"Tu ne le portes pas ? Vends-le !" Vous avez sûrement déjà entendu ce slogan publicitaire. C'est celui de Vinted, une application mobile de seconde main. Créée en 2008, cette marque lituanienne revendique aujourd'hui 45 millions d'utilisateurs. Et l'objectif du groupe est clair: "l'univers de la seconde main a dépassé les frontières des friperies. Notre mission : faire de la seconde main le premier choix dans le monde" peut-on lire sur leur site.

Bien que ces slogans soient avant tout commerciaux, le succès de la seconde main est bel et bien réel et est en train de transformer le marché du textile. S'il y a quelques années, les friperies ne bénéficiaient pas d'une image très flatteuse, elles sont aujourd'hui privilégiées par bon nombre de consommateurs. L'Institut français de la mode publiait une étude en 2019 révélant que 56% des femmes américaines achetaient de la seconde main. Elles sont 42% en France, 34% en Italie et 33% en Allemagne. Et les marques de vêtements ont bien senti le vent tourner.

Kiabi, La Redoute, H&M ... à chacun sa méthode

Pour le site de mode en ligne La Redoute, c'est une toute nouvelle plateforme de vente qui a vu le jour: La Reboucle. Les particuliers sont invités à revendre leurs vêtements ou à acheter des articles de seconde main. Afin de continuer à promouvoir la marque, le site propose aux vendeurs une rémunération en e-carte cadeau créditée de 25% supplémentaire. Même principe chez Kiabi, où le vendeur peut choisir d'être rémunéré en bon d'achat crédité de 20% supplémentaire. Une manière de garder les clients sur la plateforme.

Du côté de Zalando, la marque a également opté pour une rémunération en carte cadeau ou même en don redistribué à une association caritative. Pour H&M et sa plateforme de seconde main Sellpy, la stratégie est un peu différente. Ici, c'est la marque qui s'occupe de la vente et les bénéfices sont partagés avec le vendeur. Enfin, la marque allemande About you a présenté, ces derniers jours, sa collection Seconde love constituée de vêtements de seconde main.

Un mouvement porté par les consommateurs

Les consommateurs agissent souvent pour deux raisons : éthique et économique. Ainsi, Clarisse, 17 ans, indique que la seconde main "limite la fast-fashion, même si certains vêtements en sont issus. Au moins, ils sont réutilisés." Ce que confirme Elodie, 27 ans, pour qui "le but est de ne plus participer à l'industrie de la fast-fashion qui est responsable d'énormes problèmes environnementaux". Enfin, Coline, 26 ans, avoue avoir été une consommatrice de la fast-fashion mais "suite à la diffusion de reportages, j'ai réalisé que certaines marques exploitent des populations entières avec des conditions de travail indécentes." Cela semble donc logique que ces mêmes marques créatrices de la fast-fashion cherchent aujourd'hui à redorer leur blason.

Trouver des vêtements de marque à petit prix est aussi ce qui pousse certains consommateurs à se tourner vers la seconde main. Pour Fanny, 25 ans, c'est l'opportunité d'acheter "des équipements spéciaux pour le sport qui sont très techniques et très onéreux lorsqu'ils sont achetés neufs". Ce qui est également le cas pour Christel, 52 ans, pour qui la seconde main "permet d'acheter des vêtements de marque que je ne pourrai pas me permettre d'acheter neufs".

Aurore Dessaigne

"Tu ne le portes pas ? Vends-le !" Vous avez sûrement déjà entendu ce slogan publicitaire. C'est celui de Vinted, une application mobile de seconde main. Créée en 2008, cette marque lituanienne revendique aujourd'hui 45 millions d'utilisateurs. Et l'objectif du groupe est clair: "l'univers de la seconde main a dépassé les frontières des friperies. Notre mission : faire de la seconde main le premier choix dans le monde" peut-on lire sur leur site.Bien que ces slogans soient avant tout commerciaux, le succès de la seconde main est bel et bien réel et est en train de transformer le marché du textile. S'il y a quelques années, les friperies ne bénéficiaient pas d'une image très flatteuse, elles sont aujourd'hui privilégiées par bon nombre de consommateurs. L'Institut français de la mode publiait une étude en 2019 révélant que 56% des femmes américaines achetaient de la seconde main. Elles sont 42% en France, 34% en Italie et 33% en Allemagne. Et les marques de vêtements ont bien senti le vent tourner.Pour le site de mode en ligne La Redoute, c'est une toute nouvelle plateforme de vente qui a vu le jour: La Reboucle. Les particuliers sont invités à revendre leurs vêtements ou à acheter des articles de seconde main. Afin de continuer à promouvoir la marque, le site propose aux vendeurs une rémunération en e-carte cadeau créditée de 25% supplémentaire. Même principe chez Kiabi, où le vendeur peut choisir d'être rémunéré en bon d'achat crédité de 20% supplémentaire. Une manière de garder les clients sur la plateforme.Du côté de Zalando, la marque a également opté pour une rémunération en carte cadeau ou même en don redistribué à une association caritative. Pour H&M et sa plateforme de seconde main Sellpy, la stratégie est un peu différente. Ici, c'est la marque qui s'occupe de la vente et les bénéfices sont partagés avec le vendeur. Enfin, la marque allemande About you a présenté, ces derniers jours, sa collection Seconde love constituée de vêtements de seconde main.Les consommateurs agissent souvent pour deux raisons : éthique et économique. Ainsi, Clarisse, 17 ans, indique que la seconde main "limite la fast-fashion, même si certains vêtements en sont issus. Au moins, ils sont réutilisés." Ce que confirme Elodie, 27 ans, pour qui "le but est de ne plus participer à l'industrie de la fast-fashion qui est responsable d'énormes problèmes environnementaux". Enfin, Coline, 26 ans, avoue avoir été une consommatrice de la fast-fashion mais "suite à la diffusion de reportages, j'ai réalisé que certaines marques exploitent des populations entières avec des conditions de travail indécentes." Cela semble donc logique que ces mêmes marques créatrices de la fast-fashion cherchent aujourd'hui à redorer leur blason. Trouver des vêtements de marque à petit prix est aussi ce qui pousse certains consommateurs à se tourner vers la seconde main. Pour Fanny, 25 ans, c'est l'opportunité d'acheter "des équipements spéciaux pour le sport qui sont très techniques et très onéreux lorsqu'ils sont achetés neufs". Ce qui est également le cas pour Christel, 52 ans, pour qui la seconde main "permet d'acheter des vêtements de marque que je ne pourrai pas me permettre d'acheter neufs". Aurore Dessaigne