Les partenaires sociaux ne trouvent pas d’accord sur le deal pour l’emploi

Alexander De Croo

Syndicats et patronat ne sont pas parvenus à s’entendre sur l’avant-projet de deal pour l’emploi. Aucun accord n’a vu le jour non plus concernant une intervention dans les frais de carburant des personnes se rendant en voiture à leur travail. Les deux dossiers atterrissent donc sur la table du gouvernement.

Le gouvernement veut voir plus de personnes actives. Un deal pour l’emploi a été conclu mi-février. L’objectif est notamment d’essayer de dégager des possibilités de travailler pendant quatre jours afin d’avoir un meilleur équilibre entre les vies professionnelle et privée.

Les entreprises doivent également pouvoir développer plus facilement des activités de commerce en ligne. Le gouvernement souhaite par ailleurs mieux protéger les coursiers se déplaçant à vélo. Le gouvernement avait donc demandé un avis aux syndicats et aux employeurs. Mais les parties réunies au sein du Conseil national du travail ont échoué à trouver un accord.

Pour la Fédération des entreprises de Belgique, les notes positives présentes dans l’avant-projet “sont inextricablement liées à toute une série d’obligations supplémentaires. Les employeurs sont convaincus que cela générera encore plus de bureaucratie et de charges administratives.

Méfiance

Cela témoigne en fin de compte d’une méfiance absolue à l’égard des entreprises. En outre, l’avant-projet est truffé d’entraves supplémentaires, qui réduisent la flexibilité dont une entreprise a besoin.”

La balle revient donc dans le camp gouvernemental en même temps que la question d’une indemnité pour des déplacements domicile-travail effectués en voiture. Aucun accord sur ce point n’a été dégagé au sein du Groupe des Dix. Lors de la constitution du budget début mars, le gouvernement avait dégagé une enveloppe de 30 millions d’euros. Les partenaires sociaux devaient convenir d’une répartition de cette manne. Sans succès donc. Les syndicats estiment ce montant insuffisant. Les employeurs reprochent aux syndicats de ne pas être en mesure de déterminer le groupe de travailleurs qui aura le plus besoin de cette aide.

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