Le gratin des brasseurs belges et européens était réuni, mardi soir, au Concert Noble à Bruxelles pour une conférence-débat à l'invitation des "Brewers of Europe". Une première pour cette organisation de lobbying qui défend les intérêts de 4.000 brasseurs en Europe et qui a rassemblé plus de 400 participants. Parmi les orateurs : Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, et le Belge Jean-François Van Boxmeer, CEO d'Heineken.

C'était l'occasion, pour les "maîtres de l'orge", de mettre en avant la contribution de leur secteur à l'économie du Vieux Continent - ils pesaient, en 2007, 111,5 milliards d'euros, soit 46 % des ventes européennes réalisées par les producteurs de boissons alcoolisées - mais aussi de faire part de leurs craintes par rapport au contexte d'austérité budgétaire.

"Depuis deux ans, les Etats ont tendance à augmenter leurs accises sur la bière, observe Pierre-Olivier Bergeron, secrétaire général des Brasseurs d'Europe. Nous craignons que les augmentations ne se généralisent." Selon un rapport commandé par la fédération à PricewaterhouseCoopers, une hausse de 20 % des accises sur la bière à l'échelon national entraînerait en effet la perte de plus de 70.000 emplois. Enorme !

Crédible ? Précisons qu'il s'agirait d'emplois directs mais surtout indirects. En outre, ce chiffre impressionnant représenterait "seulement" une baisse de 3,28 % par rapport au nombre total de postes générés par l'industrie : 131.000 directement et plus de 2 millions indirectement. L'étude montre encore que les hausses d'accises engendreraient pour les caisses des Etats un manque à gagner de 115 millions d'euros en rentrées fiscales (TVA, impôts divers) en raison d'une chute des ventes (- 3,32 %) et des charges additionnelles liées au chômage. Tout ça pour ça...

Contrairement aux Pays-Bas par exemple, la Belgique n'a pas augmenté ses accises sur la bière ces dernières années. Avec 20,50 euros versés à l'Etat par hectolitre, le royaume se situe dans la moyenne européenne. Mais personne n'est à l'abri d'un changement de politique.

S.V.D.

Le gratin des brasseurs belges et européens était réuni, mardi soir, au Concert Noble à Bruxelles pour une conférence-débat à l'invitation des "Brewers of Europe". Une première pour cette organisation de lobbying qui défend les intérêts de 4.000 brasseurs en Europe et qui a rassemblé plus de 400 participants. Parmi les orateurs : Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, et le Belge Jean-François Van Boxmeer, CEO d'Heineken.C'était l'occasion, pour les "maîtres de l'orge", de mettre en avant la contribution de leur secteur à l'économie du Vieux Continent - ils pesaient, en 2007, 111,5 milliards d'euros, soit 46 % des ventes européennes réalisées par les producteurs de boissons alcoolisées - mais aussi de faire part de leurs craintes par rapport au contexte d'austérité budgétaire."Depuis deux ans, les Etats ont tendance à augmenter leurs accises sur la bière, observe Pierre-Olivier Bergeron, secrétaire général des Brasseurs d'Europe. Nous craignons que les augmentations ne se généralisent." Selon un rapport commandé par la fédération à PricewaterhouseCoopers, une hausse de 20 % des accises sur la bière à l'échelon national entraînerait en effet la perte de plus de 70.000 emplois. Enorme !Crédible ? Précisons qu'il s'agirait d'emplois directs mais surtout indirects. En outre, ce chiffre impressionnant représenterait "seulement" une baisse de 3,28 % par rapport au nombre total de postes générés par l'industrie : 131.000 directement et plus de 2 millions indirectement. L'étude montre encore que les hausses d'accises engendreraient pour les caisses des Etats un manque à gagner de 115 millions d'euros en rentrées fiscales (TVA, impôts divers) en raison d'une chute des ventes (- 3,32 %) et des charges additionnelles liées au chômage. Tout ça pour ça...Contrairement aux Pays-Bas par exemple, la Belgique n'a pas augmenté ses accises sur la bière ces dernières années. Avec 20,50 euros versés à l'Etat par hectolitre, le royaume se situe dans la moyenne européenne. Mais personne n'est à l'abri d'un changement de politique.S.V.D.