Selon Paul Dhaeyer, Bruxelles est actuellement confrontée au double phénomène de l'augmentation du nombre de faillites et d'une hausse faramineuse des sociétés dites fantômes.

"Je prends l'exemple de négriers qui collectionnent les sociétés dormantes pour y stocker leurs dettes dues aux cotisations patronales. Lorsque la dette devient trop importante, ils déposent le bilan et recommencent une autre activité ailleurs. L'idée, c'est d'empêcher en amont que cela arrive et donc de dissoudre ces sociétés avant que cela n'arrive", explique-t-il.

Il souhaite dès lors dissoudre plus vite ces sociétés et éviter des faillites sans actifs et sans réel objet afin de désengorger "son" tribunal.

Pour lutter contre ces sociétés dormantes, il entend se faire aider par toute une série de lanceurs d'alerte. Des collaborations devraient voir le jour avec le Moniteur belge, la police, le parquet, l'ONSS et la TVA qui, tous, seraient chargés de dénoncer ces coquilles vides.

Le nouveau président l'assure: c'est la fin de la récréation pour les fraudeurs.