1. Des vers, pas des lombrics!

Pas de lombricompost sans vers composteurs. Le processus de digestion des matériaux organiques par les vers permet d'obtenir un fertilisant naturel. Pur Ver utilise le ver Eisenia fetida. Le mot "lombricompost" est un peu trompeur car ici, point de lombrics. "Ce sont bien des vers composteurs, à ne pas confondre avec les lombrics, beaucoup plus connus, insiste son CEO Alexandre Meire. Cette espèce épigée (qui se développe au-dessus du sol, Ndlr) vit en milieu organique, pas dans la terre ni en profondeur. Les lombrics, eux, vivent plus bas sous terre."
...

Pas de lombricompost sans vers composteurs. Le processus de digestion des matériaux organiques par les vers permet d'obtenir un fertilisant naturel. Pur Ver utilise le ver Eisenia fetida. Le mot "lombricompost" est un peu trompeur car ici, point de lombrics. "Ce sont bien des vers composteurs, à ne pas confondre avec les lombrics, beaucoup plus connus, insiste son CEO Alexandre Meire. Cette espèce épigée (qui se développe au-dessus du sol, Ndlr) vit en milieu organique, pas dans la terre ni en profondeur. Les lombrics, eux, vivent plus bas sous terre."Les matériaux organiques dont se nourrissent les vers sont constitués de déchets, rejetés essentiellement par les entreprises locales. "Je ne vais pas révéler la composition du produit sur lequel nous avons longuement planché, s'amuse Alexandre Meire. Sachez qu'il est fabriqué à partir de compost de déchets verts ordinaires, qui sert surtout de structurant, auquel nous ajoutons des matières à plus haute valeur ajoutée, comme de la drêche de brasserie, du marc de café, des épluchures de légumes et des déchets de jardinage."Le brassage de ces déchets déjà broyés s'effectue dans une mélangeuse verticale. Il faut une heure et demie environ pour traiter 10 à 15 tonnes de matière et obtenir la "belle nourriture homogène" qui va nourrir les vers composteurs.Des wagonnets épandent ensuite lentement cette matière sur la ligne de production - un bac de 2,5 m de large et de 50 cm de haut sur 40 à 70 m de long, rempli de matériau végétal. C'est dans la couche supérieure de ce matériau que vivent les vers. Ils sont nourris tous les deux jours par l'épandage d'une nouvelle fine couche de matière sur celles existantes. Les wagonnets ajoutent également de l'eau, pour atteindre le degré d'humidité recherché. "Il règne dans la zone de production une température constante de 25 °C, idéale pour l'activité des vers", commente Alexandre Meire.Chaque ligne de production contient de 5 à 10 millions de vers chargés de digérer la matière organique et de former, grâce à leurs déjections, le lombricompost. Celui-ci tombe ensuite, à travers un système de grilles, dans le bas du bac, où il sèche pendant deux jours environ. Un couteau coupe et racle alors cette couche inférieure de lombricompost, que les wagonnets épandeurs remplacent concomitamment par le haut.Au terme d'une brève période de séchage à l'air, le lombricompost est versé dans une machine qui le bat et le tamise jusqu'à obtenir un produit fin et granuleux. Le processus est alors achevé. Le lombricompost destiné à l'agriculture et à l'horticulture est emballé dans des sacs de 500 kg. Pour le conditionnement destiné aux particuliers, Pur Ver collabore avec des producteurs de terreau et d'engrais.