Les autrices de cette étude, qui se base entre autres sur un échantillon représentatif de plus de 1.200 collaborateurs en entreprises familiales et non familiales mais aussi sur une série d'entretiens et de tables rondes, sont parties du constat que les entreprises familiales éprouvent de grandes difficultés à trouver et conserver du personnel compétent et motivé. C'est même le premier souci majeur de leurs dirigeants. Cela s'explique notamment par le fait que ces entreprises apparaissent comme moins innovantes et laissant moins de possibilité de formation ou de promotion.

Or, à en croire l'étude de la Chaire Familles en Entreprises de l'Ichec, qui fait l'objet d'un livre publié ce jeudi, un jeune non diplômé gagnera mieux sa vie dans une entreprise familiale. En effet, 80% des répondants âgés de 18 à 34 ans, sans diplôme, qui travaillent en entreprise familiale déclarent avoir un salaire supérieur à 2.100 euros brut, contre seulement 61% des répondants qui sont dans une entreprise non familiale.

L'intégration d'un nouveau travailleur et son développement semblent en outre facilités: 57% des répondants en entreprise familiale de 100 à 500 employés ont changé de poste contre 34% des répondants en entreprise non familiale. Quant aux ouvriers, ils sont 47% à avoir suivi une formation au cours des 12 derniers mois dans une entreprise familiale contre une part de seulement 33% dans une entreprise non familiale.

Plus de loyauté des collaborateurs

Le caractère familial d'une société entraîne également une plus grande loyauté des travailleurs et la confiance réciproque entre travailleur et dirigeant y apparaît plus importante.

Autre constat: "les dirigeants d'entreprise familiale vont rester plus longtemps en place, 25 ans en moyenne, ce qui permet d'instaurer une vision à long terme", souligne Marine Falize, directrice de la Chaire Familles en Entreprises, qui se demande au passage si "les entreprises familiales ne seront donc pas plus pérennes et plus résilientes dans la crise que nous connaissons aujourd'hui".

Il est vrai toutefois que certains responsables d'entreprises non familiales ont à coeur d'y entretenir une ambiance familiale et que certaines entreprises familiales, comme le groupe automobile Toyota, ne correspondent pas toujours à l'idée que l'on s'en fait.

Les sociétés familiales occupent une place de choix au sein de l'économie belge. Elles représentent 77% des entreprises belges, génèrent 45% de l'emploi et pèsent un tiers du produit intérieur brut (PIB) de la Belgique.

Les autrices de cette étude, qui se base entre autres sur un échantillon représentatif de plus de 1.200 collaborateurs en entreprises familiales et non familiales mais aussi sur une série d'entretiens et de tables rondes, sont parties du constat que les entreprises familiales éprouvent de grandes difficultés à trouver et conserver du personnel compétent et motivé. C'est même le premier souci majeur de leurs dirigeants. Cela s'explique notamment par le fait que ces entreprises apparaissent comme moins innovantes et laissant moins de possibilité de formation ou de promotion. Or, à en croire l'étude de la Chaire Familles en Entreprises de l'Ichec, qui fait l'objet d'un livre publié ce jeudi, un jeune non diplômé gagnera mieux sa vie dans une entreprise familiale. En effet, 80% des répondants âgés de 18 à 34 ans, sans diplôme, qui travaillent en entreprise familiale déclarent avoir un salaire supérieur à 2.100 euros brut, contre seulement 61% des répondants qui sont dans une entreprise non familiale. L'intégration d'un nouveau travailleur et son développement semblent en outre facilités: 57% des répondants en entreprise familiale de 100 à 500 employés ont changé de poste contre 34% des répondants en entreprise non familiale. Quant aux ouvriers, ils sont 47% à avoir suivi une formation au cours des 12 derniers mois dans une entreprise familiale contre une part de seulement 33% dans une entreprise non familiale.Plus de loyauté des collaborateurs Le caractère familial d'une société entraîne également une plus grande loyauté des travailleurs et la confiance réciproque entre travailleur et dirigeant y apparaît plus importante. Autre constat: "les dirigeants d'entreprise familiale vont rester plus longtemps en place, 25 ans en moyenne, ce qui permet d'instaurer une vision à long terme", souligne Marine Falize, directrice de la Chaire Familles en Entreprises, qui se demande au passage si "les entreprises familiales ne seront donc pas plus pérennes et plus résilientes dans la crise que nous connaissons aujourd'hui". Il est vrai toutefois que certains responsables d'entreprises non familiales ont à coeur d'y entretenir une ambiance familiale et que certaines entreprises familiales, comme le groupe automobile Toyota, ne correspondent pas toujours à l'idée que l'on s'en fait. Les sociétés familiales occupent une place de choix au sein de l'économie belge. Elles représentent 77% des entreprises belges, génèrent 45% de l'emploi et pèsent un tiers du produit intérieur brut (PIB) de la Belgique.