"Honnêtement, on s'y attendait vu les derniers chiffres", reconnait Vinciane Morel. "Mais on doit se remettre autour de la table et réfléchir à d'importantes mesures de soutien et de relance, car les perspectives sont de moins en moins bonnes."

La porte-parole de l'Alliance des fédérations belges de l'événementiel espère le soutien du gouvernement pour éviter des "faillites monstrueuses". Selon ses calculs, la perte de chiffres d'affaires se compte en milliard d'euros dans le secteur.

Vinciane Morel demande aussi aux citoyens de respecter les règles sanitaires afin que la situation puisse être endiguée. "On a déjà fait un trait sur 2020, on aimerait ne pas devoir faire de même pour 2021", souligne-t-elle.

Et de rappeler que pour l'Alliance, la santé publique passe avant tout. "On respecte les décisions du CNS car ce sont les experts", dit-elle, avant de toutefois nuancer: "on reste persuadés qu'un événement de 100 personnes bien organisé peut être mieux encadré qu'une fête de famille d'une dizaine de personnes."

Espoirs et déceptions

Le secteur de l'événementiel compare ces dernières semaines à un yo-yo, oscillant entre espoirs et déceptions. "On accepte de patienter encore un mois mais on espère pouvoir reprendre nos activités en septembre. Cela ne sera possible que si tous les citoyens y mettent du leur", rappelle Vinciane Morel.

En plus de ces requêtes, le porte-parole de la Brussels By Night Federation, Lorenzo Serra, proposait jeudi, comme solution pour ouvrir les boîtes en sécurité, le tracing par application. Ainsi, toutes les personnes testées positives seraient repérables et devraient observer des quarantaines, et leurs contacts récents devraient se faire tester. Via l'application, les établissements pourraient gérer les droits d'accès et permettre des soirées en toute sécurité. L'association se montre néanmoins toujours défaitiste et ne pense pas pouvoir rouvrir en 2020. Elle appelle le gouvernement à prendre position pour le monde de la nuit et à mettre en place des aides rapidement.

Pour la Fédération flamande des festivals de musique, restreindre la foule à 200 personnes sonne le glas de certains événements. Le porte-parole, Serge Platel, explique que "cela n'était déjà pas rentable pour 400 personnes, avec une nouvelle réduction de moitié du nombre de spectateurs autorisés, c'est complètement terminé pour de nombreux organisateurs". Lui aussi comprend la décision du CNS, mais espère des mesures de soutien, qui permettront au secteur de garder la tête hors de l'eau.

Salons et de foires commerciales

Seul l'organisateur de salons et de foires commerciales Fisa s'estime à l'abri des restrictions imposées par le CNS. Un arrêté ministériel publié au Moniteur belge vendredi a, en effet, retiré les foires commerciales et salons de la catégorie de l'événementiel pour les inclure dans celle des marchés, des grandes surfaces et des brocantes. "On reste néanmoins inquiets par rapport à l'évolution des chiffres car le gouvernement pourrait décider d'interrompre nos activités aussi, si la hausse du nombre de cas se maintient", indique Frédéric François, directeur des opérations de Fisa.

"Honnêtement, on s'y attendait vu les derniers chiffres", reconnait Vinciane Morel. "Mais on doit se remettre autour de la table et réfléchir à d'importantes mesures de soutien et de relance, car les perspectives sont de moins en moins bonnes." La porte-parole de l'Alliance des fédérations belges de l'événementiel espère le soutien du gouvernement pour éviter des "faillites monstrueuses". Selon ses calculs, la perte de chiffres d'affaires se compte en milliard d'euros dans le secteur. Vinciane Morel demande aussi aux citoyens de respecter les règles sanitaires afin que la situation puisse être endiguée. "On a déjà fait un trait sur 2020, on aimerait ne pas devoir faire de même pour 2021", souligne-t-elle. Et de rappeler que pour l'Alliance, la santé publique passe avant tout. "On respecte les décisions du CNS car ce sont les experts", dit-elle, avant de toutefois nuancer: "on reste persuadés qu'un événement de 100 personnes bien organisé peut être mieux encadré qu'une fête de famille d'une dizaine de personnes." Espoirs et déceptions Le secteur de l'événementiel compare ces dernières semaines à un yo-yo, oscillant entre espoirs et déceptions. "On accepte de patienter encore un mois mais on espère pouvoir reprendre nos activités en septembre. Cela ne sera possible que si tous les citoyens y mettent du leur", rappelle Vinciane Morel. En plus de ces requêtes, le porte-parole de la Brussels By Night Federation, Lorenzo Serra, proposait jeudi, comme solution pour ouvrir les boîtes en sécurité, le tracing par application. Ainsi, toutes les personnes testées positives seraient repérables et devraient observer des quarantaines, et leurs contacts récents devraient se faire tester. Via l'application, les établissements pourraient gérer les droits d'accès et permettre des soirées en toute sécurité. L'association se montre néanmoins toujours défaitiste et ne pense pas pouvoir rouvrir en 2020. Elle appelle le gouvernement à prendre position pour le monde de la nuit et à mettre en place des aides rapidement. Pour la Fédération flamande des festivals de musique, restreindre la foule à 200 personnes sonne le glas de certains événements. Le porte-parole, Serge Platel, explique que "cela n'était déjà pas rentable pour 400 personnes, avec une nouvelle réduction de moitié du nombre de spectateurs autorisés, c'est complètement terminé pour de nombreux organisateurs". Lui aussi comprend la décision du CNS, mais espère des mesures de soutien, qui permettront au secteur de garder la tête hors de l'eau. Salons et de foires commerciales Seul l'organisateur de salons et de foires commerciales Fisa s'estime à l'abri des restrictions imposées par le CNS. Un arrêté ministériel publié au Moniteur belge vendredi a, en effet, retiré les foires commerciales et salons de la catégorie de l'événementiel pour les inclure dans celle des marchés, des grandes surfaces et des brocantes. "On reste néanmoins inquiets par rapport à l'évolution des chiffres car le gouvernement pourrait décider d'interrompre nos activités aussi, si la hausse du nombre de cas se maintient", indique Frédéric François, directeur des opérations de Fisa.