C'est bien connu, en période de crise, le sentiment d'inégalité est exacerbé. C'est ce que redécouvrent les patrons des multinationales. En France, même le président de la République est intervenu dans le débat sur le salaire de Carlos Tavares, le patron du groupe automobile Stellantis, le nouveau du groupe Peugeot-Citroën. C'est vrai que nous étions en pleine campagne pour le second tour de la présidentielle, mais Emmanuel Macron, pourtant lui-même libéral sur la plan économique, a déclaré que le package salarial prévu pour le PDG de Stellantis était "choquant et excessif". Il est vrai qu'en tenant compte de toutes ses primes, ses stock-options et autres rémunérations variables, la rémunération totale de ce PDG allait atteindre les.... 66 millions d'euros pour l'année 2021. Même si ce PDG est sans doute l'un des meilleurs patrons du secteur automobile et qu'il a redressé ce groupe avec énormément de talent, un tel chiffre ne passe pas en France, pays de la liberté, de la fraternité et surtout de l'égalité. Mais même aux Etats-Unis, certains salaires de dirigeants de grandes entreprises ne passent plus. Pas seulement auprès des médias, du public ou des politiques. Non, auprès des actionnaires.

Ces derniers jours, coup sur coup, les actionnaires ont voté contre les rémunérations de PDG aussi connus et aussi brillants que les PDG d'Intel, le fabricant de processeurs ou du PDG de la banque JP Morgan, une star de Wall Street. Pour le patron de JP Morgan, c'est un bonus de 52 millions de dollars qui a été refusé et pour celui d'Intel, c'est une rémunération globale de 179 millions qui a été retoqué. Attention, l'avis des actionnaires est purement consultatif et la direction de l'entreprise peut passer outre ce vote, mais il indique bien que les mentalités changent. Pour être complet, il faut aussi avouer que les actionnaires de JP Morgan et d'Intel ont voté contre, car les actions de ces deux sociétés sont aussi en baisse depuis le début de l'année.

En Belgique, le débat n'a pas lieu, car les dirigeants les mieux payés gagnent en moyenne 3 millions d'euros. C'est évidemment pas mal, mais on est loin des rémunérations stratosphériques des Américains. Mais la pression est aussi présente. La période où on idolâtrait un dirigeant de grande entreprise est sans doute terminée, parce que comme le disait un observateur avisé, la création de valeur d'une entreprise provient avant tout des 10.000, 20.000 ou 50.000 salariés qui se lèvent tous les matins pour aller travailler et des milliards d'euros de capitaux investis par les actionnaires qui, eux, sont en risque". Voilà pourquoi quelqu'un comme Elon Musk ne suscite aucune discussion sur son salaire, alors qu'il est l'homme le plus riche du monde. Son argent, il le doit à lui-même, à ses idées de génie et au fait qu'il a risqué son propre argent et qu'il est parti de zéro sans l'aide de personne. Au fond, c'est la différence entre un dirigeant salarié et un dirigeant qui a fondé sa boite. Aux yeux du public, ils ne jouent pas dans la même division.

C'est bien connu, en période de crise, le sentiment d'inégalité est exacerbé. C'est ce que redécouvrent les patrons des multinationales. En France, même le président de la République est intervenu dans le débat sur le salaire de Carlos Tavares, le patron du groupe automobile Stellantis, le nouveau du groupe Peugeot-Citroën. C'est vrai que nous étions en pleine campagne pour le second tour de la présidentielle, mais Emmanuel Macron, pourtant lui-même libéral sur la plan économique, a déclaré que le package salarial prévu pour le PDG de Stellantis était "choquant et excessif". Il est vrai qu'en tenant compte de toutes ses primes, ses stock-options et autres rémunérations variables, la rémunération totale de ce PDG allait atteindre les.... 66 millions d'euros pour l'année 2021. Même si ce PDG est sans doute l'un des meilleurs patrons du secteur automobile et qu'il a redressé ce groupe avec énormément de talent, un tel chiffre ne passe pas en France, pays de la liberté, de la fraternité et surtout de l'égalité. Mais même aux Etats-Unis, certains salaires de dirigeants de grandes entreprises ne passent plus. Pas seulement auprès des médias, du public ou des politiques. Non, auprès des actionnaires.Ces derniers jours, coup sur coup, les actionnaires ont voté contre les rémunérations de PDG aussi connus et aussi brillants que les PDG d'Intel, le fabricant de processeurs ou du PDG de la banque JP Morgan, une star de Wall Street. Pour le patron de JP Morgan, c'est un bonus de 52 millions de dollars qui a été refusé et pour celui d'Intel, c'est une rémunération globale de 179 millions qui a été retoqué. Attention, l'avis des actionnaires est purement consultatif et la direction de l'entreprise peut passer outre ce vote, mais il indique bien que les mentalités changent. Pour être complet, il faut aussi avouer que les actionnaires de JP Morgan et d'Intel ont voté contre, car les actions de ces deux sociétés sont aussi en baisse depuis le début de l'année.En Belgique, le débat n'a pas lieu, car les dirigeants les mieux payés gagnent en moyenne 3 millions d'euros. C'est évidemment pas mal, mais on est loin des rémunérations stratosphériques des Américains. Mais la pression est aussi présente. La période où on idolâtrait un dirigeant de grande entreprise est sans doute terminée, parce que comme le disait un observateur avisé, la création de valeur d'une entreprise provient avant tout des 10.000, 20.000 ou 50.000 salariés qui se lèvent tous les matins pour aller travailler et des milliards d'euros de capitaux investis par les actionnaires qui, eux, sont en risque". Voilà pourquoi quelqu'un comme Elon Musk ne suscite aucune discussion sur son salaire, alors qu'il est l'homme le plus riche du monde. Son argent, il le doit à lui-même, à ses idées de génie et au fait qu'il a risqué son propre argent et qu'il est parti de zéro sans l'aide de personne. Au fond, c'est la différence entre un dirigeant salarié et un dirigeant qui a fondé sa boite. Aux yeux du public, ils ne jouent pas dans la même division.