La reprise s'annonce donc modérée dans le sud du pays, d'autant que la Wallonie présente un profil vulnérable compte tenu de sa structure entrepreneuriale. "Plus de 97% des entreprises en Wallonie sont des petites entités (entre 1 et 50 personnes) et l'impact de la crise est plus fort sur les TPE et les indépendants", analyse M. Elias.

C'est cette faiblesse structurelle de la Wallonie qui devrait limiter sa croissance en 2021 à 4,2% alors que la progression à l'échelle nationale est estimée à 4,8%.

"2021 sera une année de transition et 2022 devrait correspondre à un retour au niveau d'avant-crise. Ce qui veut dire qu'on aura perdu deux années de croissance", commente Pierre Elias.

Les exportations wallonnes ont baissé de 5,3% en 2020 par rapport à 2019. Le dynamisme retrouvé dans les économies avancées, comme la Chine et les États-Unis, devrait soutenir la relance des exportations wallonnes, même si celles-ci se concentrent sur peu de produits qui ont connu des tendances diverses l'an dernier.

Pas d'investissement dans l'immédiat

Quant aux investissements, de manière générale, les entrepreneurs wallons ne risquent pas de mettre rapidement la main au portefeuille étant donné que les réserves de cash sont épuisées pour toute une série d'acteurs et que d'autres évitent d'investir tant que la production n'est pas revenue à pleine capacité. Une reprise "très progressive" des investissements est envisagée avec une baisse de 18% des montants investis en 2021 par rapport à une année normale.

L'emploi reste fragile. La destruction nette de postes en 2020 en Wallonie s'est élevée à 5.500 contre une création nette de 8.000 emplois lors d'une année normale. En outre, près de 85.000 emplois se situent dans des entreprises en mauvaise posture. Quelque 99.000 personnes sont encore en chômage temporaire en Wallonie.

Interrogés sur les freins à une reprise franche de leurs activités, les patrons wallons avancent les coûts salariaux et le manque de main-d'oeuvre qualifiée. Mais la lourdeur administrative est également pointée, avec notamment l'exigence de déclaration des télétravailleurs qui s'est ajoutée il y a quelques semaines.

À l'échelle internationale, les États-Unis connaissent un bien meilleur rythme de vaccination que l'Europe et cela devrait clairement favoriser la relance économique de cette puissance, relève Pierre Elias.

L'UWE réalise ce point conjoncturel deux fois par an. Quelque 300 chefs d'entreprise wallons ont été sondés entre le 16 et le 21 avril.

La reprise s'annonce donc modérée dans le sud du pays, d'autant que la Wallonie présente un profil vulnérable compte tenu de sa structure entrepreneuriale. "Plus de 97% des entreprises en Wallonie sont des petites entités (entre 1 et 50 personnes) et l'impact de la crise est plus fort sur les TPE et les indépendants", analyse M. Elias. C'est cette faiblesse structurelle de la Wallonie qui devrait limiter sa croissance en 2021 à 4,2% alors que la progression à l'échelle nationale est estimée à 4,8%. "2021 sera une année de transition et 2022 devrait correspondre à un retour au niveau d'avant-crise. Ce qui veut dire qu'on aura perdu deux années de croissance", commente Pierre Elias. Les exportations wallonnes ont baissé de 5,3% en 2020 par rapport à 2019. Le dynamisme retrouvé dans les économies avancées, comme la Chine et les États-Unis, devrait soutenir la relance des exportations wallonnes, même si celles-ci se concentrent sur peu de produits qui ont connu des tendances diverses l'an dernier.Pas d'investissement dans l'immédiat Quant aux investissements, de manière générale, les entrepreneurs wallons ne risquent pas de mettre rapidement la main au portefeuille étant donné que les réserves de cash sont épuisées pour toute une série d'acteurs et que d'autres évitent d'investir tant que la production n'est pas revenue à pleine capacité. Une reprise "très progressive" des investissements est envisagée avec une baisse de 18% des montants investis en 2021 par rapport à une année normale. L'emploi reste fragile. La destruction nette de postes en 2020 en Wallonie s'est élevée à 5.500 contre une création nette de 8.000 emplois lors d'une année normale. En outre, près de 85.000 emplois se situent dans des entreprises en mauvaise posture. Quelque 99.000 personnes sont encore en chômage temporaire en Wallonie. Interrogés sur les freins à une reprise franche de leurs activités, les patrons wallons avancent les coûts salariaux et le manque de main-d'oeuvre qualifiée. Mais la lourdeur administrative est également pointée, avec notamment l'exigence de déclaration des télétravailleurs qui s'est ajoutée il y a quelques semaines. À l'échelle internationale, les États-Unis connaissent un bien meilleur rythme de vaccination que l'Europe et cela devrait clairement favoriser la relance économique de cette puissance, relève Pierre Elias. L'UWE réalise ce point conjoncturel deux fois par an. Quelque 300 chefs d'entreprise wallons ont été sondés entre le 16 et le 21 avril.