Le profil des nomades numériques a-t-il évolué depuis le début de la pandémie?

"Jusqu'à l'année dernière, les nomades numériques étaient pour la plupart des travailleurs indépendants. En raison de la pandémie et du télétravail, cela a changé. En 2019, les deux tiers des nomades numériques américains étaient indépendants, et un tiers étaient employés par une entreprise. En 2020, environ 60% d'entre eux avaient des emplois traditionnels. On a soudain donné la liberté de voyager à des employés qui ne l'avaient pas. Ils ont été, en quelque sorte, libérés de leur lieu de travail. Aux Etats-Unis, leur nombre est passé de 7,3 millions en 2019, à 10,9 millions en 2020".

Pensez-vous que ces changements vont durer?

"Les entreprises américaines nous disent qu'elles s'attendent à ce que le nombre de télétravailleurs augmente considérablement. Ils envisagent un modèle hybride, où les employés doivent être présents au bureau de temps en temps, mais si vous devez venir au travail deux ou trois jours par semaine, ça réduit la possibilité de voyager. Nous pensons que le nombre de nomades numériques va continuer à augmenter, et que cette croissance sera majoritairement due aux employés traditionnels. La pandémie a donné à tout le monde l'envie de voyager. Selon un sondage effectué l'an dernier, 64 millions d'Américains envisagent de devenir des nomades numériques, et 9 millions prévoient concrètement de le faire. Ces deux chiffres ont augmenté seulement de 18% par rapport à 2019. Mais on sait qu'un petit pourcentage, peut-être 5 à 10%, le fera réellement".

Les pays cherchent-ils à attirer cette population ?

"De plus en plus de pays instaurent des politiques favorables aux nomades numériques, en terme de visa ou d'impôt. Les nomades numériques sont de bons touristes car ils ont un emploi, donc ils ne prennent pas de travail aux populations locales, et ils sont généralement bien payés. C'est un segment touristique attractif. La plupart des nomades numériques cherchent à construire leur clientèle dans les pays qui ont de hauts salaires tout en vivant dans un pays où le coût de la vie est faible. Dans certains lieux, comme Chiang Mai (Thaïlande), ça amène une certaine gentrification et une réaction des populations locales. C'est le schéma classique de la gentrification, et ça continuera à poser problème".

Le profil des nomades numériques a-t-il évolué depuis le début de la pandémie?"Jusqu'à l'année dernière, les nomades numériques étaient pour la plupart des travailleurs indépendants. En raison de la pandémie et du télétravail, cela a changé. En 2019, les deux tiers des nomades numériques américains étaient indépendants, et un tiers étaient employés par une entreprise. En 2020, environ 60% d'entre eux avaient des emplois traditionnels. On a soudain donné la liberté de voyager à des employés qui ne l'avaient pas. Ils ont été, en quelque sorte, libérés de leur lieu de travail. Aux Etats-Unis, leur nombre est passé de 7,3 millions en 2019, à 10,9 millions en 2020".Pensez-vous que ces changements vont durer?"Les entreprises américaines nous disent qu'elles s'attendent à ce que le nombre de télétravailleurs augmente considérablement. Ils envisagent un modèle hybride, où les employés doivent être présents au bureau de temps en temps, mais si vous devez venir au travail deux ou trois jours par semaine, ça réduit la possibilité de voyager. Nous pensons que le nombre de nomades numériques va continuer à augmenter, et que cette croissance sera majoritairement due aux employés traditionnels. La pandémie a donné à tout le monde l'envie de voyager. Selon un sondage effectué l'an dernier, 64 millions d'Américains envisagent de devenir des nomades numériques, et 9 millions prévoient concrètement de le faire. Ces deux chiffres ont augmenté seulement de 18% par rapport à 2019. Mais on sait qu'un petit pourcentage, peut-être 5 à 10%, le fera réellement".Les pays cherchent-ils à attirer cette population ?"De plus en plus de pays instaurent des politiques favorables aux nomades numériques, en terme de visa ou d'impôt. Les nomades numériques sont de bons touristes car ils ont un emploi, donc ils ne prennent pas de travail aux populations locales, et ils sont généralement bien payés. C'est un segment touristique attractif. La plupart des nomades numériques cherchent à construire leur clientèle dans les pays qui ont de hauts salaires tout en vivant dans un pays où le coût de la vie est faible. Dans certains lieux, comme Chiang Mai (Thaïlande), ça amène une certaine gentrification et une réaction des populations locales. C'est le schéma classique de la gentrification, et ça continuera à poser problème".