Les 1.000 sociétés les plus bénéficiaires payent un taux d'imposition moyen de 12,6%

10/10/18 à 13:54 - Mise à jour à 13:54

Source: Belga

Les 1.000 sociétés les plus bénéficiaires de Belgique payent un taux d'imposition moyen de 12,6%, soit 5,8 milliards d'euros sur un résultat total de 45,9 milliards d'euros en 2017, selon la neuvième édition du TOP 50 des ristournes fiscales et du TOP 1.000 des bénéfices du service d'études du PTB, qui se base sur les chiffres de la Banque nationale.

Les 1.000 sociétés les plus bénéficiaires payent un taux d'imposition moyen de 12,6%

Marco Van Hees © Belga

Les 50 sociétés belges championnes de l'évitement fiscal ont par ailleurs payé un taux d'imposition moyen de 2,6%, loin des 33,99% d'application selon la législation, souligne le parti d'extrême gauche. Elles ont ainsi déboursé 444 millions d'euros d'impôts sur 16,87 milliards de bénéfices.

Dans ce palmarès, figurent de nombreuses fortunes belges, souligne le député fédéral PTB Marco Van Hees, auteur de l'étude. "Ces riches familles ne sont pas soumises à un impôt sur la fortune. Elles échappent à la nouvelle taxe sur les comptes-titres car leur patrimoine financier n'est pas détenu via un compte-titres. Et elles accumulent leur fortune dans ces sociétés holdings qui ne payent pratiquement pas d'impôts."

Le parti épingle notamment les familles Boël (via son holding Sofina), Solvay et Janssen, celles à la tête d'AB InBev, celles actionnaires de la KBC (Vlerick, Bosteels, Bostoen, etc.), Frère, celles des différents Delhaize, Lhoist-Berghmans, Huts, D'Ieteren...

"Si les entreprises du Top 50 avaient payé le taux normal, l'État belge aurait vu atterrir dans ses caisses 5,19 milliards d'euros. Et ce chiffre monte à 9,8 milliards d'euros si on prend en compte les bénéfices des 1.000 entreprises qui font le plus de bénéfices. Alors que le gouvernement Michel-De Wever répète qu'il faut travailler plus longtemps pour moins de pension, qu'il faut privatiser les services publics, qu'il faut ne plus remplacer les profs qui partent à la retraite, ... 'parce qu'il n'y a pas d'argent'", déplore encore M. Van Hees.

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