Fin 2018, Infrabel a fixé la barre à 1.400 nouveaux salariés d'ici 2020. Environ un tiers d'entre eux ont déjà été engagés. Cette campagne de recrutement intense est logique aux yeux du directeur des ressources humaines Nico Van Wijk (53 ans). " C'est une conséquence de la politique de recrutement des années 1970, rappelle-t-il. A l'époque, on a énormément engagé. Et tous ces gens sont en train de partir à la retraite. Même dans un contexte d'économies, nous devrons beaucoup embaucher au cours des deux à trois prochaines années. "

Nico Van Wijk a suivi une formation d'ingénieur industriel à Gand, puis un post-graduat en management à la VUB. En 2014, Karel Vinck le recrute aux chemins de fer. Nico Van Wijk sortait d'une décennie dans la consultance, notamment chez McKinsey. " J'ai beaucoup voyagé et accumulé énormément d'expérience et je voulais échanger l'univers de la consultance contre un engagement à long terme au sein d'une entreprise classique. "

Lors de la scission des chemins de fer, Nico Van Wijk se retrouve chez SNCB Holding, sous la direction de Jannie Haek. Après plusieurs années, on lui demande de rejoindre la division RH d'Infrabel. Au début, sa tâche consiste à réformer la structure organisationnelle et faire le ménage dans l'ancienne organisation SNCB et ses différentes directions. " Cela m'a pris plusieurs années. Quand la place de directeur des RH s'est libérée en 2012, il était logique de reprendre ce rôle. "

En 2014, SNCB Holding disparaît et l'on crée HR Rail, l'employeur juridique du personnel de l'opérateur SNCB et du gestionnaire de l'infrastructure Infrabel. " C'est HR Rail qui recrute et licencie, explique Nico Van Wijk. En tant qu'employeur de fait, nous prenons en charge le bien-être et la formation. La collaboration se passe bien. C'est nous qui choisissons nos collaborateurs, les procédures et la formation relèvent de nos responsabilités. HR Rail s'occupe du paiement des salaires et des contrats. "

L'équipe de RH compte 235 personnes. Selon Nico Van Wijk, la politique RH revêt une importance stratégique pour Infrabel. " Le coeur des compétences d'Infrabel est la construction, la maintenance et l'exploitation des voies ferroviaires, explique-t-il. Le personnel représente la moitié des coûts. C'est donc notre principal levier si nous voulons gagner en efficacité. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les effectifs ont baissé de 15.000 à un peu plus de 10.000 personnes depuis 2015. Durant cette période, le réseau ferroviaire ne s'est pas contracté et le nombre de voyageurs n'a cessé d'augmenter. Nous avons donc réalisé d'énormes gains de productivité, mais cela ne signifie pas que nous demandons l'impossible à notre personnel. "

Image poussiéreuse

L'automatisation permet de travailler avec moins de personnel. Et c'est tant mieux dans un marché du travail tendu. " Nous essayons de nous différencier, poursuit Nico Van Wijk. Nous investissons dans des campagnes d'image et nous ciblons les jeunes. Infrabel est une grande entreprise qui peut offrir de la sécurité d'emploi, mais aussi des perspectives de carrière et des possibilités de formation. Nous essayons également de nous débarrasser de l'image un peu poussiéreuse des chemins de fer. Prenez notre procédure de recrutement. L'ancienne procédure durait des mois. Depuis 2017, nous l'avons ramenée à un jour avec le Job Days. Tous ceux qui déposent leur candidature à cette occasion peuvent sortir le jour même avec un contrat en poche. "