Lors du point presse quotidien de l'exécutif européen, la porte-parole en charge de la compétition, Arianna Podesta, a ainsi rappelé que les Etats membres avaient eu leur mot à dire au moment de l'introduction début mai d'une modification au cadre temporaire des aides d'Etat, qui introduisait la possibilité de recapitalisations dans le cadre de la crise du coronavirus. "On y trouve un point qui envisage la possibilité pour la Commission d'exiger d'un Etat membre des engagements supplémentaires dans le but de préserver une compétition juste, en cas de recapitalisation importante de plus de 250 millions d'euros", précise la porte-parole, justifiant ainsi les exigences de la Commission par rapport au plan allemand de "sauvetage" de la Lufthansa.

Ces exigences, portant entre autres sur l'abandon par la compagnie d'un certain nombre de "slots" aéroportuaires (droits d'atterrir et de décoller dans certains créneaux-horaires), ont fait froncer des sourcils côté allemand. Plusieurs syndicats du groupe avaient même appelé l'exécutif européen à accepter un large plan de soutien sans y associer de conditions, arguant du risque de voir partir les précieux "slots" à la concurrence low-cost et d'accroitre une forme de dumping social.

Début mai, la Commission avait accepté sans broncher un plan de soutien de l'Etat français à la compagnie Air France, pointaient certains. "Le soutien portait sur la dette, pas sur le capital", a rappelé jeudi la porte-parole de la Commission. Il s'agissait en effet de prêts, direct et garanti, pour plusieurs milliards. "Il y a une grande différence entre une recapitalisation et des prêts, par exemple. La première donne une position bien plus favorable, ce qui justifie les conditions accrues".

Quant à la décision finale sur le sauvetage de la maison-mère de Brussels Airlines, "il n'y a pas encore eu de notification de l'Allemagne, et donc pas de décision de la Commission", précisait la porte-parole jeudi midi.

Lors du point presse quotidien de l'exécutif européen, la porte-parole en charge de la compétition, Arianna Podesta, a ainsi rappelé que les Etats membres avaient eu leur mot à dire au moment de l'introduction début mai d'une modification au cadre temporaire des aides d'Etat, qui introduisait la possibilité de recapitalisations dans le cadre de la crise du coronavirus. "On y trouve un point qui envisage la possibilité pour la Commission d'exiger d'un Etat membre des engagements supplémentaires dans le but de préserver une compétition juste, en cas de recapitalisation importante de plus de 250 millions d'euros", précise la porte-parole, justifiant ainsi les exigences de la Commission par rapport au plan allemand de "sauvetage" de la Lufthansa. Ces exigences, portant entre autres sur l'abandon par la compagnie d'un certain nombre de "slots" aéroportuaires (droits d'atterrir et de décoller dans certains créneaux-horaires), ont fait froncer des sourcils côté allemand. Plusieurs syndicats du groupe avaient même appelé l'exécutif européen à accepter un large plan de soutien sans y associer de conditions, arguant du risque de voir partir les précieux "slots" à la concurrence low-cost et d'accroitre une forme de dumping social. Début mai, la Commission avait accepté sans broncher un plan de soutien de l'Etat français à la compagnie Air France, pointaient certains. "Le soutien portait sur la dette, pas sur le capital", a rappelé jeudi la porte-parole de la Commission. Il s'agissait en effet de prêts, direct et garanti, pour plusieurs milliards. "Il y a une grande différence entre une recapitalisation et des prêts, par exemple. La première donne une position bien plus favorable, ce qui justifie les conditions accrues". Quant à la décision finale sur le sauvetage de la maison-mère de Brussels Airlines, "il n'y a pas encore eu de notification de l'Allemagne, et donc pas de décision de la Commission", précisait la porte-parole jeudi midi.