissan. Tous deux ont déjà été démis de leurs fonctions, dont celle de président du conseil pour M. Ghosn, peu après leur interpellation le 19 novembre à Tokyo, mais ils gardent leur titre d'administrateur tant que l'AG n'a pas acté leur éviction.

Le groupe n'a pas prévu à ce stade de remplacer M. Kelly. M. Senard, personnalité saluée par le patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, comme un homme "avec qui on peut discuter", siègera après cette date au sein du conseil d'administration de Nissan, mais il n'a pas encore été décidé qui en prendrait la tête. Aucun successeur à M. Ghosn n'a pour l'instant été nommé. M. Saikawa pensait initialement assurer l'intérim, selon les médias japonais, mais il a finalement préféré temporiser. Le choix d'un nouveau président n'interviendra probablement pas avant juin, une fois reçues les conclusions du comité chargé d'améliorer la gouvernance, dont l'affaire Ghosn a révélé les lacunes, avait précisé M. Saikawa en janvier.