Tout le monde connaît son nom. Jeunes et moins jeunes savent qui il est. Le Professeur Marc Van Ranst attire en plus la sympathie de tous. Pourtant, il y a quelques mois, notre populaire professeur attirait davantage les critiques que les louanges. Celui qui n'avait jamais peur de faire des déclarations politiques tonitruantes provoquait souvent des réactions négatives sur les réseaux sociaux. Le monde politique ne s'en privait d'ailleurs jamais.

Aujourd'hui, le silence de ses fervents opposants a de quoi surprendre. Les reproches sont toujours là mais nul ne peut ignorer les louanges à son égard. Même Theo Francken, l'un de ses plus ardents détracteurs, laissait entendre qu'il avait invité Marc Van Ranst à boire un café. "Je n'ai plus envie de l'attaquer sur Twitter. À quoi bon continuer à nous provoquer l'un l'autre ?", avait-il indiqué.

Les meilleurs observateurs ont d'ailleurs du mal à soupçonner le virologue d'agir au seul bénéfice de sa réputation ou de suivre une stratégie de communication parfaitement définie pour promouvoir son image. C'est précisément ce qui fait de lui un exemple à suivre pour de nombreux CEOs et représentants politiques lorsqu'ils mettront tout en oeuvre, dans les mois et années à venir, pour consolider leur réputation sur ce modèle.

Marc Van Ranst a enfoncé, l'une après l'autre, cinq portes ouvertes qui lui ont permis de se bâtir une solide réputation au fil des semaines. Pour commencer, soulignons sa simplicité d'expression. Même après plusieurs heures de formation devant la caméra, de nombreux représentants politiques ne parviennent pas encore à s'exprimer aussi clairement. Il prend le temps de tout expliquer de sorte que même son fils de 11 ans, Milo, parviendrait à tout comprendre.

Ensuite, il ose aller à contre-courant même s'il s'agit de dire des choses difficiles à entendre. Certes, la tâche est plus aisée pour quelqu'un qui ne doit pas être élu. Mais que l'on partage ou non ses opinions, force est de constater qu'il parvient à transcender les sempiternelles querelles politiques. Alors que la gravité de la situation planait au-dessus de la population belge, Marc Van Ranst a attiré notre attention sur la sous-évaluation apparente de la crise par nos décideurs politiques. Alors que certains "critiquaient" le fait de compter le nombre de décès, lui se contentait de citer les faits et poursuivait dans sa démarche. C'est aussi Marc Van Ranst qui a parlé avant tout le monde de l'arrêt brutal de la saison de football et de l'annulation de tous les festivals. Il a ainsi ouvert la voie aux représentants politiques qui d'habitude annoncent ce type de messages à reculons et en tergiversant.

Soulignons également qu'il ose reconnaître ses erreurs, comme seuls les vrais experts savent le faire. Le fait que les écoles aient été fermées trop rapidement sur ses conseils, par exemple. Il a déjà reconnu maintes fois qu'il s'agissait d'une mauvaise décision. Ceux qui reconnaissent leurs erreurs gagnent en crédibilité -- aussi contradictoire que cela puisse paraître.

Quatrième point fort : Marc Van Ranst relativise mais aussi use et abuse de l'humour. Les gens se moquent de ses pulls ? Marc Van Ranst y fait lui-même référence et s'en sert pour plaisanter. Dries Van Langenhove du Vlaams Belang l'accuse d'être en partie à l'origine de l'épidémie de coronavirus ? Alors que notre professeur occupe aujourd'hui un rôle déterminant dans la gestion de cette crise, il répond simplement sur le ton de la plaisanterie qu'il "n'a pas le temps de jouer avec Dries" et s'attire ainsi la sympathie de nombreux Belges.

Dernier point fort et peut-être le plus déterminant : Marc Van Ranst est authentique. Il délaisse ses convictions politiques au profit de l'expertise. S'il ne peut pas répondre à une question parce qu'il ne connaît pas la réponse parce que la question est complexe ou parce qu'il n'a nullement envie d'y répondre, il le dit tout simplement. C'est simple, mais il faut avoir le cran de le faire.

Ce sont autant de portes ouvertes que Marc Van Ranst a volontairement ou involontairement enfoncées, qui lui ont ainsi permis de se forger une solide réputation.

Enfin, si le Professeur Van Ranst a réussi là où bon nombre échoueraient, c'est aussi parce qu'il a réussi à s'adapter rapidement à chaque nouvelle situation et faire face à chaque imprévu au fil des semaines. Il est resté fidèle à lui-même et à son ADN d'expert. Personne ne peut le soupçonner de jouer un autre rôle que le sien. C'est précisément la quête de ce subtil équilibre qui doit guider toute personne désireuse de se forger une réputation aussi solide que crédible.

Une opinion de Dajo Hermans, Managing Partner du Bepublic Group, groupe spécialisé dans les relations publiques

Tout le monde connaît son nom. Jeunes et moins jeunes savent qui il est. Le Professeur Marc Van Ranst attire en plus la sympathie de tous. Pourtant, il y a quelques mois, notre populaire professeur attirait davantage les critiques que les louanges. Celui qui n'avait jamais peur de faire des déclarations politiques tonitruantes provoquait souvent des réactions négatives sur les réseaux sociaux. Le monde politique ne s'en privait d'ailleurs jamais. Aujourd'hui, le silence de ses fervents opposants a de quoi surprendre. Les reproches sont toujours là mais nul ne peut ignorer les louanges à son égard. Même Theo Francken, l'un de ses plus ardents détracteurs, laissait entendre qu'il avait invité Marc Van Ranst à boire un café. "Je n'ai plus envie de l'attaquer sur Twitter. À quoi bon continuer à nous provoquer l'un l'autre ?", avait-il indiqué. Les meilleurs observateurs ont d'ailleurs du mal à soupçonner le virologue d'agir au seul bénéfice de sa réputation ou de suivre une stratégie de communication parfaitement définie pour promouvoir son image. C'est précisément ce qui fait de lui un exemple à suivre pour de nombreux CEOs et représentants politiques lorsqu'ils mettront tout en oeuvre, dans les mois et années à venir, pour consolider leur réputation sur ce modèle.Marc Van Ranst a enfoncé, l'une après l'autre, cinq portes ouvertes qui lui ont permis de se bâtir une solide réputation au fil des semaines. Pour commencer, soulignons sa simplicité d'expression. Même après plusieurs heures de formation devant la caméra, de nombreux représentants politiques ne parviennent pas encore à s'exprimer aussi clairement. Il prend le temps de tout expliquer de sorte que même son fils de 11 ans, Milo, parviendrait à tout comprendre. Ensuite, il ose aller à contre-courant même s'il s'agit de dire des choses difficiles à entendre. Certes, la tâche est plus aisée pour quelqu'un qui ne doit pas être élu. Mais que l'on partage ou non ses opinions, force est de constater qu'il parvient à transcender les sempiternelles querelles politiques. Alors que la gravité de la situation planait au-dessus de la population belge, Marc Van Ranst a attiré notre attention sur la sous-évaluation apparente de la crise par nos décideurs politiques. Alors que certains "critiquaient" le fait de compter le nombre de décès, lui se contentait de citer les faits et poursuivait dans sa démarche. C'est aussi Marc Van Ranst qui a parlé avant tout le monde de l'arrêt brutal de la saison de football et de l'annulation de tous les festivals. Il a ainsi ouvert la voie aux représentants politiques qui d'habitude annoncent ce type de messages à reculons et en tergiversant.Soulignons également qu'il ose reconnaître ses erreurs, comme seuls les vrais experts savent le faire. Le fait que les écoles aient été fermées trop rapidement sur ses conseils, par exemple. Il a déjà reconnu maintes fois qu'il s'agissait d'une mauvaise décision. Ceux qui reconnaissent leurs erreurs gagnent en crédibilité -- aussi contradictoire que cela puisse paraître.Quatrième point fort : Marc Van Ranst relativise mais aussi use et abuse de l'humour. Les gens se moquent de ses pulls ? Marc Van Ranst y fait lui-même référence et s'en sert pour plaisanter. Dries Van Langenhove du Vlaams Belang l'accuse d'être en partie à l'origine de l'épidémie de coronavirus ? Alors que notre professeur occupe aujourd'hui un rôle déterminant dans la gestion de cette crise, il répond simplement sur le ton de la plaisanterie qu'il "n'a pas le temps de jouer avec Dries" et s'attire ainsi la sympathie de nombreux Belges.Dernier point fort et peut-être le plus déterminant : Marc Van Ranst est authentique. Il délaisse ses convictions politiques au profit de l'expertise. S'il ne peut pas répondre à une question parce qu'il ne connaît pas la réponse parce que la question est complexe ou parce qu'il n'a nullement envie d'y répondre, il le dit tout simplement. C'est simple, mais il faut avoir le cran de le faire.Ce sont autant de portes ouvertes que Marc Van Ranst a volontairement ou involontairement enfoncées, qui lui ont ainsi permis de se forger une solide réputation. Enfin, si le Professeur Van Ranst a réussi là où bon nombre échoueraient, c'est aussi parce qu'il a réussi à s'adapter rapidement à chaque nouvelle situation et faire face à chaque imprévu au fil des semaines. Il est resté fidèle à lui-même et à son ADN d'expert. Personne ne peut le soupçonner de jouer un autre rôle que le sien. C'est précisément la quête de ce subtil équilibre qui doit guider toute personne désireuse de se forger une réputation aussi solide que crédible.Une opinion de Dajo Hermans, Managing Partner du Bepublic Group, groupe spécialisé dans les relations publiques