Cette semaine sera cruciale pour la 99e édition du Salon de l'Auto (Brussels Motor Show). Les dirigeants du salon vont présenter aux exposants les modalités envisagées concernant son organisation. " Nous leur expliquerons différents scénarios, explique Pierre Lalmand, directeur du l'événement. Nous pourrions être le premier salon à rouvrir. " Paris a renoncé cette année, et Genève passera son tour en janvier prochain. Celui de Bruxelles conservera les dates prévues, du 15 au 24 janvier 2021. Tous les importateurs ont maintenu leur participation au...

Cette semaine sera cruciale pour la 99e édition du Salon de l'Auto (Brussels Motor Show). Les dirigeants du salon vont présenter aux exposants les modalités envisagées concernant son organisation. " Nous leur expliquerons différents scénarios, explique Pierre Lalmand, directeur du l'événement. Nous pourrions être le premier salon à rouvrir. " Paris a renoncé cette année, et Genève passera son tour en janvier prochain. Celui de Bruxelles conservera les dates prévues, du 15 au 24 janvier 2021. Tous les importateurs ont maintenu leur participation au salon bruxellois, sauf Hyundai, qui s'est ravisé, et un autre importateur, et ce pour des raisons extérieures au Covid. Les options explorées, qui tiennent compte des règles imposées par le Covid, envisagent une visite organisée par vagues pour respecter la distanciation sociale, le pré-achat des tickets d'entrée sur Internet, une approche dynamique où les visiteurs seront assis et les véhicules en mouvement, etc. L'idée est de marier l'approche physique et digitale, tout en favorisant l'interaction avec les concessionnaires. Dans tous les cas, la fréquentation sera inférieure à celle qui fait du salon le premier du pays, à savoir 500.000 personnes. " Il y aura moins de visiteurs, aussi moins de touristes ", indique Pierre Lalmand. Les exposants sont de toute façon moins intéressés par les visiteurs qui viennent sur le stand par pure curiosité que par ceux qui ont l'intention d'acheter une voiture. Les exposants étaient déjà demandeurs d'une approche plus " qualitative ". Le Salon de l'Auto est un événement crucial pour le secteur, qui engrange un quart des ventes de l'année dans le mois au cours duquel il est organisé, dopées par les promo- tions " Salon ". S'en priver pourrait entraîner un étalement des ventes à un moment où l'automobile souffre, comme d'autres secteurs. Le recul des immatriculations pour 2020 pourrait atteindre les 25%, un coup de boost à partir de janvier serait bienvenu. Febiac, qui organise l'événement, tire aussi des recettes importantes du salon. Elles financent la fédération et représentent une bonne partie de ses 15 millions d'euros de recettes annuelles. L'association a toutefois des réserves pour affronter les années difficiles (environ 30 millions d'euros de résultats reportés). Les organisateurs estiment pouvoir s'adapter rapidement selon l'évolution de la pandémie, assurent-ils. " Nous travaillons de concert avec Brussels Expo, les ministres compétents - dont Nathalie Muylle, ministre fédérale de l'Economie et des Consommateurs -, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles et Nathan Clumeck, professeur émérite en maladies infectieuses à l'ULB et au CHU Saint-Pierre ", rassure Pierre Lalmand.