En un seul septennat, le cofondateur de la société Lampiris a vu les "Rouches" sombrer, tant sur le plan sportif que financier. Exsangue, le club liégeois est désormais hué par des supporters en colère qui réclamaient, depuis plusieurs mois déjà, la tête de Bruno Venanzi. Déçu, le président du Standard a décidé de ...

En un seul septennat, le cofondateur de la société Lampiris a vu les "Rouches" sombrer, tant sur le plan sportif que financier. Exsangue, le club liégeois est désormais hué par des supporters en colère qui réclamaient, depuis plusieurs mois déjà, la tête de Bruno Venanzi. Déçu, le président du Standard a décidé de céder l'affaire en démontrant une évidence: on ne peut décidément gérer un club de football comme une entreprise classique. Fondé il y a presque 125 ans, le Standard s'apprête donc à passer sous bannière étrangère. La société américaine 777 Partners a en effet racheté 100% des parts du club liégeois à Bruno Venanzi, pour un montant qui graviterait autour des 50 millions d'euros, dit-on en coulisse. Présentée comme "une société d'investissements alternatifs basée à Miami qui investit dans un certain nombre de secteurs verticaux attractifs à forte croissance", 777 Partners est déjà bien active dans le monde du football. Elle possède, depuis l'année dernière, l'équipe italienne de Genoa qui évolue en Serie A et des participations importantes dans le club brésilien Vasco da Gama (70%) et l'espagnol FC Séville (12%). Si Bruno Venanzi n'a jamais réussi à exaucer son voeu initial d'ouvrir le capital du Standard à ses supporters, il restera peut-être le président qui aura accéléré la "globalisation" du club liégeois avec cette nouvelle mise en réseau international sous le signe de 777 Partners.