L'industrie automobile souffre des tensions commerciales, des taxes à l'importation et d'autres obstacles entraînant des coûts plus élevés. De plus, l'incertitude quant aux conséquences de ces conflits a pour conséquence des investissements moindre dans les nouvelles voitures.

D'après le cabinet d'étude de marché IHS Markit, le nombre de voitures produites dans le monde est en baisse de 6% à 88,8 millions.

Dans le même temps, les grands groupes sont obligés de mettre de côté de grosses sommes d'argent pour leurs investissements dans des modèles électriques et des voitures autonomes. Afin de maintenir leur rentabilité, les entreprises réduisent dès lors souvent leurs effectifs.

Les plus grandes restructurations ont lieu aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. Audi et Daimler, deux constructeurs automobiles majeurs de ce dernier pays, ont annoncé la semaine dernière des réorganisations synonymes de la perte de 20.000 emplois. L'été dernier, la société japonaise Nissan avait également annoncé la suppression de 12.500 postes de travail en son sein.