La moyenne des investissements en R&D en Europe est de 11,1% de la valeur ajoutée des entreprises chimiques et pharmaceutiques. A lui seul, ce secteur fournit les deux tiers des investissements industriels belges en la matière.
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La moyenne des investissements en R&D en Europe est de 11,1% de la valeur ajoutée des entreprises chimiques et pharmaceutiques. A lui seul, ce secteur fournit les deux tiers des investissements industriels belges en la matière.Ce chiffre de 2,9 milliards représente les investissements dits intra-muros, c'est-à-dire provenant directement des entreprises. Il monte jusqu'à 4,5 milliards si l'on y inclut les dépenses déléguées à d'autres centres de recherche, notamment universitaires. "Cela équivaut à plus de 12 millions d'euros par jour, soit une augmentation de près de 50% en 10 ans", pointe essenscia, la fédération belge de l'industrie chimique et des sciences de la vie, dans un communiqué. Les statistiques européennes ne proposent cependant pas de comparaison entre pays prenant en compte les investissements extra-muros. "Les entreprises belges de la chimie et des sciences de la vie n'ont jamais autant investi dans la recherche et le développement, se félicite Frédéric Druck, administrateur délégué d'essenscia Wallonie-Bruxelles. Les innovations sont plus que jamais indispensables pour trouver des solutions aux défis climatiques et de santé publique. Pour y parvenir, nous avons besoin que les autorités continuent à fournir un soutien maximal et ciblé à l'innovation." Plus de 11.000 personnes, dont la moitié de femmes, travaillent dans les services R&D des entreprises chimiques et pharmaceutiques belges, ce qui représente un tiers des emplois privés dans la recherche.