En "mode survie", l'expression est forte, très forte ! Mais Jean-Luc Maurange, le CEO de John Cockerill, sait de quoi il parle. Ce Français d'origine, et Liégeois de coeur, dirige avec brio John Cockerill, une multinationale avec 6.000 employés, présente dans 28 pays et qui réalise un chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros. Le cri du coeur de Jean-Luc Maurange démontre qu'on est loin de l'image d'Epinal qui voudrait que les grandes entreprises souffrent moins que les plus petites. D'ailleurs, le CEO de John Cockerill a annoncé qu'il a dû mettre 50% de son personnel ouvrier en chômage technique, et il pense que cela devrait affecter les cadres aussi. Ce n'est qu'une question de temps, hélas.

Comme tous les patrons d'entreprise, il a réagi en trois temps :

- Premièrement, c'est de s'assurer que le risque sanitaire est contrôlé et que les collaborateurs ne risquent pas d'être contaminés.

- Deuxièmement, c'est de s'assurer, vaille que vaille, de la continuité de l'entreprise ou au minimum d'une bonne partie de ses entités.

- Troisièmement, c'est de suivre la trésorerie au millimètre. C'est la raison pour laquelle, il espère que les banques vont se montrer compréhensives.

Justement, cela tombe bien, le gouvernement vient de trouver un accord pour permettre aux entreprises belges de passer ce cap difficile. Accord passé en concertation avec la banque nationale de Belgique et le secteur bancaire privé.

En résumé, l'Etat fédéral va donner sa garantie à hauteur de 50 milliards d'euros pour le secteur bancaire. Je n'entre pas dans les détails mais en gros l'idée est d'éviter que des entreprises basculent non pas en mode survie mais en mode faillite à cause des conséquences du coronavirus. Mais attention, l'Etat fédéral met aussi quelques garde-fous, et c'est normal : l'idée est d'aider des entreprises saines et non pas des entreprises qui avaient déjà des difficultés avant l'épidémie de corona. L'Etat veut évidemment éviter des effets d'aubaine ; comme l'argent public est rare, il faut bien entendu le diriger vers les entreprises qui étaient saines avant l'arrivée de ce virus. Raison pour laquelle les entreprises, qui avaient déjà des retards de paiement au 1er février dernier, ne seront pas concernées par cet accord entre l'Etat et les banques.

Le positif dans cette histoire, c'est qu'à situation extraordinaire, moyens extraordinaires ; c'est d'ailleurs la grande différence avec la crise financière de 2008. Ici l'Etat, la commission européenne, la banque centrale européenne, toutes ces institutions ont réagi très, très vite. Souvenez-vous en 2008 quand la crise a éclaté, on passait son temps de sommet européen en sommet européen, au moins ce virus nous aura évité toutes ces palabres. C'est déjà un point positif qu'il faut souligner dans ce déluge d'informations négatives.

Informations négatives que je vous engage à ne lire ou à n'écouter que par intermittences pour garder le moral et en évitant d'y exposer vos enfants comme le recommandent certains spécialistes. Face à une situation stressante, le moral est un allié précieux ! Protégez-le en faisant une cure d'informations négatives, mais une cure ne veut pas dire nier la réalité mais simplement se protéger d'un déluge d'infos négatives. N'oubliez pas que la peur est un bon produit pour certains médias car la peur est, elle, aussi virale.

En "mode survie", l'expression est forte, très forte ! Mais Jean-Luc Maurange, le CEO de John Cockerill, sait de quoi il parle. Ce Français d'origine, et Liégeois de coeur, dirige avec brio John Cockerill, une multinationale avec 6.000 employés, présente dans 28 pays et qui réalise un chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros. Le cri du coeur de Jean-Luc Maurange démontre qu'on est loin de l'image d'Epinal qui voudrait que les grandes entreprises souffrent moins que les plus petites. D'ailleurs, le CEO de John Cockerill a annoncé qu'il a dû mettre 50% de son personnel ouvrier en chômage technique, et il pense que cela devrait affecter les cadres aussi. Ce n'est qu'une question de temps, hélas.Comme tous les patrons d'entreprise, il a réagi en trois temps : - Premièrement, c'est de s'assurer que le risque sanitaire est contrôlé et que les collaborateurs ne risquent pas d'être contaminés. - Deuxièmement, c'est de s'assurer, vaille que vaille, de la continuité de l'entreprise ou au minimum d'une bonne partie de ses entités. - Troisièmement, c'est de suivre la trésorerie au millimètre. C'est la raison pour laquelle, il espère que les banques vont se montrer compréhensives.Justement, cela tombe bien, le gouvernement vient de trouver un accord pour permettre aux entreprises belges de passer ce cap difficile. Accord passé en concertation avec la banque nationale de Belgique et le secteur bancaire privé.En résumé, l'Etat fédéral va donner sa garantie à hauteur de 50 milliards d'euros pour le secteur bancaire. Je n'entre pas dans les détails mais en gros l'idée est d'éviter que des entreprises basculent non pas en mode survie mais en mode faillite à cause des conséquences du coronavirus. Mais attention, l'Etat fédéral met aussi quelques garde-fous, et c'est normal : l'idée est d'aider des entreprises saines et non pas des entreprises qui avaient déjà des difficultés avant l'épidémie de corona. L'Etat veut évidemment éviter des effets d'aubaine ; comme l'argent public est rare, il faut bien entendu le diriger vers les entreprises qui étaient saines avant l'arrivée de ce virus. Raison pour laquelle les entreprises, qui avaient déjà des retards de paiement au 1er février dernier, ne seront pas concernées par cet accord entre l'Etat et les banques.Le positif dans cette histoire, c'est qu'à situation extraordinaire, moyens extraordinaires ; c'est d'ailleurs la grande différence avec la crise financière de 2008. Ici l'Etat, la commission européenne, la banque centrale européenne, toutes ces institutions ont réagi très, très vite. Souvenez-vous en 2008 quand la crise a éclaté, on passait son temps de sommet européen en sommet européen, au moins ce virus nous aura évité toutes ces palabres. C'est déjà un point positif qu'il faut souligner dans ce déluge d'informations négatives.Informations négatives que je vous engage à ne lire ou à n'écouter que par intermittences pour garder le moral et en évitant d'y exposer vos enfants comme le recommandent certains spécialistes. Face à une situation stressante, le moral est un allié précieux ! Protégez-le en faisant une cure d'informations négatives, mais une cure ne veut pas dire nier la réalité mais simplement se protéger d'un déluge d'infos négatives. N'oubliez pas que la peur est un bon produit pour certains médias car la peur est, elle, aussi virale.