Avec deux masters en poche, en management de l'Ecole supérieure de commerce de Clermont-Ferrand et en géopolitique de l'UCLouvain, Maud Larochette fait ses premiers pas sur le marché du travail en septembre 2007. Elle est auditeur chez Deloitte. On la retrouve ensuite business controler chez Voo, puis chez Fedex, où elle passe près de cinq ans et devient finance manager. Elle arrive en mars 2017 chez N-SIDE, une scale-up qui combine mathématiques appliquées et technologies logicielles pour le secteur pharmaceutique et de l'énergie.

Les fonctions de CFO et de DRH sont liées et complémentaires, surtout dans une entreprise où 80% des frais sont des coûts salariaux.

"Dans cette entreprise majoritairement peuplée d'ingénieurs, mon profil de gestion pouvait apporter quelque chose, explique-t-elle. L'objet même de l'entreprise, qui répond aux problèmes de manque de ressources et de durabilité que nous vivons aujourd'hui m'a séduit." En faisant appel à l'intelligence artificielle, les solutions développées par N-SIDE permettent d'éviter le gaspillage en diminuant de 20 à 60% la quantité de médicaments nécessaire dans les essais cliniques.

Maud Larochette en devient donc la première directrice financière. "Lorsque je suis arrivée, les collaborateurs ne savaient pas ce qu'était un CFO. Ils étaient légèrement dubitatifs. Il a fallu tout reprendre, de A à Z. Je n'avais pas d'équipe. J'ai commencé par le commencement, en mettant en place un logiciel de planning de ressources et en faisant en sorte que les chiffres représentent qui nous sommes. Je me suis d'ailleurs fait auditer dès la première année, sans y être obligée."

Aujourd'hui, Maud Larochette n'est plus seulement CFO. Elle pilote également le département P&BO, people and business organisation, qui recense 15 collaborateurs spécialisés dans les domaines juridiques, financiers et de la gestion des ressources humaines. Pour elle, impossible de choisir vraiment entre les fonctions de CFO et de DRH: "Les deux sont liées et complémentaires, surtout dans une entreprise où 80% des frais sont des coûts salariaux".

Elle a même endossé un temps, fin de l'an dernier, les habits de CEO ad interim, le temps de trouver un nouveau patron pour N-SIDE (qui est désormais Arnaud Merlet).

De 35 à 250 collaborateurs

Entre le moment où Maud Larochette constituait à elle seule le département finance et aujourd'hui, N-SIDE s'est profondément transformé. "En mars 2017, quand je suis arrivée, nous étions 35. Nous sommes aujourd'hui 200 et nous serons environ 250 à la fin de l'année." Le chiffre d'affaires, qui était de 3,5 millions d'euros en 2017, devrait atteindre 21 millions cette année.

Cette croissance s'accompagne d'un nouveau business model. "Nous avions auparavant un modèle proche du service: nous faisions tourner nos solutions et nous donnions les résultats à nos clients. Mais depuis trois ans, nos clients utilisent désormais les applications qui sont hébergées sur notre site, et y rentrent leurs données. Nous entrons dans l'ère du SaaS ( software as a service). Cette transformation devrait nous permettre de nous focaliser davantage sur les ventes de licences et avoir une valorisation intéressante".

Autre fierté de Maud Larochette: N-SIDE est la première entreprise wallonne à obtenir le label B Corp. Décrochée au printemps 2020, cette certification souligne l'attachement de N-SIDE aux exigences sociétales et environnementales, de gouvernance et de transparence. "Le CFO est la personne qui doit inspirer confiance par sa bonne gestion constante. La finance est impactante, conclut Maud Larochette. Elle nécessite une grande intégrité et une grande transparence. Correctement gérée, elle assure la durabilité de l'entreprise."

Avec deux masters en poche, en management de l'Ecole supérieure de commerce de Clermont-Ferrand et en géopolitique de l'UCLouvain, Maud Larochette fait ses premiers pas sur le marché du travail en septembre 2007. Elle est auditeur chez Deloitte. On la retrouve ensuite business controler chez Voo, puis chez Fedex, où elle passe près de cinq ans et devient finance manager. Elle arrive en mars 2017 chez N-SIDE, une scale-up qui combine mathématiques appliquées et technologies logicielles pour le secteur pharmaceutique et de l'énergie. "Dans cette entreprise majoritairement peuplée d'ingénieurs, mon profil de gestion pouvait apporter quelque chose, explique-t-elle. L'objet même de l'entreprise, qui répond aux problèmes de manque de ressources et de durabilité que nous vivons aujourd'hui m'a séduit." En faisant appel à l'intelligence artificielle, les solutions développées par N-SIDE permettent d'éviter le gaspillage en diminuant de 20 à 60% la quantité de médicaments nécessaire dans les essais cliniques. Maud Larochette en devient donc la première directrice financière. "Lorsque je suis arrivée, les collaborateurs ne savaient pas ce qu'était un CFO. Ils étaient légèrement dubitatifs. Il a fallu tout reprendre, de A à Z. Je n'avais pas d'équipe. J'ai commencé par le commencement, en mettant en place un logiciel de planning de ressources et en faisant en sorte que les chiffres représentent qui nous sommes. Je me suis d'ailleurs fait auditer dès la première année, sans y être obligée." Aujourd'hui, Maud Larochette n'est plus seulement CFO. Elle pilote également le département P&BO, people and business organisation, qui recense 15 collaborateurs spécialisés dans les domaines juridiques, financiers et de la gestion des ressources humaines. Pour elle, impossible de choisir vraiment entre les fonctions de CFO et de DRH: "Les deux sont liées et complémentaires, surtout dans une entreprise où 80% des frais sont des coûts salariaux". Elle a même endossé un temps, fin de l'an dernier, les habits de CEO ad interim, le temps de trouver un nouveau patron pour N-SIDE (qui est désormais Arnaud Merlet). Entre le moment où Maud Larochette constituait à elle seule le département finance et aujourd'hui, N-SIDE s'est profondément transformé. "En mars 2017, quand je suis arrivée, nous étions 35. Nous sommes aujourd'hui 200 et nous serons environ 250 à la fin de l'année." Le chiffre d'affaires, qui était de 3,5 millions d'euros en 2017, devrait atteindre 21 millions cette année. Cette croissance s'accompagne d'un nouveau business model. "Nous avions auparavant un modèle proche du service: nous faisions tourner nos solutions et nous donnions les résultats à nos clients. Mais depuis trois ans, nos clients utilisent désormais les applications qui sont hébergées sur notre site, et y rentrent leurs données. Nous entrons dans l'ère du SaaS ( software as a service). Cette transformation devrait nous permettre de nous focaliser davantage sur les ventes de licences et avoir une valorisation intéressante". Autre fierté de Maud Larochette: N-SIDE est la première entreprise wallonne à obtenir le label B Corp. Décrochée au printemps 2020, cette certification souligne l'attachement de N-SIDE aux exigences sociétales et environnementales, de gouvernance et de transparence. "Le CFO est la personne qui doit inspirer confiance par sa bonne gestion constante. La finance est impactante, conclut Maud Larochette. Elle nécessite une grande intégrité et une grande transparence. Correctement gérée, elle assure la durabilité de l'entreprise."