Avant les sanctions, la Russie exportait pour plus de 405 milliards de dollars. Cette source de revenus ne provenait pas seulement du gaz et du pétrole. Le pétrole brut (123 milliards de dollars), le pétrole raffiné (66,2 milliards) et le gaz naturel (26,3 milliards) sont des sources de revenus cruciales pour les caisses de l'Etat russe. D'autres matières premières ne rapportent peut-être pas autant à la Russ...

Avant les sanctions, la Russie exportait pour plus de 405 milliards de dollars. Cette source de revenus ne provenait pas seulement du gaz et du pétrole. Le pétrole brut (123 milliards de dollars), le pétrole raffiné (66,2 milliards) et le gaz naturel (26,3 milliards) sont des sources de revenus cruciales pour les caisses de l'Etat russe. D'autres matières premières ne rapportent peut-être pas autant à la Russie. Le pays est le premier exportateur mondial de blé (8,12 milliards de dollars), de produits sidérurgiques semi-finis (6,99 milliards de dollars), de nickel (4,03 milliards de dollars) et d'engrais azotés (3,05 milliards de dollars).Les pays qui imposent des sanctions risquent de s'étriper économiquement si les importations en provenance de Russie se tarissent.Le blé russe est principalement destiné à l'Afrique du Nord. Le prix du blé a augmenté de plus de 50 % depuis l'invasion de l'Ukraine. Russie et l'Ukraine produisent ensemble près d'un tiers du blé mondial. L'exportation se fait normalement via les ports de la mer Noire, mais ceux-ci se trouvent désormais dans des zones de guerre. Le prix du nickel, qui est notamment utilisé dans les batteries des voitures électriques, est également en forte hausse. Au cours des deux dernières semaines, le prix du métal a doublé. Le London Metal Exchange a même arrêté le commerce du nickel. Nos agriculteurs vont également ressentir les conséquences de ces sanctions. L'Europe est un important consommateur d'engrais russes. Les prix étaient déjà élevés, mais en réaction aux sanctions annoncées, la Russie veut arrêter l'exportation d'engrais vers l'Europe.