"La Haute cour a ordonné la liquidation de British Steel Limited. L'administrateur judiciaire officiel a été nommé comme liquidateur", a annoncé le gouvernement britannique.

Cet "administrateur judiciaire officiel" est un agent chargé d'organiser la liquidation pure et simple de l'entreprise. Cela signifie que les actifs de British Steel au Royaume-Uni vont être vendus pour payer les salariés et indemniser les fournisseurs autant que faire se peut.

Pendant ce temps, l'entreprise devrait encore tourner, "les employés seront payés et toujours sous contrat", a précisé l'administrateur officiel.

British Steel disparaîtra une fois ceci bouclé et les quelque 4.500 employés du groupe au Royaume-Uni devraient perdre leur emploi, notamment sur le site géant de Scunthorpe dans le nord-est de l'Angleterre.

Peu avant cette annonce officielle, les syndicats avaient révélé que l'entreprise allait être placée sous le régime des faillites.

"Malgré l'annonce d'aujourd'hui de placer British Steel sous un régime de faillite contrôlée par les autorités, Unite va demander à toutes les parties de se battre pour garantir l'avenir de l'entreprise", a déclaré Steve Turner, un responsable de ce syndicat dans un communiqué transmis à l'AFP. "C'est une nouvelle terrible pour les milliers de travailleurs" de British Steel au Royaume-Uni, a déploré pour sa part Tim Roache, secrétaire général du syndicat GMB.

Les syndicats ont plusieurs fois demandé au gouvernement d'intervenir en nationalisant British Steel, propriété du fonds d'investissement Greybull Capital. Le gouvernement a tenu des discussions ces derniers jours avec la direction du groupe mais elles n'ont pas abouti.

British Steel avait provoqué la surprise le 14 mai en révélant un urgent besoin d'argent frais.

Ces difficultés et finalement cette faillite interviennent au moment même où British Steel a concrétisé sa reprise de l'aciériste français Ascoval à Saint-Saulve (Nord). Les fonds promis par l'État français et par British Steel pour cette reprise ont été versés le 16 mai et l'aciérie a officiellement intégré le giron de British Steel.

Le site du sidérurgiste à Saint-Saulve, dans le nord de la France, récemment racheté à Ascoval, n'est pas concerné par la procédure de liquidation, a assuré le ministère français des Finances.

British Steel est né du rachat de la division européenne de produits longs du géant indien Tata Steel (rails, section de construction) au printemps 2016 par le fonds d'investissement Greybull Capital.

Le groupe se concentre sur la niche des produits longs, dont la demande est forte notamment dans le secteur ferroviaire et de la construction. La SNCF française et Network Rail, le propriétaire du réseau britannique, sont parmi ses clients les plus importants.

Greybull a misé sur la sidérurgie européenne malgré l'afflux dans cette zone géographique de masses d'acier à prix cassé importé de Chine et alors que les repreneurs de sites en difficulté ne se bousculent pas. Il a choisi en outre de bâtir un groupe européen à partir du Royaume-Uni en pleine incertitude sur le Brexit, avec à la clé des échanges potentiellement moins fluides avec le continent.

Les problèmes rencontrés par British Steel tombent au mauvais moment pour la sidérurgie britannique, sous le coup de l'échec de la fusion entre les activités européennes du géant indien Tata et l'allemand Thyssenkrupp.

"La Haute cour a ordonné la liquidation de British Steel Limited. L'administrateur judiciaire officiel a été nommé comme liquidateur", a annoncé le gouvernement britannique. Cet "administrateur judiciaire officiel" est un agent chargé d'organiser la liquidation pure et simple de l'entreprise. Cela signifie que les actifs de British Steel au Royaume-Uni vont être vendus pour payer les salariés et indemniser les fournisseurs autant que faire se peut. Pendant ce temps, l'entreprise devrait encore tourner, "les employés seront payés et toujours sous contrat", a précisé l'administrateur officiel. British Steel disparaîtra une fois ceci bouclé et les quelque 4.500 employés du groupe au Royaume-Uni devraient perdre leur emploi, notamment sur le site géant de Scunthorpe dans le nord-est de l'Angleterre. Peu avant cette annonce officielle, les syndicats avaient révélé que l'entreprise allait être placée sous le régime des faillites. "Malgré l'annonce d'aujourd'hui de placer British Steel sous un régime de faillite contrôlée par les autorités, Unite va demander à toutes les parties de se battre pour garantir l'avenir de l'entreprise", a déclaré Steve Turner, un responsable de ce syndicat dans un communiqué transmis à l'AFP. "C'est une nouvelle terrible pour les milliers de travailleurs" de British Steel au Royaume-Uni, a déploré pour sa part Tim Roache, secrétaire général du syndicat GMB. Les syndicats ont plusieurs fois demandé au gouvernement d'intervenir en nationalisant British Steel, propriété du fonds d'investissement Greybull Capital. Le gouvernement a tenu des discussions ces derniers jours avec la direction du groupe mais elles n'ont pas abouti. British Steel avait provoqué la surprise le 14 mai en révélant un urgent besoin d'argent frais. Ces difficultés et finalement cette faillite interviennent au moment même où British Steel a concrétisé sa reprise de l'aciériste français Ascoval à Saint-Saulve (Nord). Les fonds promis par l'État français et par British Steel pour cette reprise ont été versés le 16 mai et l'aciérie a officiellement intégré le giron de British Steel. Le site du sidérurgiste à Saint-Saulve, dans le nord de la France, récemment racheté à Ascoval, n'est pas concerné par la procédure de liquidation, a assuré le ministère français des Finances. British Steel est né du rachat de la division européenne de produits longs du géant indien Tata Steel (rails, section de construction) au printemps 2016 par le fonds d'investissement Greybull Capital. Le groupe se concentre sur la niche des produits longs, dont la demande est forte notamment dans le secteur ferroviaire et de la construction. La SNCF française et Network Rail, le propriétaire du réseau britannique, sont parmi ses clients les plus importants. Greybull a misé sur la sidérurgie européenne malgré l'afflux dans cette zone géographique de masses d'acier à prix cassé importé de Chine et alors que les repreneurs de sites en difficulté ne se bousculent pas. Il a choisi en outre de bâtir un groupe européen à partir du Royaume-Uni en pleine incertitude sur le Brexit, avec à la clé des échanges potentiellement moins fluides avec le continent. Les problèmes rencontrés par British Steel tombent au mauvais moment pour la sidérurgie britannique, sous le coup de l'échec de la fusion entre les activités européennes du géant indien Tata et l'allemand Thyssenkrupp.