Sur son exercice 2018/2019 décalé (clos le 31 août), son bénéfice net s'est accru de 3,2% sur an, à 368,7 millions de francs suisses (335,2 millions d'euros), sa progression étant freinée par le remboursement anticipé d'un emprunt obligataire, a indiqué le groupe zurichois dans un communiqué.

En excluant ce remboursement, le bénéfice s'est accru de 10,4% une fois converti en francs suisses et de 14,2% en monnaies locales, a toutefois précisé l'entreprise, qui a également dû composer avec des effets négatifs de change avec la force du franc suisse.

Son chiffre d'affaires a grimpé de 5,2% à 7,3 milliards de francs suisses, soutenu par la hausse des cours des fèves de cacao qui ont augmenté en moyenne de 4,5% sur l'exercice, a détaillé le groupe, qui fournit du cacao et du chocolat aux grands groupes alimentaires tels que Nestlé, Unilever ou Mondelez.

Barry Callebaut a enregistré la plus forte hausse de ses ventes en Asie-Pacifique, une zone sur laquelle il compte pour assurer sa croissance face à la lente décélération de la consommation de chocolat sur les marchés mûrs. Son chiffre d'affaires y a progressé de 9,9% en monnaies locales.

Alors que la consommation de chocolat grimpe avec l'élévation du niveau de vie et les changements dans les habitudes alimentaires dans cette région, le groupe a étendu son partenariat avec l'Indonésien Garudafood et renforcé son réseau de distribution pour sa division dite Gourmet & spécialités en Chine.

Dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, les ventes se sont étoffées de 4,7% hors effets de change et se sont accrues de 8,9% dans la zone Amériques.

Le groupe a confirmé ses objectifs à moyen terme, visant notamment une progression des volumes de ventes de l'ordre de 4 à 6% en moyenne sur les trois prochains exercices.

Pour l'exercice écoulé, le conseil d'administration va proposer un dividende de 26 francs suisses (23 euros) par action, en hausse de 8,3% par rapport à l'année précédente.