Christine Mattheeuws du SNI, se montre déçue des décisions du Conseil National de Sécurité. "Les entreprises parmi lesquelles l'industrie, les services B2B te les magasins de tissus pourront redémarrer le 4 mai, sous réserve du respect de la distanciation sociale, le commerce seulement le 11 mai."

Une deuxième fois déçus

"Ce n'est pas seulement dommage pour les magasins de vélos, de peinture et d'électro qui, pour la deuxième fois de suite, pensaient pouvoir démarrer. La semaine dernière, ils avaient déjà été laissés de côté parce qu'ils n'étaient pas considérés comme des magasins de bricolage. C'est aussi dommage pour les fleuristes qui devraient ouvrir le lendemain de la fête des mères. Eux aussi sont maintenant déçus pour la deuxième fois après avoir vu la semaine dernière que les jardineries ont été autorisées à ouvrir."

De préférence une reprise rapide mais réfléchie

"En outre, nous voyons beaucoup d'entreprises qui ont pris des mesures (drastiques) pour garantir la sécurité. Ces mesures vont du réaménagement du magasin, à l'offre de gel en passant par la désinfection des postes de travail et des équipements de protection individuelle. De nombreux commerces n'ont pas besoin de 16 jours supplémentaires pour redémarrer. Le SNI aurait espéré que les commerces puissent redémarrer lentement dès le 04 mai par exemple en laissant travailler autant que possible les commerces de produits non essentiels sur rendez-vous ou en veillant à ce que les personnes ayant un numéro de maison pair ne fassent pas leurs achats en même temps que celles ayant un numéro impair... Ce ne sont là que quelques idées."

Le chant du cygne pour de nombreuses entreprises

"Les boulangers, les bouchers et les magasins de proximité mais également les grands magasins se sont comportés de manière disciplinée." Ouvrir les commerces seulement le 11 mai au lieu du 4 mai, aura pour conséquence que des milliers d'entrepreneurs devront mettre la clé sous le paillasson. Les petites entreprises disposent de beaucoup moins de marge de manoeuvre pour faire face à cette crise et, en même temps, elles peuvent beaucoup mieux superviser la sécurité. Déjà 52 % des entrepreneurs sont confrontés à des problèmes de liquidités, ce qui signifie qu'ils ne peuvent plus payer leurs dettes. Ce chiffre augmente chaque semaine.

Le SNI trouve décevant qu'aucune mesure de soutien supplémentaire ne soit annoncée pour le moment. "Les entreprises qui sont obligées de rester fermées doivent recevoir une compensation pendant toute la période de fermeture obligatoire. Si non, ce sera la fin de milliers d'entreprises".

"Une décision qui fait mal, mais qui donne une perspective" (Comeos)

La fédération du commerce et des services Comeos a réagi, vendredi soir, au plan de déconfinement. Parlant de la prolongation de la fermeture forcée des magasins jusqu'au 11 mai comme d'une mesure dure, l'organisation souligne néanmoins que la décision "offre une perspective claire".

Les magasins étaient "tout à fait prêts" à rouvrir le 4 mai, explique le CEO de l'organisation Dominique Michel. Ils devront néanmoins patienter jusqu'au 11 mai, d'après la décision du CNS. Néanmoins, "le fait que tous les magasins puissent rouvrir en même temps est positif", reconnaît M. Michel.

"Chaque jour, les magasins qui doivent rester fermés perdent ensemble 140 millions d'euros. La prolongation de la fermeture obligatoire jusqu'au 11 mai signifie presque deux milliards d'euros de pertes supplémentaires de chiffre d'affaires. Ce sont des milliers d'emplois qui sont ainsi en danger", avertit cependant le CEO, qui demande par ailleurs l'établissement de mesures de soutient supplémentaires pour le commerce.

"Les dommages sont énormes. Tout doit à présent être fait pour éviter les fermetures et les pertes d'emplois", conclut Dominique Michel.

Christine Mattheeuws du SNI, se montre déçue des décisions du Conseil National de Sécurité. "Les entreprises parmi lesquelles l'industrie, les services B2B te les magasins de tissus pourront redémarrer le 4 mai, sous réserve du respect de la distanciation sociale, le commerce seulement le 11 mai." Une deuxième fois déçus "Ce n'est pas seulement dommage pour les magasins de vélos, de peinture et d'électro qui, pour la deuxième fois de suite, pensaient pouvoir démarrer. La semaine dernière, ils avaient déjà été laissés de côté parce qu'ils n'étaient pas considérés comme des magasins de bricolage. C'est aussi dommage pour les fleuristes qui devraient ouvrir le lendemain de la fête des mères. Eux aussi sont maintenant déçus pour la deuxième fois après avoir vu la semaine dernière que les jardineries ont été autorisées à ouvrir." De préférence une reprise rapide mais réfléchie "En outre, nous voyons beaucoup d'entreprises qui ont pris des mesures (drastiques) pour garantir la sécurité. Ces mesures vont du réaménagement du magasin, à l'offre de gel en passant par la désinfection des postes de travail et des équipements de protection individuelle. De nombreux commerces n'ont pas besoin de 16 jours supplémentaires pour redémarrer. Le SNI aurait espéré que les commerces puissent redémarrer lentement dès le 04 mai par exemple en laissant travailler autant que possible les commerces de produits non essentiels sur rendez-vous ou en veillant à ce que les personnes ayant un numéro de maison pair ne fassent pas leurs achats en même temps que celles ayant un numéro impair... Ce ne sont là que quelques idées." Le chant du cygne pour de nombreuses entreprises"Les boulangers, les bouchers et les magasins de proximité mais également les grands magasins se sont comportés de manière disciplinée." Ouvrir les commerces seulement le 11 mai au lieu du 4 mai, aura pour conséquence que des milliers d'entrepreneurs devront mettre la clé sous le paillasson. Les petites entreprises disposent de beaucoup moins de marge de manoeuvre pour faire face à cette crise et, en même temps, elles peuvent beaucoup mieux superviser la sécurité. Déjà 52 % des entrepreneurs sont confrontés à des problèmes de liquidités, ce qui signifie qu'ils ne peuvent plus payer leurs dettes. Ce chiffre augmente chaque semaine. Le SNI trouve décevant qu'aucune mesure de soutien supplémentaire ne soit annoncée pour le moment. "Les entreprises qui sont obligées de rester fermées doivent recevoir une compensation pendant toute la période de fermeture obligatoire. Si non, ce sera la fin de milliers d'entreprises"."Une décision qui fait mal, mais qui donne une perspective" (Comeos) La fédération du commerce et des services Comeos a réagi, vendredi soir, au plan de déconfinement. Parlant de la prolongation de la fermeture forcée des magasins jusqu'au 11 mai comme d'une mesure dure, l'organisation souligne néanmoins que la décision "offre une perspective claire".Les magasins étaient "tout à fait prêts" à rouvrir le 4 mai, explique le CEO de l'organisation Dominique Michel. Ils devront néanmoins patienter jusqu'au 11 mai, d'après la décision du CNS. Néanmoins, "le fait que tous les magasins puissent rouvrir en même temps est positif", reconnaît M. Michel. "Chaque jour, les magasins qui doivent rester fermés perdent ensemble 140 millions d'euros. La prolongation de la fermeture obligatoire jusqu'au 11 mai signifie presque deux milliards d'euros de pertes supplémentaires de chiffre d'affaires. Ce sont des milliers d'emplois qui sont ainsi en danger", avertit cependant le CEO, qui demande par ailleurs l'établissement de mesures de soutient supplémentaires pour le commerce. "Les dommages sont énormes. Tout doit à présent être fait pour éviter les fermetures et les pertes d'emplois", conclut Dominique Michel.