Créative, habile de ses mains, Marie Smits a toujours voulu travailler dans la mode. Un secteur où il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Forte d'un bac en gestion à l'Ichec suivi d'un master en marketing à l'UCL, elle entame sa carrière chez la maroquinière Clio Goldbrenner, grâce à laquelle elle touche un peu à tout. "Au bout de quatre ans, j'avais fait le tour du job. Et à force de travailler pour une jeune marque de mode, j'ai eu envie d'en créer une."
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Créative, habile de ses mains, Marie Smits a toujours voulu travailler dans la mode. Un secteur où il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Forte d'un bac en gestion à l'Ichec suivi d'un master en marketing à l'UCL, elle entame sa carrière chez la maroquinière Clio Goldbrenner, grâce à laquelle elle touche un peu à tout. "Au bout de quatre ans, j'avais fait le tour du job. Et à force de travailler pour une jeune marque de mode, j'ai eu envie d'en créer une." A 27 ans, Marie Smits démissionne pour lancer sa propre marque. Elle suit différentes formations en stylisme et modélisme. En matière de mode, la jeune femme était toujours à la recherche, pour elle-même, de vêtements fabriqués de façon écologiquement responsable et avec des tissus durables. "Mais à part quelques pièces atypiques, il n'y avait pas d'offre. C'est finalement en Australie, où j'ai voyagé durant un mois, que j'ai trouvé mon bonheur. Là-bas, il y avait des vêtements à la mode, glamours, intemporels... et écoresponsables." Elle y puise donc sa source d'inspiration et décide de créer, en Belgique, une marque de vêtements prêt-à-porter féminins écologiquement responsables. Son objectif: créer des modèles intemporels, proposés en éditions limitées et fabriqués à base de chutes de tissus naturels et européens. Marie Smits décide de fonder sa société toute seule, soutenue par sa famille qui croyait en son projet. Elle rédige son business plan, détermine son public cible, ses objectifs, etc. Pour sa société, la jeune entrepreneuse réunit dans un premier temps 50.000 euros en fonds propres. Et décide de s'associer avec un atelier portugais qui produira les modèles qu'elle dessine. "Grâce à leur côté intemporel, mes modèles s'adressent aux femmes de tout âge. Toutefois, je constate que le coeur de mes clientes a entre 35 et 45 ans. Le prix des pièces - même s'il est juste - peut en effet se révéler un frein pour les plus jeunes." La première collection sort à l'automne 2019. Elle comprend six modèles qui se vendent via le bouche à oreille. Dans un premier temps, la créatrice écoule ses produits via internet et lors de ventes à domicile. En mai 2020, Mardi Editions se développe avec l'ouverture d'une boutique à Ixelles. "Ça a été une période très intense car entre la boutique, l'administration et les commandes, je travaillais sept jours sur sept, explique la créatrice. J'envisage d'engager une personne pour gérer la boutique. L'un de mes autres objectifs pour les mois à venir est de doubler mes ventes par internet." Son business plan de départ, Marie Smits avoue ne plus jamais le regarder. "La marque évolue, même si ce n'est pas comme je l'avais imaginé. L'ouverture d'une boutique, par exemple, n'était pas prévue. Par ailleurs, avec le covid, j'ai dû revoir mes objectifs. Aujourd'hui, je ne suis ni en perte ni vraiment en profit, mais tant que je peux garder un niveau de vie agréable, cela me convient. Je suis une entrepreneuse assez optimiste et je suis persuadée que le meilleur reste encore à venir pour Mardi Editions."