Il y a quelques jours, nous vous racontions l'histoire de la société automobile Aspel, qui fabrique désormais des poignées de porte alternatives pour les maisons de repos et les hôpitaux. En plus de cette entreprise, d'autres se réinventent aussi pour essayer d'apporter leur pierre à l'édifice.

Du côté des grandes entreprises

Face à la pénurie de gel hydroalcoolique en Belgique, les distilleries Rubbens, De Moor, Filliers, Biercée et Alken-Maes ont décidé d'agir. Ces entreprises fabriquant d'habitude de l'alcool pour ravir vos palais, produisent désormais aussi des solutions pour se désinfecter les mains ou pour réaliser des tests. Dans le même temps, la Raffinerie Tirlemontoise produit aussi du gel désinfectant dans son usine d'agrocarburant et les distribue gratuitement.

D'un autre côté, la pénurie de masques et de visières sévit aussi. Dans cette optique, Deltrian, spécialisée dans la fabrication de filtres à destination des hôpitaux, aux biotechs ou au secteur automobile a été réquisitionnée par la Région Wallonne pour en réaliser. Elle devrait être capable d'ici quelques semaines de produire quelques millions de masques par mois. En Flandre, les sociétés Van Heurck (producteur de vêtements de protection) et ECA (producteur de revêtement pour habitacle de voiture) vont commencer à produire des masques chirurgicaux et FFP2 dans les jours qui viennent. À termes, elles devraient être capables d'en fournir 190 millions par an. De plus, ce 24 avril, le patron de la société Ice-Watch, Jean-Pierre Lutgen, a annoncé que son entreprise allait produire 5 millions de masques. Ceux-ci seront disponibles à la mi-mai et coûteront entre 20 et 29 euros.

Dans les plus petites entreprises

Les petits producteurs de masques fleurissent un peu partout. Faute d'approvisionnement par le gouvernement, énormément de petites entreprises se rassemblent pour essayer de fournir des masques artisanaux à la population. Parmi celles-ci, Vano, une entreprise wavrienne de tissus d'ameublements et de petits mobiliers, a d'abord fait dons de ses tissus à des associations pour ensuite mettre son équipe à l'oeuvre. Les masques aujourd'hui en confection seront gratuits et livrés dans les prochains jours à une entreprise de soins palliatifs à domicile. Dans le même temps, Entranam, une entreprise namuroise de travail adapté et notament spécialisée en menuiserie et en soudures, a entamé elle aussi la production de masques en tissus.

Dans un autre registre d'adaptation, puisque depuis quelques semaines Amazon France ne peut plus délivrer des livres à ses clients, certains libraires belges s'en réjouissent. C'est le cas de Marc Filipson, le patron de la librairie Filigranes à Bruxelles. Profitant du contexte actuel, il avance le lancement de sa librairie en ligne, mettant en avant les coups de coeur de ses employés. Une manière de ravir les amateurs de livres.

Il y a quelques jours, nous vous racontions l'histoire de la société automobile Aspel, qui fabrique désormais des poignées de porte alternatives pour les maisons de repos et les hôpitaux. En plus de cette entreprise, d'autres se réinventent aussi pour essayer d'apporter leur pierre à l'édifice.Face à la pénurie de gel hydroalcoolique en Belgique, les distilleries Rubbens, De Moor, Filliers, Biercée et Alken-Maes ont décidé d'agir. Ces entreprises fabriquant d'habitude de l'alcool pour ravir vos palais, produisent désormais aussi des solutions pour se désinfecter les mains ou pour réaliser des tests. Dans le même temps, la Raffinerie Tirlemontoise produit aussi du gel désinfectant dans son usine d'agrocarburant et les distribue gratuitement.D'un autre côté, la pénurie de masques et de visières sévit aussi. Dans cette optique, Deltrian, spécialisée dans la fabrication de filtres à destination des hôpitaux, aux biotechs ou au secteur automobile a été réquisitionnée par la Région Wallonne pour en réaliser. Elle devrait être capable d'ici quelques semaines de produire quelques millions de masques par mois. En Flandre, les sociétés Van Heurck (producteur de vêtements de protection) et ECA (producteur de revêtement pour habitacle de voiture) vont commencer à produire des masques chirurgicaux et FFP2 dans les jours qui viennent. À termes, elles devraient être capables d'en fournir 190 millions par an. De plus, ce 24 avril, le patron de la société Ice-Watch, Jean-Pierre Lutgen, a annoncé que son entreprise allait produire 5 millions de masques. Ceux-ci seront disponibles à la mi-mai et coûteront entre 20 et 29 euros.Les petits producteurs de masques fleurissent un peu partout. Faute d'approvisionnement par le gouvernement, énormément de petites entreprises se rassemblent pour essayer de fournir des masques artisanaux à la population. Parmi celles-ci, Vano, une entreprise wavrienne de tissus d'ameublements et de petits mobiliers, a d'abord fait dons de ses tissus à des associations pour ensuite mettre son équipe à l'oeuvre. Les masques aujourd'hui en confection seront gratuits et livrés dans les prochains jours à une entreprise de soins palliatifs à domicile. Dans le même temps, Entranam, une entreprise namuroise de travail adapté et notament spécialisée en menuiserie et en soudures, a entamé elle aussi la production de masques en tissus.Dans un autre registre d'adaptation, puisque depuis quelques semaines Amazon France ne peut plus délivrer des livres à ses clients, certains libraires belges s'en réjouissent. C'est le cas de Marc Filipson, le patron de la librairie Filigranes à Bruxelles. Profitant du contexte actuel, il avance le lancement de sa librairie en ligne, mettant en avant les coups de coeur de ses employés. Une manière de ravir les amateurs de livres.