Cette année, la liste contient 28 fonctions critiques et 72 métiers en pénurie de main d'oeuvre. Par rapport à l'année dernière, 35 nouveaux métiers y font leur apparition tandis que 23 autres n'en font plus partie. On y trouve notamment du personnel des services aux personnes et à la collectivité (coiffeurs, agents de gardiennage), du personnel de l'industrie hôtelière (cuisiniers, chefs de cuisine), des professionnels de la santé (infirmiers en soins spécialisés), du personnel de type artisanal (boulanger, pâtissier ou boucher) ou encore des cadres techniques de l'industrie (responsables de production, ingénieurs d'affaires).

Cette liste permet au Forem d'adapter son offre de formations. Sur les 273 qu'il propose, plus de 130 concernent justement des fonctions critiques. L'année dernière, 90% de ces métiers étaient couverts par une formation spécifique du Forem, contre 82% en 2017. Les membres du comité de gestion souhaitent que 9.500 personnes puissent être formées à ces métiers cette année. Le Forem organise par ailleurs des séances d'information afin de découvrir ces métiers en tension de recrutement et les formations pour y accéder. Au total, 617 séances ont été organisées en Wallonie. "Se former à un métier en pénurie représente un atout non négligeable dans sa recherche d'emploi, puisque le taux d'insertion moyen à 12 mois pour ces formations est de 73,34%", souligne-t-il.