Deux sociétés ont décidé de s'allier pour réaliser une étude sur les conditions de travail depuis les mesures de confinement et sur l'après. La première, Wannapplay, est une actrice belge du secteur événementiel et spécialiste de la cohésion d'équipe. La seconde, Furk, est une entreprise spécialisée dans la transition managériale, basée sur l'association entre performance et bien-être au travail.
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Deux sociétés ont décidé de s'allier pour réaliser une étude sur les conditions de travail depuis les mesures de confinement et sur l'après. La première, Wannapplay, est une actrice belge du secteur événementiel et spécialiste de la cohésion d'équipe. La seconde, Furk, est une entreprise spécialisée dans la transition managériale, basée sur l'association entre performance et bien-être au travail. Leur étude se construit en deux temps : le premier s'intéresse au ressenti et à la description de la situation de travail en période de confinement. Le second aborde les craintes perçues quant à la reprise des activités. En ligne pendant 10 jours, cette enquête a collecté 353 réponses, dont 80 % de répondants belges. Attention donc, cette étude n'a pas de valeur scientifique, mais permet de se rendre compte de quelques tendances.Pour 62,6 % des répondants, le confinement a eu un impact sur la charge de travail. En effet, environ 25 % des sondés considèrent qu'il y a eu une augmentation de celle-ci. Par contre, pour 38 % d'entre eux le confinement a plutôt été synonyme de réduction. D'un autre côté, un peu plus d'un quart des sondés ont subi un changement de situation : 26,8 % des travailleurs se sont retrouvé au chômage. Pour 7,9 % d'entre eux, il s'agit d'un chômage complet alors que pour 18,9 % il s'agit d'une mise au chômage partiel.Fait pas très étonnant, une écrasante majorité s'est retrouvée en télétravail (87 %) et une petite majorité a bénéficié d'un aménagement d'horaire (56 %). De plus, pour pas mal de travailleurs, les tâches à accomplir au cours de la journée ont changé : 31 % constatent une augmentation de la charge administrative, 37 % envoient plus d'e-mails, 41 % participent à plus de réunions et 66 % communiquent davantage. Le confinement et toutes ces modifications des conditions de travail ont pu altérer les humeurs et les ressentis des travailleurs. En effet, 86 % des répondants se considèrent très autonomes, 52 % se sentent plus productifs (et donc 48 % de moins productifs), un peu plus de la moitié se sent majoritairement confiants et 14 % seulement se sentent perdus. Par contre, pour 66 % des sondés, l'accompagnement est largement insuffisant. Un peu plus d'un quart d'entre eux se sent dépassé par la situation.Du côté des manquements, les travailleurs souffrent surtout du manque de contact social avec leurs collègues. La moitié d'entre eux souffre aussi d'un manque de stratégie et de vision claire.Dans l'ordre, les travailleurs veulent surtout récupérer des contacts avec leurs clients, puis leurs collègues, avoir une vision plus claire de l'état du service, un meilleur confort matériel (pour les réunions à distance ou le travail à domicile), un aménagement des horaires de travail et enfin un meilleur suivi de la part de la hiérarchie.La plus grosse crainte des travailleurs lors de la reprise c'est de subir une surcharge de travail (66 %). De plus, environ la moitié des répondants craignent de ne pas avoir une vision globale de la part de leur entreprise. Un tiers d'entre eux craint aussi que leurs fournisseurs ne soient pas ou pas assez disponibles.