Remplacer les pages de FAQ ( frequent asked questions) par des robots qui répondent aux internautes. Voilà l'idée de Mathis André lorsqu'il n'a que 16 ou 17 ans. Ce passionné d'informatique est convaincu qu'il serait bien plus efficace et agréable pour les surfeurs de poser leurs questions dans un bot et d'avoir une réaction que de devoir scroller de longues pages d'informations. Déterminé à lancer son entreprise, il n'attend pas d'avoir 18 ans et introduit une demande d'émancipation lui permettant de créer sa société, en 2017.
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Remplacer les pages de FAQ ( frequent asked questions) par des robots qui répondent aux internautes. Voilà l'idée de Mathis André lorsqu'il n'a que 16 ou 17 ans. Ce passionné d'informatique est convaincu qu'il serait bien plus efficace et agréable pour les surfeurs de poser leurs questions dans un bot et d'avoir une réaction que de devoir scroller de longues pages d'informations. Déterminé à lancer son entreprise, il n'attend pas d'avoir 18 ans et introduit une demande d'émancipation lui permettant de créer sa société, en 2017. Dans la foulée, il parvient à convaincre ses premiers investisseurs. Et pas des moindres: Jean-Guillaume Zurstrassen et Harold Mechelynck, pour commencer. "J'étais étonné d'avoir un si jeune devant moi, admet Jean-Guillaume Zurstrassen. C'était tout à fait atypique, mais Mathis est un entrepreneur dans l'âme, il est tenace et fait ce qu'il dit. Nous y sommes allés très progressivement ; on lui donnait du capital avec des objectifs réguliers à atteindre et on libérait ensuite une tranche supplémentaire. Il a toujours tenu ses objectifs et fait ce qu'il disait." En plus d'un prêt, Mathis André et son cofondateur Dennis Wong parviennent donc à lever 125.000 euros pour améliorer leur produit. Puis, un peu plus tard, le duo obtient 315.000 euros supplémentaires auprès du duo Zurstrassen-Mechelynck (Belcube), de Davy Kestens (start-up SparkCentral) ou encore du fonds W.IN.G. Très terre à terre, le jeune entrepreneur ne voit pourtant pas son âge comme un frein. "Ce n'est pas sur l'âge que cela joue, rétorque-t-il, mais sur l'exécution. Bien sûr, quand j'approche une grande entreprise, par exemple Barco, cela peut les étonner au départ. Mais je viens avec de bonnes références et, surtout, mes clients voient que le job est fait et qu'on leur apporte une vraie valeur ajoutée." Mathis André signe alors pas mal d'entreprises, y compris Lampiris, Recupel, Hubo, Roularta, la Febiac, etc. Le jeune homme ne pense pas entreprendre différemment d'un autre, même s'il n'affiche aucune expérience préalable. "Toutefois, je tiens à coeur de bien m'entourer et à demander l'avis des autres, précise-t-il, que ce soit auprès des entrepreneurs qui ont investi ou d'entrepreneurs que je consulte par ailleurs." Ces avis l'ont d'ailleurs conforté, l'an passé, à "s'adosser à un groupe". En gros: à revendre Faqbot qui comptait à ce moment cinq collaborateurs. Sa start-up a en effet été reprise au printemps 2021 par la société belge Destiny spécialisée dans la communication dans le cloud. Si le montant de l'opération n'a pas été dévoilé, elle serait "financièrement positive", glisse Jean-Guillaume Zurstrassen. Pour Mathis André, l'opération faisait sens. "C'était le bon moment, sur un marché de plus en plus concurrentiel, pour assurer la croissance du projet, détaille-t-il. J'avais une boîte qui tournait et qui était rentable. Mais allait se poser la question d'une nouvelle levée de fonds pour engager des gens. Est-ce qu'on allait le faire? Ou vendre? Destiny s'est alors présenté. Cela semblait la bonne option." Aurait-il vendu s'il avait déjà eu des expériences de croissance, et donc s'il avait été plus âgé? "C'est difficile à dire, répond Mathis. C'est vrai que je ne savais pas encore bien comment faire grandir Faqbot. Mais je suis convaincu que c'était le bon choix."