Selon une étude de l'assureur crédit, on pourrait s'attendre à ce que le nombre de faillites en Belgique augmente de 4% cette année. Plus tôt cette année, une estimation avait fixé l'augmentation des faillites à 2%. La principale raison de cette multiplication par deux ? Les tensions économiques internationales.

"Nous constatons que les incertitudes mondiales pèsent sur l'économie belge. En plus de l'économie en effervescence en Allemagne, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et les risques d'un no-deal pour le brexit affectent clairement les entreprises belges ", déclare Christophe Cherry, Managing Director Belgique et Luxembourg chez Atradius.

Le nombre de faillites n'a pas seulement augmenté en Belgique, mais aussi chez ses principaux partenaires commerciaux, l'Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis. Comme la Belgique, nos cinq principaux partenaires commerciaux ne se portent pas aux mieux, avec une augmentation moyenne de 5 % du nombre de faillites, soit le double de la moyenne mondiale de 2,7 %.

"L'Allemagne, principal partenaire commercial de la Belgique, et son économie, subissent d'énormes pressions. Après dix ans de baisse du nombre de faillites en Allemagne, la plus grande économie de la zone euro s'attend à une augmentation pour la première fois cette année", analyse également le communiqué.

"Outre l'Allemagne, le Royaume-Uni est également soumis à de fortes pressions. Le quatrième partenaire commercial de notre pays est le plus important d'Europe, avec une augmentation des faillites d'une année à l'autre de pas moins de 8,9% au premier semestre 2019. Au total, le nombre de faillites au Royaume-Uni, avec une incertitude croissante concernant le Brexit, devrait même atteindre 10% : le pourcentage le plus élevé en Europe."

Qui s'en sort bien ?

"Malgré l'augmentation mondiale du nombre de dossiers de faillites, il y a aussi quelques pays dans le monde qui se porteront bien en 2019. Selon les chiffres d'Atradius "la Finlande et la Norvège devraient enregistrer moins de faillites cette année qu'en 2018, le Danemark et la Suède restent stables, bien que ces pays sortent tout juste d'un creux avec un nombre plus élevé de faillites en 2018 qu'en 2017. Les pays du PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne) obtiennent généralement de meilleurs résultats que la Belgique et ses voisins. La Grèce va aussi beaucoup mieux. On s'attend à ce que le pays soit de moins en moins confrontés à des faillites au cours des deux prochaines années."

Christophe Cherry ne voit qu'une seule exception pour les pays du PIGS : "Le pays du PIGS qui n'est pas inclus ici est l'Italie. On s'attend à ce que le nombre de faillites augmente à nouveau cette année pour la première fois depuis 2014. L'agitation politique qui y règne va faire renaître les incertitudes que connaissent les entreprises."