Plusieurs ventes se sont tenues ces derniers jours à Genève, chez Antiquorum et chez Christie's où un modèle de Patek Philippe est parti à 9,5 millions de francs suisses (8,9 millions d'euros) lors d'une vente caritative ou encore chez Phillips qui a signé une vente historique.

L'intégralité des 248 lots mis à l'encan a trouvé preneur pour un total de 68,2 millions de francs suisses, 12 pièces phares s'arrachant à plus de 1 million de francs. Le lot star, une montre en or de Philippe Dufour, a été adjugée à 4,75 millions de francs, établissant un nouveau record pour une montre fabriquée par un horloger indépendant.

"C'était une vente extraordinaire", a déclaré à l'AFP Alexandre Ghotbi, directeur des montres pour la zone Europe et Moyen-Orient chez Phillips, y voyant un signe que l'appétit des collectionneurs pour les pièces rares n'a pas faibli avec la pandémie.

"Nous n'avons pas ressenti de frein durant la pandémie", a-t-il confié, avouant qu'il s'était pourtant inquiété en mars 2020 lorsque toute l'économie s'est arrêtée.

"Nous nous demandions tous si nous allions encore avoir du travail dans les semaines à venir. Mais rapidement les clients ont appelé, ils étaient chez eux et faisaient des recherches sur les montres qui les intéressaient", a-t-il retracé, reconnaissant avoir été surpris par la vigueur de la demande lors d'une vente en juin 2020, où les enchères avaient finalement déjà battu un précédent record.

- Rencontrer son horloger -

Les collectionneurs sont, selon lui, toujours à l'affût de pièces rares qu'ils ne peuvent pas trouver dans des boutiques, notant un intérêt grandissant pour les montres fabriqués par des horlogers indépendants.

Même constat chez Christie's, qui a également vendue une montre de F.P Journe, du nom de l'horloger Français François-Paul Journe, pour 4,5 millions de francs lors d'une vente caritative samedi au profit de la recherche contre la myopathie de Duchenne.

"Avec ce type de montres, vous pouvez connaître votre horloger, l'avoir rencontré, vu comme ses montres sont fabriquées à la main", a expliqué à l'AFP Aline Sylla-Walbaum, directrice de la division luxe chez Christie's.

"La démarche d'un horloger indépendant ressemble au processus créatif d'un artiste", séduisant un nombre grandissant de collectionneurs qui de plus en plus achètent des montres comme des objets d'art, a-t-elle poursuivi.

Chez Christie's, la demande a également été soutenue lors d'une seconde vente lundi, où 100% des lots ont été adjugés, à des prix dépassant nettement leurs estimations.

"Actuellement nous sommes en train de dépasser les niveaux de 2019. Il y a d'un côté l'appétence qui est restée forte pendant la période du Covid et de l'autre un effet de rattrapage", a constaté Mme Sylla-Walbaum.

Cette vigueur des ventes aux enchères contraste avec celles des entreprises horlogères, confrontées à un choc brutal causé par la pandémie.

Les exportations de montres suisses ont dégringolé de 21,8% en 2020, s'effondrant de 81,3% en avril, puis de 67,9% en mai face aux fermetures de boutiques pendant le premier confinement et le gel du tourisme dont dépend étroitement le secteur du luxe.

Si une reprise s'est amorcée au premier semestre, grâce à la Chine qui avait limité la casse l'an passé, puis au redémarrage de la demande aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe, elle n'en reste pas moins très hétérogène.

Cette reprise bénéficie surtout aux montres dont le prix à la sortie d'usine dépasse 3.000 francs suisses, les segments de prix inférieurs peinant à se redresser.

Selon Jon Cox, analyste chez Kepler Cheuvreux, ces prix élevés aux enchères jouent cependant en faveur des marques les plus recherchées dans les salles des ventes.

"Si on achète une montre chère et que l'on voit que sa valeur peut augmenter, cela devient une proposition fantastique pour les consommateurs en terme de valeur", a-t-il souligné.

Plusieurs ventes se sont tenues ces derniers jours à Genève, chez Antiquorum et chez Christie's où un modèle de Patek Philippe est parti à 9,5 millions de francs suisses (8,9 millions d'euros) lors d'une vente caritative ou encore chez Phillips qui a signé une vente historique. L'intégralité des 248 lots mis à l'encan a trouvé preneur pour un total de 68,2 millions de francs suisses, 12 pièces phares s'arrachant à plus de 1 million de francs. Le lot star, une montre en or de Philippe Dufour, a été adjugée à 4,75 millions de francs, établissant un nouveau record pour une montre fabriquée par un horloger indépendant."C'était une vente extraordinaire", a déclaré à l'AFP Alexandre Ghotbi, directeur des montres pour la zone Europe et Moyen-Orient chez Phillips, y voyant un signe que l'appétit des collectionneurs pour les pièces rares n'a pas faibli avec la pandémie. "Nous n'avons pas ressenti de frein durant la pandémie", a-t-il confié, avouant qu'il s'était pourtant inquiété en mars 2020 lorsque toute l'économie s'est arrêtée. "Nous nous demandions tous si nous allions encore avoir du travail dans les semaines à venir. Mais rapidement les clients ont appelé, ils étaient chez eux et faisaient des recherches sur les montres qui les intéressaient", a-t-il retracé, reconnaissant avoir été surpris par la vigueur de la demande lors d'une vente en juin 2020, où les enchères avaient finalement déjà battu un précédent record. Les collectionneurs sont, selon lui, toujours à l'affût de pièces rares qu'ils ne peuvent pas trouver dans des boutiques, notant un intérêt grandissant pour les montres fabriqués par des horlogers indépendants. Même constat chez Christie's, qui a également vendue une montre de F.P Journe, du nom de l'horloger Français François-Paul Journe, pour 4,5 millions de francs lors d'une vente caritative samedi au profit de la recherche contre la myopathie de Duchenne. "Avec ce type de montres, vous pouvez connaître votre horloger, l'avoir rencontré, vu comme ses montres sont fabriquées à la main", a expliqué à l'AFP Aline Sylla-Walbaum, directrice de la division luxe chez Christie's. "La démarche d'un horloger indépendant ressemble au processus créatif d'un artiste", séduisant un nombre grandissant de collectionneurs qui de plus en plus achètent des montres comme des objets d'art, a-t-elle poursuivi. Chez Christie's, la demande a également été soutenue lors d'une seconde vente lundi, où 100% des lots ont été adjugés, à des prix dépassant nettement leurs estimations. "Actuellement nous sommes en train de dépasser les niveaux de 2019. Il y a d'un côté l'appétence qui est restée forte pendant la période du Covid et de l'autre un effet de rattrapage", a constaté Mme Sylla-Walbaum.Cette vigueur des ventes aux enchères contraste avec celles des entreprises horlogères, confrontées à un choc brutal causé par la pandémie. Les exportations de montres suisses ont dégringolé de 21,8% en 2020, s'effondrant de 81,3% en avril, puis de 67,9% en mai face aux fermetures de boutiques pendant le premier confinement et le gel du tourisme dont dépend étroitement le secteur du luxe. Si une reprise s'est amorcée au premier semestre, grâce à la Chine qui avait limité la casse l'an passé, puis au redémarrage de la demande aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe, elle n'en reste pas moins très hétérogène.Cette reprise bénéficie surtout aux montres dont le prix à la sortie d'usine dépasse 3.000 francs suisses, les segments de prix inférieurs peinant à se redresser. Selon Jon Cox, analyste chez Kepler Cheuvreux, ces prix élevés aux enchères jouent cependant en faveur des marques les plus recherchées dans les salles des ventes. "Si on achète une montre chère et que l'on voit que sa valeur peut augmenter, cela devient une proposition fantastique pour les consommateurs en terme de valeur", a-t-il souligné.