Les employeurs, qui appliquent souvent cette option de bonne foi, marchent sur des oeufs et se sentent visés. Certains ont suggéré que les plans cafétéria signeraient la fin de la sécurité sociale. C'est là le résultat d'un sérieux malentendu entre les avantages salariaux bon marché en tant que tels et les plans cafétéria, explique Kathelijne Verboomen, directrice du centre de connaissances du prestataire de services RH Acerta.

Les plans de cafétéria sont un outil RH unique qui permet aux travailleurs de choisir entre un certain nombre d'avantages salariaux offerts au niveau de l'entreprise. Les avantages salariaux peu coûteux ont quant à eux été créés avant les années 1980 pour compenser la charge fiscale élevée. Généralement, ces avantages ont un objectif social, comme, par exemple, les récents chèques à la consommation qui étaient censés atténuer l'impact de crise sanitaire sur le secteur de l'horeca. Parfois, ils servent à fournir un avantage salarial net, comme les éco-chèques ou la participation aux bénéfices.

Nous sommes un pays unique au monde à cet égard : les travailleurs se voient parfois imposer des "avantages" qui ne leur sont guère utiles. La satisfaction du travailleur est alors faible, tandis que le coût pour l'employeur est élevé. Mais une entreprise doit accorder ces avantages, car si elle ne le fait pas, elle perd en attractivité sur le marché de l'emploi, où la concurrence fait rage.

"Les plans de cafétéria ne sont pas l'ennemi des caisses belges"

C'est là que le plan cafétéria entre en jeu. Car avec un plan cafétéria, vous pourriez, en tant que travailleur, avoir le choix entre une assurance hospitalisation (dont vous n'avez peut-être pas besoin) et, par exemple, une assurance dentaire ou une assurance complémentaire revenu garanti en cas de maladie (que vous pourriez utiliser), ou l'une des dizaines d'autres options. Il s'agit d'un outil qui permet aux travailleurs de choisir entre un certain nombre d'avantages salariaux. Tout le monde est satisfait : les travailleurs choisissent les avantages salariaux qu'ils peuvent vraiment utiliser, les employeurs obtiennent un rendement beaucoup plus élevé pour le même coût salarial.

Un plan cafétéria en soi ne peut être assimilé à un avantage salarial bon marché. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas d'applications douteuses. Lorsque les employeurs, dans le cadre d'un plan cafétéria, tentent de remplacer autant que possible le salaire brut par des prestations salariales moins chères, on peut s'interroger sur les intentions de l'employeur et les objectifs du plan.

Mais ceux qui tirent sur le plan cafétéria en tant que tel se trompent d'ennemi. Si les plans cafétéria devaient être interdits demain, les entreprises seraient toujours en mesure de remplacer les salaires par des avantages salariaux. Seule différence : les travailleurs ne seraient plus en mesure de choisir librement parmi plusieurs avantages en fonction de leurs besoins spécifiques à un moment donné.

Je suis donc favorable à la mise en place d'un cadre général pour les avantages salariaux. Nous avons besoin d'un cadre législatif qui réglemente strictement la conversion des salaires fixes existants en avantages moins chers et qui encourage les aspects positifs des plans cafétéria. La loi qui a introduit le budget mobilité en 2019 en est déjà un bel exemple.

Kathelijne Verboomen, directrice du centre de connaissances Acerta Consult.

Les plans de cafétéria sont un outil RH unique qui permet aux travailleurs de choisir entre un certain nombre d'avantages salariaux offerts au niveau de l'entreprise. Les avantages salariaux peu coûteux ont quant à eux été créés avant les années 1980 pour compenser la charge fiscale élevée. Généralement, ces avantages ont un objectif social, comme, par exemple, les récents chèques à la consommation qui étaient censés atténuer l'impact de crise sanitaire sur le secteur de l'horeca. Parfois, ils servent à fournir un avantage salarial net, comme les éco-chèques ou la participation aux bénéfices.Nous sommes un pays unique au monde à cet égard : les travailleurs se voient parfois imposer des "avantages" qui ne leur sont guère utiles. La satisfaction du travailleur est alors faible, tandis que le coût pour l'employeur est élevé. Mais une entreprise doit accorder ces avantages, car si elle ne le fait pas, elle perd en attractivité sur le marché de l'emploi, où la concurrence fait rage. C'est là que le plan cafétéria entre en jeu. Car avec un plan cafétéria, vous pourriez, en tant que travailleur, avoir le choix entre une assurance hospitalisation (dont vous n'avez peut-être pas besoin) et, par exemple, une assurance dentaire ou une assurance complémentaire revenu garanti en cas de maladie (que vous pourriez utiliser), ou l'une des dizaines d'autres options. Il s'agit d'un outil qui permet aux travailleurs de choisir entre un certain nombre d'avantages salariaux. Tout le monde est satisfait : les travailleurs choisissent les avantages salariaux qu'ils peuvent vraiment utiliser, les employeurs obtiennent un rendement beaucoup plus élevé pour le même coût salarial.Un plan cafétéria en soi ne peut être assimilé à un avantage salarial bon marché. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas d'applications douteuses. Lorsque les employeurs, dans le cadre d'un plan cafétéria, tentent de remplacer autant que possible le salaire brut par des prestations salariales moins chères, on peut s'interroger sur les intentions de l'employeur et les objectifs du plan.Mais ceux qui tirent sur le plan cafétéria en tant que tel se trompent d'ennemi. Si les plans cafétéria devaient être interdits demain, les entreprises seraient toujours en mesure de remplacer les salaires par des avantages salariaux. Seule différence : les travailleurs ne seraient plus en mesure de choisir librement parmi plusieurs avantages en fonction de leurs besoins spécifiques à un moment donné.Je suis donc favorable à la mise en place d'un cadre général pour les avantages salariaux. Nous avons besoin d'un cadre législatif qui réglemente strictement la conversion des salaires fixes existants en avantages moins chers et qui encourage les aspects positifs des plans cafétéria. La loi qui a introduit le budget mobilité en 2019 en est déjà un bel exemple. Kathelijne Verboomen, directrice du centre de connaissances Acerta Consult.