Dans le cadre de cette enquête annuelle, onze chercheurs ont examiné les rapports de rémunérations de 899 entreprises cotées en bourse. Pour la Belgique et les Pays-Bas, l'ensemble des entreprises de ce genre ont été scrutées.

D'après l'analyse, les CEO des entreprises belges cotées en bourse semblent gagner "largement moins" que leurs collègues de France, d'Allemagne, de Suisse et du Royaume-Uni. Aucune différence significative n'apparaît en revanche avec les salaires d'Europe du sud. De plus, le salaire médian (fixe + bonus + prime à long terme) a baissé l'année dernière tant dans les entreprises du Bel 20 (1.875.000 euros) que celles du Bel Mid (690.000) et du Bel Small (465.000).

"L'enquête n'a pas pour but d'être un plaidoyer en faveur d'une augmentation des salaires", assure le professeur Xavier Baeten, qui dit simplement constater que les entreprises les plus prospères rémunèrent relativement moins leur patron.

Il apparait par ailleurs que 36% des dirigeants d'entreprises sont des femmes en Belgique et que l'âge moyen des patrons est de 59 ans.

Enfin, l'enquête révèle que la rémunération du CEO est plus élevée dans les entreprises où plus de nationalités sont représentées au sein du conseil d'administration et où les dirigeants disposent d'un plus vaste réseau. Une représentation des travailleurs dans le conseil d'administration ne semble par contre n'avoir aucun impact sur la hauteur de cette rémunération.