L'office statistique wallon note que, selon les données récoltées par le SPF Économie lors de son enquête sur les forces de travail (EFT), les femmes représentaient 51,2% de la population wallonne en 2015 mais seulement 46,1% de la population active (soit les personnes ayant un emploi ou en cherchant un).

La population inactive (58,1% de la population wallonne) était, elle, davantage composée de femmes (55%, 1.147.456). Le taux de chômage féminin a, lui, bien diminué depuis 1999: à cette époque, les femmes représentaient 54,2% de l'ensemble des chômeurs wallons, contre 46,3% en 2015. La part des hommes a ainsi augmenté pour passer de 45,8% en 1999 à 56% en 2015.

Même si le nombre de femmes actives est en hausse depuis 2001 en Wallonie, le taux d'activité des femmes reste inférieur à celui des hommes. L'écart entre le taux d'activité des hommes et des femmes augmente avec l'âge, le plus élevé (12,6 points de pourcentage) étant celui des 50-64 ans. Il a toutefois diminué depuis 2000 où il atteignait 23,7 pp. Quel que soit le sexe, le niveau de formation permet un meilleur accès à l'emploi: 85,1% des hommes et 80,2% des femmes diplômés de l'enseignement supérieur étaient occupés en 2015.

Toutefois, un niveau d'instruction élevé "reste insuffisant pour garantir une égalité dans l'accès au marché du travail", déplore l'Iweps. Presque une femme sur quatre au chômage (24,5%) possède un diplôme supérieur, contre 16% des hommes avec le même niveau de formation.

Contraintes personnelles ou familiales

Cet écart se creuse même depuis 2009: de 6 pp en 2009 à 8,5 pp en 2015. A niveau de formation égal, les femmes faiblement diplômées sont également moins présentes dans l'emploi que les hommes. De plus, lorsque ces femmes disposent d'un emploi, il est le plus souvent à temps partiel. Ce dernier témoigne de l'inégalité de genre sur le marché du travail wallon: plus de 40% des femmes salariées travaillent à temps partiel contre 9,9% des hommes. Un tel emploi ne représente un choix personnel que pour 7% des femmes interrogées par l'EFT en 2015.

Près d'un tiers des femmes (31,5%) travaillent sous ce régime d'abord pour des contraintes personnelles ou familiales. Seuls 26,1% des hommes invoquent cette raison en premier. Aussi, les contraintes liées à l'absence de services de soins pour les enfants ou d'autres personnes dépendantes pèsent surtout sur les femmes (16,6% contre 5% chez les hommes).

En outre, 32,1% des femmes à temps partiel indiquent que l'emploi souhaité ne leur a été offert qu'à temps partiel ou qu'elles n'ont pas trouvé de temps plein. Par ailleurs, plus d'une femme sur trois (33,7%) occupait en 2015 une profession peu qualifiée, soit une augmentation de 9,7 pp par rapport à 2009. Les hommes, eux, se concentrent davantage dans les postes de dirigeants et cadres supérieurs (69,4% en 2015, contre 66,8% en 2009).

Pour l'Iweps, les évolutions positives, telles que la présence plus importante des femmes sur le marché du travail ou la baisse de leur taux de chômage, ne peuvent être réjouissantes alors que "l'insertion des femmes dans l'emploi se fait principalement dans des postes faiblement qualifiés, dans des temps partiels non choisis (pas d'emploi à temps plein offert) et sous contraintes (familiales)". Il déplore également que "la présence des femmes dans les postes à responsabilité est en diminution au cours de ces dernières années".

L'office statistique wallon note que, selon les données récoltées par le SPF Économie lors de son enquête sur les forces de travail (EFT), les femmes représentaient 51,2% de la population wallonne en 2015 mais seulement 46,1% de la population active (soit les personnes ayant un emploi ou en cherchant un). La population inactive (58,1% de la population wallonne) était, elle, davantage composée de femmes (55%, 1.147.456). Le taux de chômage féminin a, lui, bien diminué depuis 1999: à cette époque, les femmes représentaient 54,2% de l'ensemble des chômeurs wallons, contre 46,3% en 2015. La part des hommes a ainsi augmenté pour passer de 45,8% en 1999 à 56% en 2015.Même si le nombre de femmes actives est en hausse depuis 2001 en Wallonie, le taux d'activité des femmes reste inférieur à celui des hommes. L'écart entre le taux d'activité des hommes et des femmes augmente avec l'âge, le plus élevé (12,6 points de pourcentage) étant celui des 50-64 ans. Il a toutefois diminué depuis 2000 où il atteignait 23,7 pp. Quel que soit le sexe, le niveau de formation permet un meilleur accès à l'emploi: 85,1% des hommes et 80,2% des femmes diplômés de l'enseignement supérieur étaient occupés en 2015. Toutefois, un niveau d'instruction élevé "reste insuffisant pour garantir une égalité dans l'accès au marché du travail", déplore l'Iweps. Presque une femme sur quatre au chômage (24,5%) possède un diplôme supérieur, contre 16% des hommes avec le même niveau de formation. Cet écart se creuse même depuis 2009: de 6 pp en 2009 à 8,5 pp en 2015. A niveau de formation égal, les femmes faiblement diplômées sont également moins présentes dans l'emploi que les hommes. De plus, lorsque ces femmes disposent d'un emploi, il est le plus souvent à temps partiel. Ce dernier témoigne de l'inégalité de genre sur le marché du travail wallon: plus de 40% des femmes salariées travaillent à temps partiel contre 9,9% des hommes. Un tel emploi ne représente un choix personnel que pour 7% des femmes interrogées par l'EFT en 2015. Près d'un tiers des femmes (31,5%) travaillent sous ce régime d'abord pour des contraintes personnelles ou familiales. Seuls 26,1% des hommes invoquent cette raison en premier. Aussi, les contraintes liées à l'absence de services de soins pour les enfants ou d'autres personnes dépendantes pèsent surtout sur les femmes (16,6% contre 5% chez les hommes). En outre, 32,1% des femmes à temps partiel indiquent que l'emploi souhaité ne leur a été offert qu'à temps partiel ou qu'elles n'ont pas trouvé de temps plein. Par ailleurs, plus d'une femme sur trois (33,7%) occupait en 2015 une profession peu qualifiée, soit une augmentation de 9,7 pp par rapport à 2009. Les hommes, eux, se concentrent davantage dans les postes de dirigeants et cadres supérieurs (69,4% en 2015, contre 66,8% en 2009). Pour l'Iweps, les évolutions positives, telles que la présence plus importante des femmes sur le marché du travail ou la baisse de leur taux de chômage, ne peuvent être réjouissantes alors que "l'insertion des femmes dans l'emploi se fait principalement dans des postes faiblement qualifiés, dans des temps partiels non choisis (pas d'emploi à temps plein offert) et sous contraintes (familiales)". Il déplore également que "la présence des femmes dans les postes à responsabilité est en diminution au cours de ces dernières années".