Alors que les compagnies aériennes réduisent leurs effectifs, Air Belgium fait l'inverse. "Nous avons engagé 61 pilotes depuis le début de l'année, et licencié personne ; nous nous battons comme des lions", assure Niky Terzakis, fondateur de la compagnie, qui reprend ses vols "passagers" ce 3 juillet (Guadeloupe, Martinique, Curaçao). Le CEO annonce la signature d'un contrat ...

Alors que les compagnies aériennes réduisent leurs effectifs, Air Belgium fait l'inverse. "Nous avons engagé 61 pilotes depuis le début de l'année, et licencié personne ; nous nous battons comme des lions", assure Niky Terzakis, fondateur de la compagnie, qui reprend ses vols "passagers" ce 3 juillet (Guadeloupe, Martinique, Curaçao). Le CEO annonce la signature d'un contrat avec Airbus pour la livraison à l'automne de deux A330-900 Neo, pour assurer les liaisons et lancer l'île Maurice en octobre. "Ce seront les appareils longs-courriers les plus modernes d'une compagnie basée en Belgique", se réjouit Niky Terzakis qui espère, par ce biais, améliorer l'équation économique. Ces modèles consomment en effet 24% de kérosène par siège en moins que les A340 utilisés actuellement. Niky Terzakis profite de la petite taille de l'entreprise pour adapter ses activités avec une souplesse spectaculaire. Le secteur "passagers" souffre et le "cargo" monte? Il loue quatre avions A330 fret basés à Liège et vole pour le groupe français CMA CGM, notamment vers Chicago ou Dubaï. "Nous en ajouterons deux l'an prochain, pour un autre client", tout cela avec le soutien des actionnaires devenus, pour le moment, majoritairement publics (SRIW, SFPI, Sogepa). Les constructeurs ont du mal à vendre leurs avions? Il négocie un bon deal pour obtenir des avions "passagers" plus économiques à l'usage. Niky Terzakis table beaucoup sur le retour de ce marché. "Surtout pour la saison d'hiver." Du moins si la crise du covid se tasse. Mais si le CEO redémarre cet été, c'est avec l'argument que les prix atteints pour des vacances en Méditerranée rendent attractives les Antilles. "Les îles grecques sont saturées, et c'est un Grec qui vous le dit", conclut-il.