Le total de 34,2 millions de tonnes et de 33.820 voyages chargés est plus élevé qu'en 2020 mais moins qu'en 2019. "Cette performance reste toutefois appréciable en termes absolus puisque la Wallonie se situe au cinquième rang européen en tonnage, derrière les Pays-Bas, l'Allemagne, la France et la région flamande", se félicite le SPW.

Ce transport fluvial a permis d'éviter plus de 2 millions de camions sur le réseau routier et d'économiser 120.000 tonnes de CO2.

D'après le SPW, la crise sanitaire "a indubitablement impacté" les secteurs industriels qui utilisent habituellement le réseau navigable wallon. Le confinement du premier trimestre 2021 y a ainsi provoqué une diminution du transport fluvial estimée entre 2 et 3 millions de tonnes de marchandises.

Les fortes crues de la mi-juillet dernier ont en outre nécessité la suspension de la navigation sur certaines voies d'eau, provoquant une perte évaluée à 1 million de tonnes de marchandises.

Certains chantiers de grande ampleur (modernisation de la Traversée de Tournai et rénovation du pont-canal de Ronquières) ont également nécessité des fermetures importantes. Des alternatives ont toutefois permis de limiter l'impact de ces fermetures sur la logistique fluviale, analyse encore le SPW Mobilité et Infrastructures.

Les observations permettent ensuite de constater, à partir du mois d'avril, des niveaux de trafic équivalents à la période pré-Covid.

Les statistiques de 2021 illustrent par ailleurs la décarbonation de l'industrie wallonne, à la suite notamment de la disparition de la phase à chaud: le tonnage lié aux combustibles solides et aux produits pétroliers diminue en effet depuis plusieurs années (respectivement -42% et -24% par rapport à 2017).

A l'inverse, les minéraux et matériaux de construction liés à l'industrie extractive restent de très loin la catégorie de marchandises la plus transportée sur le réseau wallon avec près de 14 millions de tonnes en 2021, soit un chiffre proche de 2020 (+1,5%).

Les produits agricoles (+14,4%), les produits chimiques (+14%) et les produits métallurgiques (+13,1%) ont, eux, connu l'an dernier des rebonds très significatifs compensant parfois largement les baisses enregistrées en 2020.

Le trafic interne a connu le rebond de trafic le plus important (+12,3%) l'an dernier par rapport et proportionnellement à 2020. Les importations (+2,5%) et le transit (+2,6%), contrairement aux exportations (-1,9%) qui ont continué à se tasser mais qui restent supérieures au volume de marchandises importées.

La part importante du trafic de transit confirme la position stratégique de la Wallonie, à la croisée des bassins français, néerlandais et flamands, conclut le SPW.

Le total de 34,2 millions de tonnes et de 33.820 voyages chargés est plus élevé qu'en 2020 mais moins qu'en 2019. "Cette performance reste toutefois appréciable en termes absolus puisque la Wallonie se situe au cinquième rang européen en tonnage, derrière les Pays-Bas, l'Allemagne, la France et la région flamande", se félicite le SPW. Ce transport fluvial a permis d'éviter plus de 2 millions de camions sur le réseau routier et d'économiser 120.000 tonnes de CO2. D'après le SPW, la crise sanitaire "a indubitablement impacté" les secteurs industriels qui utilisent habituellement le réseau navigable wallon. Le confinement du premier trimestre 2021 y a ainsi provoqué une diminution du transport fluvial estimée entre 2 et 3 millions de tonnes de marchandises. Les fortes crues de la mi-juillet dernier ont en outre nécessité la suspension de la navigation sur certaines voies d'eau, provoquant une perte évaluée à 1 million de tonnes de marchandises. Certains chantiers de grande ampleur (modernisation de la Traversée de Tournai et rénovation du pont-canal de Ronquières) ont également nécessité des fermetures importantes. Des alternatives ont toutefois permis de limiter l'impact de ces fermetures sur la logistique fluviale, analyse encore le SPW Mobilité et Infrastructures. Les observations permettent ensuite de constater, à partir du mois d'avril, des niveaux de trafic équivalents à la période pré-Covid. Les statistiques de 2021 illustrent par ailleurs la décarbonation de l'industrie wallonne, à la suite notamment de la disparition de la phase à chaud: le tonnage lié aux combustibles solides et aux produits pétroliers diminue en effet depuis plusieurs années (respectivement -42% et -24% par rapport à 2017). A l'inverse, les minéraux et matériaux de construction liés à l'industrie extractive restent de très loin la catégorie de marchandises la plus transportée sur le réseau wallon avec près de 14 millions de tonnes en 2021, soit un chiffre proche de 2020 (+1,5%). Les produits agricoles (+14,4%), les produits chimiques (+14%) et les produits métallurgiques (+13,1%) ont, eux, connu l'an dernier des rebonds très significatifs compensant parfois largement les baisses enregistrées en 2020. Le trafic interne a connu le rebond de trafic le plus important (+12,3%) l'an dernier par rapport et proportionnellement à 2020. Les importations (+2,5%) et le transit (+2,6%), contrairement aux exportations (-1,9%) qui ont continué à se tasser mais qui restent supérieures au volume de marchandises importées. La part importante du trafic de transit confirme la position stratégique de la Wallonie, à la croisée des bassins français, néerlandais et flamands, conclut le SPW.